FORUM APOCALYPSE NEWS - PROPHETIES POUR NOTRE TEMPS

Ce Forum Catholique a pour but de commenter nos temps actuels, à la lecture des prophéties de la Bible, du livre de Daniel et de l’Apocalypse de St Jean, en les comparant avec les prophéties modernes.
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

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Anne-Marie

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 3 Jan 2018 - 0:04











Voilà pendant des heures j'ai lutté contre le troublion qui comme autrefois a pété les plombs sur le forum de la paix à cause du Nom de Jésus justement qui concerne mon poste car c'est le Très Saint Nom de JESUS que nous fêtons en l'Eglise !

Si j'ai fait les captures morceaux par morceaux, c'est parce que ce pauvre hère fausser le poste au fur et à mesure que je le corrigeais à d'autres endroit tant et si bien que cela donne le poste ci-dessus. il a ajouté : "[url]" au lien de Saint Hénok pour que cela donne ceci :




Pour que cela fasse pareil que sur mon Forum : http://forumdeprieres.forumsactifs.com/t17583p150-donne-nous-notre-pain-de-ce-jour-vie-parole-de-dieu#67805





C'est ce je vais poster ici et sur mon Forum.
http://revelation-apoc-key.forumactif.com/t714p25-donne-nous-notre-pain-de-ce-jour-vie-parole-de-dieu#1938
http://forumdeprieres.forumsactifs.com/t17583p150-donne-nous-notre-pain-de-ce-jour-vie-parole-de-dieu#67805

Il n'y a que ce "dégât" sur mon poste car je corrigeais sur les 2 forums à la fois et j'ai pu "envoyer" sur mon forum et donc ici aussi il a sciemment fait la même erreur : pauvre frère musulman à quoi il est rendu pour mettre en oeuvre ses menaces c'est une vraie terreur "intérieure" dont j'ai hérité ! ............ Il faut le garder dans nos prières pour que Jésus touche son coeur et le guérisse. Bien sûr il a continué de loin en loin à intervenir sur mes postes  mais de façon plus légère mais voilà qu'aujourd'hui il était "déchainé, c'est l'effet que fait le seul fait que je poste pour la fête du Très Saint Nom de Jésus.

C'est Saint Paul qui disait qu'il avait une épine plantée dans sa chair, un suppôt de satan que Dieu avait permis pour son humilité ! Eh oui tous les terroristes de quelles religions que ce soit sont des possédés sans aucun doute le père Hamel ne s'y est pas trompé, lui ! Dieu est Amour et ceux qui sont amis de Jésus vraiment n'agissent pas de la sorte...




Il a effacé la parole de Dieu que j'avavais posté ici et le fil tout entier !

J'ai fait la capture d'écran de ce poste
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Anne-Marie

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 3 Jan 2018 - 2:18











Voilà pendant des heures j'ai lutté contre le troublion qui comme autrefois a pété les plombs sur le forum de la paix à cause du Nom de Jésus justement qui concerne mon poste car c'est le Très Saint Nom de JESUS que nous fêtons en l'Eglise !

Si j'ai fait les captures morceaux par morceaux, c'est parce que ce pauvre hère fausser le poste au fur et à mesure que je le corrigeais à d'autres endroit tant et si bien que cela donne le poste ci-dessus. il a ajouté DES LIENS : aux liens des Saints pour que cela donne ceci :







Pour que cela fasse pareil que sur mon Forum : http://forumdeprieres.forumsactifs.com/t17583p150-donne-nous-notre-pain-de-ce-jour-vie-parole-de-dieu#67805



Il a fait cela en fait :







Je sais que c'est tordu comme agissement mais la personne qui se fait passer pour un mystique musulman est sérieusement pertubée et cela ne se voit pas à l'oeil nu comme tous les perturbés comme lui nous avons aussi des cas de mystiques dans le catholicisme qui dérapent et font des choses pas très cathos et qui peuvent être dangereux quand on les contrarie dans ce qu'ils ou qu'elles estiment être une mission divine. C'est je pense son cas !
Je ne suis pas la seule personne ces derniers temps à qui il s'en prend et
ces personnes pensent aussi qu'il est dangereux. les cas comme lui s'avèrent l'être souvent




C'est ce je vais poster ici et sur mon Forum.
http://revelation-apoc-key.forumactif.com/t714p25-donne-nous-notre-pain-de-ce-jour-vie-parole-de-dieu#1938
http://forumdeprieres.forumsactifs.com/t17583p150-donne-nous-notre-pain-de-ce-jour-vie-parole-de-dieu#67805
https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9noch

Il n'y a que ce "dégât" sur mon poste car je corrigeais sur les 2 forums à la fois et j'ai pu "envoyer" sur mon forum et donc ici aussi il a sciemment fait la même erreur : pauvre frère musulman à quoi il est rendu pour mettre en oeuvre ses menaces c'est une vraie terreur "intérieure" dont j'ai hérité ! ............ Il faut le garder dans nos prières pour que Jésus touche son coeur et le guérisse. Bien sûr il a continué de loin en loin à intervenir sur mes postes mais de façon plus légère mais voilà qu'aujourd'hui il était "déchainé, c'est l'effet que fait le seul fait que je poste pour la fête du Très Saint Nom de Jésus.

C'est Saint Paul qui disait qu'il avait une épine plantée dans sa chair, un suppôt de satan que Dieu avait permis pour son humilité ! Eh oui tous les terroristes de quelles religions que ce soit sont des possédés sans aucun doute le père Hamel ne s'y est pas trompé, lui ! Dieu est Amour et ceux qui sont amis de Jésus vraiment n'agissent pas de la sorte...


Sur le forum d'hercule il a carrément supprimé le fil en entier de la Parole de Dieu.
J'ai fait la capture d'écran de ce poste
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Anne-Marie

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 4 Jan 2018 - 5:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 03 janvier 2018 : Le mercredi du temps de férie de Noël









Prière avant la lecture

Répandez sur nous, Seigneur,
l'esprit d'intelligence et d'amour
dont vous avez rempli sainte Geneviève, votre servante,
pour qu'attentifs à vous servir et cherchant à lui ressembler,
nous obtentions par son intercession dans le ciel,
de vous plaire sur la terre par notre foi, et toute notre vie.
Par Jésus-Christ, votre Fils unique, notre Seigneur et notre Dieu
qui vit et règne avec vous, dans l'unité du Saint-Esprit.
Pour les siècles des siècles.
- Amen






Homélie :

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.

Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël.Nous fêtons le Saint Nom de Jésus et nous demandons à Marie d’entrer dans la connaissance de ce Saint Nom. C’est par lui que nous sommes sauvés, que les Apôtres reçurent la grâce et la Sagesse. Personne n’a jamais vu Dieu et Jean Baptiste déclare : "Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde." Dieu habite une lumière inaccessible, que nul d’entre les hommes n’a vue, ni ne peut voir. Jésus, en parlant des petits et des pauvres dira : "Leurs anges voient sans cesse la face de mon Père." A la Résurrection, les hommes verront l’Agneau de Dieu, lorsqu’Il apparaîtra, et alors nous Lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’Il est. Fêter le Saint Nom de Jésus, c’est, dans l’Esprit Saint, être introduit dans l’intimité de Dieu comme Marie. Selon un mode éminent, par grâce, elle entre dans une lumière unique de contemplation : Tu l’appelleras "Jésus", Dieu sauve. Dans son cœur de mère, elle entre dans l’intelligence d’un Amour totalement nouveau.

Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. »

Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Jean Baptiste voyait toutes les réalités créées, toutes les personnes de son entourage, il voit Jésus maintenant, et il en est étonné, "je ne le connaissais pas." Jean Baptiste désire maintenant le connaître, "lui qui doit être manifesté à Israël." Dieu se cache derrière toutes les réalités et l’intelligence recherche comment le connaître. Son désir naturel reste insatisfait tant qu’il ne voit pas et ne connaît pas qui est Dieu. A Noel, Marie verra Jésus corporellement. Cette vision corporelle lui donne de saisir Dieu qui est incorporel et immatériel ; Dieu est esprit, ceux qui l’adorent, "c’est en esprit et en vérité qu’ils doivent l’adorer." "Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu," dit Jésus. Marie entre dans le "rayonnement de la gloire de Dieu." Jésus, son enfant divin, l’introduit dans le mystère de Dieu telle qu’elle peut l’accueillir. Si Jean Baptiste dit qu’il "ne le connaissait pas," en elle-même, Marie, sa mère, le connaît comme une mère connaît son enfant. Elle est Immaculée, elle est purifiée des passions corporelles et libérée des affections terrestres, elle peut s’élever dans la Contemplation de la vérité et goûter combien le Seigneur est doux.

Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Jean le Baptiste voit l’Esprit descendre du ciel, comme une colombe, et demeurer sur Jésus. Il "comprend" la réalité de Jésus par un Autre, l’Esprit Saint. Dieu, infini dans la puissance de son Amour est "connu" par Marie sa mère d’une manière unique, comme une mère connaît son enfant. "L’Esprit Saint viendra sur toi," lui est-il dit à l’Annonciation. Dieu est grand, Il surpasse tout et il vient nous sauver par Jésus qui nous enseigne la Sagesse. Jésus, étant le Fils unique, connaît le Père : "Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils d’une manière unique, avant tous les autres, aujourd’hui je t’ai engendré." Marie entre dans le secret du Père avec Jésus qui transcende toute puissance et toute connaissance. Dieu, infiniment cachée dans son Amour est donné à Marie pour qu’il soit notre Sauveur. Dépassant la capacité de l’intelligence créée de Marie, l’Esprit Saint qui connaît les choses de Dieu le manifeste à Marie. "Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler." Jésus Sauveur, vrai Dieu et vrai homme, apporte la guérison à l’humanité par la connaissance de son Nom.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la connaissance du Nom de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein] (1891-1942),
carmélite, martyre, copatronne de l'Europe

Les Noces de l'Agneau, 14/9/1940 (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 259


« Voici l'Agneau de Dieu »

Dans l'Apocalypse, l'apôtre Jean voit « un Agneau ; il se tenait debout et il était comme immolé » (Ap 5,6)... Au bord du Jourdain, Jean le Baptiste avait désigné Jésus comme « l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». L'apôtre Jean avait alors compris cette parole, et il comprenait maintenant cette image. Celui qui marchait autrefois sur les bords du Jourdain et qui s'était maintenant montré à lui « en vêtement blanc, avec des yeux de flamme » et avec l'épée du juge, lui « le Premier et le Dernier » (Ap 1,13-17), il avait accompli en vérité tout ce qu'esquissaient en symbole les rites de l'ancienne Alliance.

Lorsque au jour le plus saint et le plus solennel de l'année le grand prêtre pénétrait dans le Saint des Saints, le lieu terriblement saint de la Présence divine, il avait pris auparavant deux boucs : l'un pour le charger des péchés du peuple afin qu'il les emporte au désert, l'autre pour asperger de son sang la tente et l'arche d'alliance (Lv 16). C'était le sacrifice pour le péché offert pour le peuple... Ensuite il sacrifiait un holocauste pour lui et pour tout le peuple et faisait brûler entièrement les restes de la victime d'expiation... C'était un jour solennel et saint que ce jour de la Réconciliation...

Mais qu'est-ce qui avait donc réalisé la réconciliation ? Ce n'était pas le sang des animaux immolés ni le grand prêtre de la descendance d'Aaron, comme saint Paul l'a dit dans sa lettre aux Hébreux (ch. 8-9). C'était l'ultime sacrifice de réconciliation, celui qui était préfiguré dans tous les sacrifices prescrits par la Loi, et c'était « le grand prêtre selon l'ordre de Melchisédech » (Ps 110,4)... Il était aussi le véritable Agneau pascal à cause duquel l'ange exterminateur passait son chemin devant les maisons des Hébreux alors qu'il frappait les Égyptiens (Ex 12,23). Le Seigneur lui-même l'avait donné à entendre à ses disciples quand il a mangé l'agneau pascal avec eux pour la dernière fois et s'est donné ensuite lui-même à eux en nourriture.















Dernière édition par Anne-Marie le Lun 8 Jan 2018 - 21:02, édité 10 fois
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Anne-Marie

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 4 Jan 2018 - 7:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



Jeudi 04 janvier 2018 : Le jeudi du temps de férie  de Noël




Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.

LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »

Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Cet Évangile est pour nous une grâce d’espérance, car elle garde la fraîcheur des commencements. C’est l’appel des premiers disciples de Jésus. C’est par le regard de Jean le Baptiste que tout commence. Il voit Jésus qui passe, il le suit des yeux, et il dit tout haut : « Voici l’Agneau de Dieu ! » André et l’autre disciple comprennent qu’une page est tournée, que le relais est pris. Jésus, l’Agneau de Dieu, l’Agneau pascal de la vraie délivrance, va enfin faire disparaître le mal dans le monde. Cet Agneau sera vainqueur de tout mal, de la mort et de l’enfer. Le monde a tant besoin de cet amour vainqueur pour être délivré. C’est parce que le Verbe s’est fait chair et que le cœur de Marie l’a reçu que nous sommes sauvés. Le chemin de l’Amour s’est ouvert désormais pour tous. C’est dans la prière qu’il se laisse découvrir ! Un cœur a besoin d’un autre cœur pour se donner et demeurer dans l’Amour. C’est dans le cœur de Jésus que nous trouvons la vie nouvelle. C’est pour nous une joie d’entrer dans ce nouvel Amour et d’y demeurer. Cet Amour de Dieu se donne aussi dans l’amour des frères qui rayonne l’Amour infini de Dieu.

"Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. »

Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André et l’autre disciple pressent le pas et se mettent à suivre Jésus qui se retourne. Nous sommes dans l’histoire de toute vocation, de l’appel par lequel un jour ou l’autre, nous avons perçu Jésus qui se donne à rencontrer. Jésus ne s’impose pas, il passe, et les deux disciples ont commencé à le suivre avant de commencer vraiment à l’aimer. Ils ont trouvé sur leur route Jean- Baptiste, un témoin qui est un vrai croyant, inconditionnel, du Royaume de Dieu. Jean- Baptiste a ouvert un « chemin d’Espérance, » il est le « premier » maître qui indique Jésus du doigt. Les deux disciples se sont mis en marche pour aller plus loin et plus profondément à sa suite, Jésus est à l’œuvre dans leur vie. Derrière l’appel de ces disciples se cache notre propre appel à demeurer dans l’amour de Jésus. Jésus leur dit : Venez et vous verrez. C’est de nous maintenant dont il s’agit, notre relation à Dieu s’en trouve revivifiée. Commence alors pour nous un chemin de prière, d’adoration, d’oraison si nécessaire à cette nouvelle Vie. « Ils demeurèrent avec Lui. » Cette école d’oraison, d’adoration, de contemplation a besoin d’un temps réel. « Ils l’accompagnèrent et ils virent ou Il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour là. »

André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.

André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas ce qui veut dire : Pierre André prend la parole : « Nous avons trouvé le Messie. » Quelque chose se construit à partir de ce qui a été reçu ensemble et qui a été vécu de manière personnelle. Par sa parole, André (avec l’autre disciple) se sent autorisé à proposer une invitation à son frère Simon : « Nous avons trouvé le Messie. » C’est la parole qui conforte ceux qui se risquent dans la nouveauté. Il faudra du temps pour écouter Jésus, il faudra que les rencontres deviennent fréquentes. Que toute la vie devienne rencontre quotidienne avec Jésus. C’est lors du dernier souper, que solennellement Jésus leur dira : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés : demeurez dans mon amour. Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, tout comme moi, en gardant les commandements de mon Père, je demeure en son amour. »


Citation :
Nous demandons la grâce de retrouver notre premier Amour pour contempler l’Agneau de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Jean, n°19


« Jésus posa son regard sur lui et dit : ‘Tu t'appelleras Képha’
(ce qui veut dire : Pierre) »

« Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras désormais Céphas, c'est-à-dire Pierre »... Voilà le nom que le Christ donne à Simon. Quant à Jacques et son frère, il les appellera « Fils du tonnerre » (Mc 3,17). Pourquoi ces changements de nom ? Pour montrer que lui, Jésus, est le même que celui qui avait établi l'ancienne alliance, qui avait déjà changé le nom d'Abram en Abraham, celui de Saraï en Sara, et celui de Jacob en Israël (Gn 17,5s ;32,29). Il avait aussi donné leur nom à plusieurs personnes au moment de leur naissance : Isaac, Samson, les enfants d'Isaïe et d'Osée...

     Aujourd'hui, nous avons un nom bien supérieur à tous les autres ; c'est le nom de « chrétien » ; le nom qui fait de nous enfants de Dieu, amis de Dieu, un même corps avec lui. Y a-t-il un autre nom qui pourrait plus nous rendre ardents dans les vertus, nous remplir de zèle, nous pousser à faire le bien ? Gardons-nous bien de faire quoi que ce soit d'indigne de ce nom si grand et si beau, lié au nom de Jésus Christ lui-même. Ceux qui portent le nom d'un grand chef militaire ou d'un personnage illustre se considèrent honorés et font tout pour en rester dignes. Combien plus, nous qui tirons notre nom non d'un général ou d'un prince de cette terre, ni même d'un ange, mais du roi des anges, combien plus devons-nous être prêts à tout perdre, même notre vie, pour l'honneur de ce saint nom ?




 
 
 
 
 
 
 
 

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 8 Jan 2018 - 21:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 5 JANVIER 2018 : Le vendredi du temps de férie de Noël

Les saints du jour (Vendredi 5 JANVIER)

Saint Télesphore Pape (8 ème) de 125 à 136 et martyr (+ 136)

Sainte Synclétique, Fondatrice du monachisme féminin (4ème s.)

Saint Édouard III le Confesseur, Roi d'Angleterre (1002-1066).

Saint Gerlac Ermite à Houthem (+ 1170)

Saint Charles de Saint André Houben, Prêtre Passionniste (1821-1893).

Sainte Geneviève Torres Morales, Fondatrice de la Congrégation des « Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus et des Saints Anges » (1870-1956).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le lendemain, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. »

Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Jésus, quand il paraît, provoque et réveille l’attente de Dieu dans le cœur de chacun. « Suis-moi, » avait-il dit à Philippe. Comme il est bon de relire les premiers récits de vocation des apôtres. Chaque détail compte. Par ces récits s’exprime l’essentiel de la relation à Dieu qui ne cesse d’appeler l’humanité à sa suite. Quelque chose de vital bouleverse la vie de Philippe ! Un coup de foudre est l’expression qui dit bien ce qui se passe. C’est un attachement nouveau qui est donné à Philippe qui suivra désormais Jésus ! Philippe rencontre Nathanaël, un homme qui réfléchit. Philippe appelle Nathanaël qui réagit à son affirmation. Philippe s’adresse au futur disciple comme Jésus : « Viens et vois. » C’est avec la fougue d’un conquérant que Philippe appelle son ami. Ce sera ensuite un processus d’intériorisation qui sera à l’œuvre. Un groupe s’est constitué autour de lui qui décide de le suivre.

« Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. »

Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? »Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Jésus a ravivé le désir le plus profond de connaître Dieu dans le cœur de Nathanaël. En présence de Jésus, les objections de Nathanaël tombent : « Seigneur, tu es le Fils de Dieu, c’est toi le roi d’Israël. » Nathanaël vit une rencontre avec le Maître. C’est un regard porté au plus profond de l’être de Nathanaël par Jésus : « Comment me connais-tu ? lui dit-il. » La réponse de Jésus est essentielle ; « Quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Un nouvel espace relationnel se crée entre eux. Jésus, visage de Dieu au milieu de nous, transfigure le visage de l’humanité. Pour l’humanité qui était dans la nuit et le froid, il y a désormais une possibilité de se réchauffer, de se réjouir. Aujourd’hui encore se reproduit le don de la vie dans les communautés. L’Esprit Saint unit et transforme les « frères » qui témoignent de Jésus.

« Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »

Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. » Le désir le plus profond de la nature humaine, c’est de voir et de connaître son Créateur, d’entrer en relation avec lui. Avec Jésus, une nouvelle promesse de vie est faite à l’humilité. L’appel de l’Ange à Marie, celui des premiers disciples, le nôtre est dans cette humilité. Une Parole suffit et le feu de l’Amour prend, il se répand. Le début de la prédication commence aussi par la reconnaissance du ciel venu sur la terre. Marie, après sa rencontre avec l’ange, a été la première à reconnaître Jésus et à édifier avec lui la communauté de la sainte famille où l’on s’aime en vérité. Jésus qui aime est dans la vie éternelle, il nous fera passer de la mort à la vie par sa Passion. Il donne sa vie pour nous sauver. Il nous permet encore de donner notre vie pour nos frères. Avec lui, nous reconnaissons que nous sommes dans la vérité de Dieu à l’amour que nous avons les uns aux autres.


Citation :
Nous demandons à Jésus de nous convertir à l’Amour pour nous aimer les uns les autres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
2e Hymne pour l'Épiphanie, § 15-18 (trad. SC 110, p. 289s. rev.)

Jésus, Sauveur

Levons tous les yeux vers le Seigneur qui est aux cieux, en nous écriant comme le prophète : « Celui qui a été vu sur la terre, celui-là est notre Dieu qui, par un effet de sa volonté, a conversé avec les hommes » (Ba 3,38)... Celui qui s'est montré aux prophètes sous diverses apparences, celui qu'Ézéchiel a contemplé sous un aspect d'homme sur un char de feu (1,26), et que Daniel a vu Fils d'homme et Ancien des jours, vieux et jeune à la fois (7,9.13), proclamant en lui un seul Seigneur, c'est lui qui est apparu et qui a tout illuminé.

Il a dissipé la nuit sinistre ; grâce à lui tout est midi. Sur le monde a resplendi la lumière sans soir, Jésus notre sauveur. Le pays de Zabulon est dans l'abondance et imite le paradis, car « le torrent des délices l'abreuve » (Ps 35,9) et sourd en lui un courant d'eau toujours vive... Dans la Galilée nous contemplons « la source d'eau vive » (v. 10), celui qui est apparu et qui a tout illuminé.

Moi aussi, je te verrai donc, Jésus, illuminer mon esprit et dire à mes pensées : « Vous qui avez toujours soif, venez à moi et buvez » (Jn 7,37). Arrose ce cœur humilié que ma course errante a brisé. Elle l'a consumé de faim et de soif : faim non de nourriture, soif non de boisson, mais d'écouter la parole de l'Esprit (Am 8,11)... C'est pourquoi il gémit tout bas, en attendant ton jugement, toi qui es apparu et qui as tout illuminé...

Donne-moi un signe clair, purifie mes fautes cachées, car mes blessures secrètes me minent... Je tombe à tes genoux, Sauveur, comme la femme avec des pertes de sang. Moi aussi, je saisis ta frange en disant : « Si seulement j'arrive à la toucher, je serai sauvé » (Mc 5,28). Ne rends pas vaine ma foi, toi le médecin des âmes ; je te trouverai pour mon salut, toi qui es apparu et qui as tout illuminé.











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 8 Jan 2018 - 21:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 6 JANVIER 2018 : Le samedi du temps de férie de Noël

Les saints du jour (Samedi 6 JANVIER)

Saint André Corsini, Carme italien, Évêque de Fiesole (1302-1373).

Saint Charles (Carlo) de Sezze, Frère Lai Franciscain o.f.m., stigmatisé, Patron de la ville de Sezze (1613- † 1670).

Sainte Raphaëlle-Marie Porras y Ayllon, Vierge et Fondatrice de la
Congrégation « Ancelles du Sacré-Cœur » (1850-1925).


Saint André Bessette Frère convers canadien (1845 - + 1937)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jean proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales."

Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » La prédication de Jean Baptiste suscite en Israël un formidable élan de conversion. Tous ceux et celles qui se décidaient à changer de vie, et à faire à Dieu toute sa place, venaient se plonger dans les eaux du Jourdain en signe de renouveau intérieur. Jésus a voulu rejoindre son peuple dans sa foi et sa confiance en Dieu. Bien que sans péché, il est venu se faire baptiser par Jean. Il a inauguré sa vie publique par cet acte d’humilité et de solidarité avec l’humanité qu’il venait sauver. Le baptême de Jésus annonce notre baptême. Dans sa mort et sa Résurrection, il nous donnera la vie. Devenir croyants dans le Christ, c’est croire que Dieu existe et qu’il agi par son Fils Jésus Christ venu parmi nous. « C’est lui, dit Jean, qui est venu par l’eau et le sang, Jésus Christ, non pas avec l’eau seulement, mais avec l’eau et le sang. » Jean Baptiste a exulté sous le souffle de l’Esprit Saint, dés le sein de sa mère. Marie, la mère de Jésus, est la première créature de Dieu a être baptisée intérieurement dans l’Esprit Saint. Par avance, dans son Immaculée Conception, elle a reçu de Dieu un Don incomparable, pour être la Mère du Verbe Incarné.

"En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain."

Jésus est venu par l’eau de son Baptême, nous montrer sa solidarité avec nous, pauvres pécheurs, et nous prouver son amour par l’eau et le sang qui ont jailli sur la croix de son côté ouvert par la lance du soldat. Cette eau et ce sang n’ont été versés qu’une fois. Ils continuent de jaillir chaque jour dans l’Église, car ils préfiguraient l’eau de notre baptême et le sang de la coupe de nos Eucharisties. L’Esprit Saint témoigne que tout le mystère de Jésus nous sauve, de Noël au Cénacle, du Baptême à la Croix. Le nouveau Jourdain dans lequel nous sommes baptisés, c’est le Fleuve d’eau vive qui a jailli pour nous du coté de Jésus mort. Baptisés dans le Feu de l’Esprit Saint, nous devenons saints, irréprochables sous son regard. Le mal, la mort, la haine, sont engloutis par la Vie d’Amour du Cœur de notre Dieu. Jésus, descendant au plus profond de nos ténèbres, nous sauve en mourant sur la Croix. C’est le mouvement même dans lequel Il rend gloire à Dieu, car le péché de l’humanité est le rejet de Dieu. L’humanité est introduite dans la demeure de Dieu alors que nous sommes encore pécheurs. Nous retrouvons ce mystère dans l’Eucharistie, mystère de Jésus qui nous a aimés jusqu’à donner sa vie pour nous. Il a versé la dernière goutte de son Sang pour nous sauver.

"Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Jésus descend dans les ténèbres de notre péché, pour nous régénérer. C’est la venue de Jésus dans notre chair humaine, grâce à l’Immaculée. Le même Esprit Saint qui a couvert Marie de son ombre, forme une humanité nouvelle par le baptême. Jésus entend le Père lui parler, l’Esprit Saint descend sur lui, c’est la Trinité sainte qui se manifeste à nous. Le mystère de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, commence à se révéler. Nous vivons cette grâce filiale dés que nous nous laissons faire par Dieu. Cherchons la route de l’humilité, et vivons une vraie solidarité avec nos frères. La colombe est le symbole de la Paix qui est redonnée à l’humanité. Pour que Dieu prenne Corps dans notre humanité, Marie a été « plongée » dans l’Amour Infini de Dieu dés l’origine de son existence. L’Esprit Saint continue à venir chez nous pour que l’Amour infini de Dieu règne dans notre cœur.


Citation :
Nous demandons la grâce de contempler le Mystère du baptême de Jésus et de rendre grâce pour cette régénération de l’humanité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
Lettre 31 ; PL 54, 791 (trad. Orval)

« Table des origines de Jésus Christ »

Il ne sert à rien de dire que notre Seigneur, fils de la Vierge Marie, est vraiment homme, si on ne croit pas qu'il l'est de la manière que proclame l'Évangile. Lorsque Matthieu nous parle de la « généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham », il dessine, à partir de l'origine de l'humanité, la lignée des générations jusqu'à Joseph à qui Marie était fiancée. Luc, au contraire, remonte les degrés successifs pour aboutir au commencement du genre humain, et il montre ainsi que le premier et le dernier Adam sont de la même nature (3,23s).

Il était possible, certes, à la Toute-puissance du Fils de Dieu de se manifester pour l'instruction et la justification des hommes de la même manière qu'il était apparu aux patriarches et aux prophètes sous une forme charnelle ; par exemple, lorsqu'il luttait avec Jacob (Gn 32,25) ou qu'il engageait une conversation avec Abraham, acceptant le service de son hospitalité au point de prendre la nourriture qu'il lui présentait (Gn 18). Mais ces apparitions n'étaient que des signes, des images de l'homme dont elles annonçaient la réalité puisée aux racines de ces ancêtres.

Le mystère de notre rédemption, disposé dès avant le temps, depuis l'éternité, aucune image ne pouvait l'accomplir. L'Esprit n'était pas encore descendu en la Vierge, et la puissance du Très-Haut ne l'avait pas encore couverte de son ombre (Lc 1,35). La Sagesse ne s'était pas encore construit une demeure pour que le Verbe s'y incarne et que, la nature de Dieu et celle de l'esclave s'unissant en une seule personne, le Créateur du temps naisse dans le temps, et celui par qui tout a été fait soit engendré parmi toutes les créatures. Si l'homme nouveau ne s'était assimilé à la chair du péché et chargé de notre vieillesse, s'il n'avait daigné, lui, consubstantiel au Père, prendre substance de sa mère et assumer notre nature –- hormis le péché –, l'humanité serait maintenue prisonnière à la merci du démon, et nous ne pourrions jouir de la victoire triomphale du Christ, car elle aurait eu lieu en dehors de notre nature. C'est donc de l'admirable participation du Christ à notre nature que jaillit sur nous la lumière du sacrement de la régénération.











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 8 Jan 2018 - 21:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 7 JANVIER 2018 : Solennité de l'Épiphanie
de Notre Seigneur Jésus Christ


Les saints du jour (Dimanche 7 JANVIER)

Saint Raymond de Peñafort, Prêtre, Maître général
des Dominicains (1175-1275).


Saint André Bessette, Frère de la Congrégation de
la Sainte-Croix (1845-1937).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »"

En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Melchior, Balthazar et Gaspard se sont mis en route pour offrir à Jésus l’or, l’encens et la myrrhe. Ces mages font escale à Jérusalem, là ils auront des indications quant au Roi des Juifs qu’ils cherchent, pour l’adorer et lui remettre leurs présents. Les prêtres et les scribes, à partir de l’écriture, donnent l’indication du lieu où devait naître cet enfant. Ils ne sont pas impressionnés ni retenus par cette annonce. L’Enfant Jésus ne parle pas, il est Parole vivante qui demeure emmaillotée, disponible et vulnérable. Il est le Roi des Juifs qui sera reconnu lors de sa Passion par le centurion. Il pourra alors attirer toute l’humanité et être en lien avec elle, reconnue par lui. Maintenant, Jésus est en croissance, il ne retient pas les Mages. L'Épiphanie nous ouvre à l’universalité du salut offert en Jésus-Christ, à la crèche. Les mages sont les prémices de tous les peuples de la terre pour qui s’ouvre le royaume de Dieu. Ils s’ouvrent à l’inconnu, ils savent avancer, prendre des risques. Ils donnent et ils adorent, ils connaissent la joie.

« Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »

Dieu se manifeste aux Rois Mages, la Lumière les conduit jusqu’à l’enfant de Bethléem. Les chefs des prêtres et les scribes d’Israël sont enfermés dans leur certitude et dans leur conviction ! Ils évoquent l’intelligence humaine dans leur recherche de Vérité. Hérode, jaloux de ses prérogatives, s’oppose. La manifestation de Dieu sur la terre est vécue pour lui comme une agression. Il possède le pouvoir, ou plutôt, le pouvoir le possède. Aujourd’hui encore des hommes font un long chemin pour découvrir le mystère de la Présence de Jésus. Pour en saisir le sens, la Parole de Dieu nous est donnée. Le Fils de Dieu fait son entrée dans le monde, petit Enfant de la Vierge Marie. Il est la manifestation du nouvel Amour dont nous avons besoin et que la lumière de la Foi nous fera découvrir. Celui qui rassasie notre soif de sagesse quand nous cherchons Dieu dans le quotidien de nos existences nous éclaire.

"Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant."

Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. Les Mages discernent le Roi de monde devant un enfant et sa mère. Ils sont témoins de l’Amour qui habite le cœur de cet Enfant, qui habite le cœur de Marie, sa mère. Ils sont invités à entrer dans l’Amour de Jésus et de Marie. Ils offrent ce qu’ils avaient emmené pour lui. L’Adoration est un mouvement d’amour qui part d’un cœur aimant, profond, qui donne sa place à Dieu. Entrer dans cet Amour qui se propage est une expérience unique. Cet Amour veut se propager à l’univers tout entier pour y instaurer la Civilisation de l’Amour. C’est ce Nouvel Amour qui Seul peut régénérer l’humanité, nous sommes tous invités à découvrir ce Nouvel Amour dans l’Adoration. Si le feu de l’Amour Nouveau prend corps en nous, si nous brûlons comme un grand feu, notre entourage en sera illuminé, cet Amour, la Lumière de Dieu, sera manifesté au monde. Une attitude d’amour permanente nous remet à Dieu sans cesse.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être convertis par la lumière de la Parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Vie cachée et Epiphanie (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 245)

« Le Christ est notre paix : d'Israël et des païens il a fait un seul peuple ; par sa chair il a fait tomber le mur de la haine qui les séparait » (Ep 2,14)

Les personnes réunies autour de la crèche nous offrent déjà une image de l'Église et de son déploiement. Les représentants de l'ancienne lignée royale à qui était promis le Sauveur du monde et les représentants du peuple croyant font le lien entre l'ancienne et la nouvelle Alliance. Les rois du lointain Orient figurent les peuples païens qui devaient recevoir le salut de Juda (Jn 4,22). Ainsi, « l'Église issue des Juifs et des païens » est déjà présente ici.

À la crèche, les rois mages sont les représentants des chercheurs de Dieu de tous pays et de toutes nations. La grâce les a conduits avant même qu'ils n'appartiennent à l'Église visible. Un pur désir de la vérité les habitait, qui ne s'en tenait pas aux limites des enseignements et des traditions de leurs pays. Parce que Dieu est vérité et qu'il veut se laisser trouver par ceux qui le cherchent de tout leur cœur (Jr 29,13), l'étoile devait tôt ou tard briller aux yeux de ces sages pour leur indiquer le chemin vers la vérité. C'est ainsi qu'ils se sont retrouvés devant la Vérité faite homme, qu'ils se prosternent en l'adorant et déposent à ses pieds leur couronne car, comparées à elle, toutes les richesses du monde ne sont qu'un peu de poussière.











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 8 Jan 2018 - 21:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 8 janvier 2018 : Fête du Baptême de Notre Seigneur Jésus Christ

Les saints du jour (Lundi 8 janvier)

Saint Claude Apollinaire Évêque d'Hiéraple († v. 180)

Saint Attique, patriarche de Constantinople (+ 425).

Saint Séverin de Norique Abbé en Autriche (+ 482)

Saint Georges de Choziba (+ 614)

Sainte Gudule Vierge, patronne de Bruxelles (+ 712)

Sainte Adèle de Messines bénédictine (+ 1079)

Saint Laurent Justinien, Patriarche de Venise
(1381-1455)


Bienheureuse Eurosia Fabris, mère de famille (1866-1932).


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"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Jean proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

La prédication de Jean Baptiste suscite un formidable élan de conversion en Israël. Tous ceux qui se décident à changer de vie pour laisser à Dieu sa place, viennent se plonger dans les eaux du Jourdain en signe de renouveau intérieur. Jésus a voulu rejoindre son peuple dans sa foi et sa confiance en Dieu. Bien que sans péché, il est venu se faire baptiser par Jean. Il a inauguré sa vie publique par un acte d’humilité et de solidarité avec les hommes qu’il venait sauver. Le monde vit encore des désastres qui s’étalent quotidiennement sous nos regards et qui sont opérés par le « péché » des hommes. En regardant la violence des massacres, la nature abimée par les tornades et les tempêtes, nous comprenons ce qui se passe au cœur de l’humanité quand le péché fait son ravage. Il ravage, dans le cœur de l’homme, tout ce qui s’y trouve de meilleur. Nous contemplons Jésus marchant avec les pécheurs sur les rives du Jourdain. Par son Incarnation, Jésus appartient à notre humanité qui cherche la paix, il prend sur lui la souffrance de l’homme blessé. Dieu notre Père manifeste l’unité avec son Fils Unique qui nous sauve.

« En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. »

Nous contemplons Jésus, le Sauveur du monde, baptisé par Jean-Baptiste, descendant dans les eaux du Jourdain. La Passion de Jésus, symbolisées par les eaux du Jourdain, est préfigurée. A partir de son Baptême, nous pouvons déjà le contempler à Gethsémani, vivant dans l’agonie. Jésus s’humilie, il se fait un « frère » parmi ses frères. Quand Jésus est immergé dans les eaux du Jourdain, nous le contemplons descendant dans la mort même, meurtri de toutes manières sur la croix. Cette immersion de Jésus dans le courant du Jourdain en fait un fleuve d’Amour pour notre propre Baptême. Dieu notre Père confirme son Fils Bien Aimé, il est celui en qui il se reconnaît et se complaît. Dès que nous prenons la route de l’humilité, nous vivons une vraie solidarité avec nos frères. C’est de la grâce filiale que nous vivons, quand nous laissons Dieu établir sa vie en nous. Il nous resitue dans la profondeur de notre réalité humaine et il la régénère. Jésus vient à notre secours, il descend dans la « nuit » du monde, il lui apporte la Lumière. Nous voulons le laisser descendre dans toutes les épaisseurs de notre vie. Si Jésus a pris notre nature humaine, c’est pour nous délivrer de tout mal, de tout péché.

"Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »"

Cette voix partie de Dieu, situe le baptême de Jésus à la lumière de sa mort et de sa Résurrection qui nous donne la vie. Non seulement Jésus est venu à nous par l’eau de son Baptême, mais il vient encore à nous par l’eau et le sang qui ont jailli de son côté ouvert par la lance, sur la croix, il nous prouve ainsi son amour. Cette eau et ce sang qui n’ont été versés qu’une fois, continuent à jaillir chaque jour en Église. Ils préfigurent l’eau du baptême et le sang de l’Eucharistie. Jésus entend cette Voix du Père qui parle pour nous, l’Esprit descend ainsi nous manifester son mystère, il est vrai Dieu et vrai homme. Nous sommes délivrés de la peur de la mort quand Jésus se relève et sort de l’eau. Nous le contemplons déjà ressuscité, lui qui nous donne une Vie nouvelle, car nous avons besoin d’être renouvelés dans notre vie. Le ciel s’ouvre et nous donne la réconciliation avec Dieu notre Père. L’Esprit Saint témoigne du mystère de Jésus qui nous sauve. De Noël au Cénacle, du Baptême à la Croix, c’est le fleuve d’eau vive, c’est l’Esprit Saint qui a jailli pour nous de la mort glorifiante de Jésus. En fêtant le Baptême de Jésus dans le Jourdain, c’est la manifestation du Salut dans le Christ qui nous est donnée. « Tu es mon Fils, mon Bien-aimé. »


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir « semblables » à Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Homélies sur l’évangile de Marc 1C, SC 494 (trad. SC, rév.)

Le baptême de Jésus

« Et il fut baptisé dans le Jourdain par Jean. » Grande est sa miséricorde : celui qui n’avait pas commis de péché est baptisé comme un pécheur. Dans le baptême du Seigneur tous les péchés sont remis. Mais Il n'est qu’une sorte de préfiguration du baptême du Sauveur, car la vraie rémission des péchés est dans le sang du Christ, dans le mystère de la Trinité.

« Et ressortant de l’eau, il vit les cieux ouverts. » Tout cela est écrit pour nous. Donc avant de recevoir le baptême, nous avons les yeux fermés, nous ne voyons pas les réalités célestes.

« Il vit l’Esprit-Saint descendre comme une colombe et demeurer sur lui. Et il y eut une voix du haut du ciel : tu es mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute ma faveur ». Nous voyons le mystère de la Trinité : Jésus est baptisé, l’Esprit-Saint descend sous l’apparence d’une colombe, le Père parle du haut du ciel.

« Il vit les cieux ouverts.» L’expression « il vit » montre que les autres n’avaient pas vu. Que l’on n’aille pas s’imaginer les cieux simplement et matériellement ouverts : nous-mêmes qui maintenant sommes en ce lieu, selon la diversité de nos mérites, nous voyons les cieux ouverts ou fermés. Une foi totale voit les cieux ouverts, mais une foi qui doute les voit fermés.

« Il vit les cieux ouverts, et l’Esprit comme une colombe descendre et demeurer sur lui. » (Jn 1,32) Voyez ce que dit l’Écriture : demeurer, c’est-à-dire ne pas s’en aller. Sur le Christ, l’Esprit-Saint est descendu et est demeuré ; tandis que sur les hommes, il descend mais ne demeure pas. En effet espérons-nous que l’Esprit-Saint demeure en nous quand nous haïssons notre frère ou que nous avons des pensées mauvaises ? Si donc nous avons de bonnes pensées, sachons que l’Esprit-Saint habite en nous, mais si nous en avons de mauvaises, c’est le signe que l’Esprit-Saint s’est retiré de nous. C’est pourquoi il est dit du Sauveur : « Celui sur qui tu verras l’Esprit Saint descendre et demeurer, c’est lui. » (Jn 1,33)










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 8 Jan 2018 - 21:15

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 9 janvier 2018 : Le mardi de la 1re semaine du temps ordinaire

Les saints du jour (Mardi 9 janvier)

Saint Polyeucte, Saint Arménien et riche officier romain (3ème s.)

Bienheureuse Alix Le Clerc, Co-Fondatrice de la Congrégation
de Notre-Dame « Chanoinesses de Saint-Augustin » (1576-1622).


Vénérable Pauline Jaricot Laïque, Fondatrice de l'OEuvre Catholique
de la Propagation de la Foi (1799 - + 1862).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 






Homélie :

Ils entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.

On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. C’est au cœur de la liturgie, à la synagogue, que Jésus lit un passage des écritures. Jésus inaugure un Royaume de paix, d’amour, de lumière et de justice. Il enseigne avec autorité et il guérit les malades avec une grande bonté. Il est la réponse que le peuple qui crie vers Dieu attend. La parole de Dieu a prit chair de la Vierge Marie et le Verbe s’est fait homme, il est au milieu de nous. Jésus est le Dieu qui s’est manifesté au Sinaï, abordable et mêlé à la foule. Nous le contemplons quand il établit son Royaume en chacun de nous. Il est le Sauveur de l’humanité et nous attendons de lui ce dont nous avons besoin pour nos vies, nos familles et nos communautés. Nous croyons qu’il peut vraiment nous sauver comme il a sauvé cet homme possédé de l’Évangile. Nous reprenons courage et confiance car l’action divine de Jésus ne nous manquera pas. Par sa simple présence, Jésus rayonne l’amour et la lumière qui instaure le Royaume de Dieu.

"Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »

L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Jésus de Nazareth prend la Parole parmi les hommes, son autorité provient du mystère même de sa personne. À peine Jésus a-t-il ouvert la bouche, que sa parole touche et frappe à mort la présence du mal. L’esprit mauvais se rebiffe et crie à travers l’homme qu’il tient lié pour tenter de contester la parole de Dieu manifestée en Jésus. La personne de Jésus, sa Parole devenue chair, est comme une explosion, un retentissement qui bouleverse tous ceux, qui de près ou de loin, en sont touchés. Jésus est la Parole de Dieu, et son visage est la face de Dieu qui s’est rendue visible à nos yeux. Son regard est chargé d’une tendresse qu’aucun homme n’a encore pu exprimer. Tout le monde est bouleversé par son enseignement. Par sa seule présence, Jésus fait reculer les ténèbres, la haine et le mensonge. « Sors de cet homme ! » dit Jésus à l’esprit mauvais. Cet homme est délivré des ténèbres et de la misère qui empoisonnaient sa vie.

"Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »

Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée. Cette force de la parole de Dieu en Jésus, est toujours avec nous. Nous sommes appelés à recevoir cette force de l’amour qui peut transformer nos cœurs et nos vies. Toute l’activité de l’Église est l’expression d’un amour qui cherche le bien intégral de l’homme. Nous vivons de cet Amour pour aller au-devant de la souffrance et des besoins matériels et spirituels des hommes. Nous voulons nous remettre sans cesse devant l’action de Jésus notre Sauveur. La Parole de Dieu est efficace, elle fait advenir le Royaume de Dieu. Elle dit la confusion, les mélanges, les ambiguïtés dans lesquels nous sommes engagés. Nous pouvons annoncer le salut de Jésus au cœur de nos vies en criant vers Dieu qui nous délivre.



Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la conversion, qu’il nous libère.



Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :









Catéchisme de l'Église catholique
§ 2851-2854


« Es-tu venu pour nous perdre ? »


« Mais délivre-nous du Mal » : dans cette demande du Notre Père, le Mal n'est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l'ange qui s'oppose à Dieu. Le « diable » (dia-bolos) est celui qui « se jette en travers » du dessein de Dieu et de son œuvre de salut accomplie dans le Christ. « Homicide dès l'origine, menteur et père du mensonge » (Jn 8,44), « le Satan, le séducteur du monde entier » (Ap 12,9), c'est par lui que le péché et la mort sont entrés dans le monde et c'est par sa défaite définitive que la création toute entière sera « libérée du péché et de la mort » (PE IV). « Nous le savons : l'homme qui est né de Dieu ne commet pas le péché ; le Fils qui est né de Dieu le protège et le Mauvais ne peut pas l'atteindre. Nous savons que nous appartenons à Dieu, alors que le monde entier est dominé par le Mauvais » (1Jn 5,18-19)...

     La victoire sur le « prince de ce monde » (Jn 14,30) est acquise, une fois pour toutes, à l'heure où Jésus se livre librement à la mort pour nous donner sa vie. C'est le jugement de ce monde et le prince de ce monde est « jeté bas » (Jn 12,31). « Il se lance à la poursuite de la Femme », mais il n'a pas de prise sur elle : la nouvelle Ève, « pleine de grâce » de l'Esprit Saint, est libérée du péché et de la corruption de la mort... « Alors, furieux de dépit contre la Femme, il s'en va guerroyer contre le reste de ses enfants » (Ap 12,13.17). C'est pourquoi l'Esprit et l'Église prient : « Viens, Seigneur Jésus » (Ap 22,17.20) puisque sa venue nous délivrera du Mauvais.

     En demandant d'être délivrés du Mauvais, nous prions également pour être libérés de tous les maux, présents, passés et futurs, dont il est l'auteur ou l'instigateur. Dans cette ultime demande, l'Église porte toute la détresse du monde devant le Père. Avec la délivrance des maux qui accablent l'humanité elle implore le don précieux de la paix et la grâce de l'attente persévérante du retour du Christ. En priant ainsi, elle anticipe dans l'humilité de la foi la récapitulation de tous et de tout en celui qui « détient la clef de la mort et de l'Hadès », « le Maître de tout, Il est, Il était et Il vient » (Ap 1,18.8.)












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 10 Jan 2018 - 11:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 10 janvier 2018 : Le mercredi de la 1re semaine du temps ordinaire

Les saints du jour (Mercredi 10 janvier)


Saint Miltiade Pape (32 ème) de 311 à 314 (+ 314)

Saint Grégoire de Nysse, Évêque, frère de saint Basile le Grand (4ème s.)
Pour approfondir les Catéchèses du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Grégoire de Nysse (1)
>>> Saint Grégoire de Nysse (2)

Saint Pierre Orseolo Doge de Venise (+ 997)

Saint Guillaume, Évêque de Bourges (+ 1209)

Sainte Léonie Françoise de Sales Aviat, Fondatrice des Sœurs
« Oblates de Saint-François de Sales » (1844-1914).


Bienheureuse María Dolores Rodríguez Sopeña, Fondatrice de
l'Institut Catéchétique "Dolores Sopeña" (1848-1918).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever."

La fièvre la quitta, et elle les servait. La ‘journée’ de Jésus nous manifeste la tendresse de Dieu dans son action et dans son être. Nous contemplons ce quotidien de Jésus, de la synagogue, il est invité dans la maison de Simon et d’André. On lui présente la belle-mère de Pierre qui est malade, il s’approche, lui saisit la main. Il la relève avec grande délicatesse et la fièvre quitte cette femme. La tendresse de Dieu se fait proche de nous quand Jésus est là. En étant proche de lui, nous devenons proches les uns des autres, dans l’amour de Dieu. Dans la première lecture cette tendresse de Dieu se manifeste au jeune Samuel par la voix du prêtre Eli. A l’appel de Dieu, c’est lui que le jeune Samuel va voir car il est avec lui, au service de Dieu. Par trois fois Dieu appelle l’enfant, Eli comprend. Il dit à Samuel : « Tu diras : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute. » Samuel va se coucher. « Le Seigneur vint se placer près de lui et il l’appela comme les autres fois : Samuel ! Samuel répondit : ‘parle Seigneur ton serviteur écoute’. »

« Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était."

Le soir venu, il guérissait chacun comme cette femme qui s’est mise à son service. Jésus se met au service de tous ces gens qui lui montrent leurs maladies. Il est contagieux de santé psychique et spirituelle, c’est pourquoi il peut guérir. Jésus ne laisse pas parler les démons car ils « savent » qui il est, mais leur savoir est un refus. Ils savent mais ils rejettent, agissent contre, leur savoir est faux. Le vrai savoir est engagement à le suivre. Jésus instaure un Royaume de paix où transpire la tendresse de Dieu. Il nous faut longuement contempler cette tendresse de Dieu, pour l’habiter. Aujourd’hui encore, Jésus appelle, il passe par nos cœurs et par nos mains. Tout ce que nous sommes manifeste son amour, il nous est donné là une lumière nouvelle ! Jésus qui a la vie en lui-même, prie son Père. Il est toujours en lien avec son Père : « Le Père et moi, nous sommes un, » dira-t-il. Jésus nous encourage à la prière, notre vie chrétienne est un lien constant et permanent avec Jésus. Nous sommes du Christ : « Pour moi vivre, c’est le Christ, » disait l’apôtre Paul. Ces temps de prière dans nos vies sont si importants.

« Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait."

Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »  Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. Jésus continue de nous sauver, il achève son œuvre de guérison, de transformation de l’humanité, il accomplit la volonté du Père, dans l’Esprit Saint, il prie ! Il nous est bon de contempler Jésus prier, il se donne des moments de solitude dans un espace permanent à son Père. C’est une nécessité vitale pour lui et pour nous. Partant de Capharnaüm, il va parcourir la Galilée, car ailleurs aussi on doit entendre la Parole et faire l’expérience de la tendresse de Dieu. Jésus vient nous délivrer par sa Vie, sa Passion et par sa Résurrection, il remet l’humanité à son Père. A la suite de Jésus, nous arrivons à chaque Eucharistie avec tous ceux que nous avons rencontré dans la journée, nous venons lui apporter tous nos accablements, toutes nos souffrances et toutes les maladies. Nous les apportons dans l’offrande de Jésus sur l’autel, en sa Présence. Nous voulons aussi être tournés vers les autres pour qu’ils aient la vie en abondance.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de l’Esprit Saint pour que la Vie rayonne en nous et que notre vie soit offerte.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Discours sur le psaume 85, CCL 30, 1176

« Dans un endroit désert, il priait »

Dieu n'aurait pas pu faire aux hommes un plus grand don que son Verbe, sa Parole, par qui il a créé toutes choses. Il l'a fait leur chef, c'est-à-dire leur tête, et d'eux il fait ses membres (Ep 5,23.30), pour que lui il soit à la fois Fils de Dieu et Fils de l'homme : un seul Dieu avec le Père, un seul homme avec les hommes. Il nous a fait ce don pour qu'en parlant à Dieu dans la prière nous ne séparions pas de lui son Fils, et pour qu'en priant, le corps du Fils ne se sépare pas de son chef — pour que ce soit l'unique sauveur de son corps, notre Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, qui en même temps prie pour nous, prie en nous et est prié par nous.

     Il prie pour nous comme notre prêtre, il prie en nous comme notre chef, la tête du corps, il est prié par nous comme notre Dieu. Reconnaissons donc nos paroles en lui et ses paroles en nous... Il n'a pas hésité à s'unir à nous. Toute la création lui est assujettie parce que toute la création a été faite par lui : « Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Par lui, tout s'est fait et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui » (Jn 1,1s)... Mais par la suite, si dans les Écritures nous entendons la voix du même Christ gémissant, priant, confessant, n'hésitons pas à lui attribuer ces paroles. Que nous contemplions celui « qui était dans la condition de Dieu » prendre « la condition de serviteur, se faire semblable aux hommes et s'abaisser, en devenant obéissant jusqu'à mourir » (Ph 2,6s). Que nous l'entendions, suspendu sur la croix, faire sienne la prière d'un psaume... Nous prions le Christ donc dans sa condition de Dieu, et lui il prie dans sa condition de serviteur ; d'un côté, le Créateur, de l'autre, un homme uni à la création, formant un seul homme avec nous — la tête et le corps. Nous le prions donc, et nous prions par lui et en lui.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 11 Jan 2018 - 12:29

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 11 janvier 2018 : Le jeudi de la 1re semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 11 janvier)


Saint Théodose le Cénobiarque Moine près de Bethléem (+ 529)

Saint Paulin d'Aquilée Patriarche d'Aquilée (+ 804)

Saint Thomas de Cori Placidi, Prêtre o.f.m. († 1729).

Bienheureuse Ana Maria Janer Anglarill, vierge et Fondatrice (1800-1885).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Un lépreux vient auprès de lui ; il le supplie et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »

Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Jésus nous donne le Don de la vie qui est en lui. Il veut notre guérison. Il portera toutes les conséquences de notre salut. Il en connaît le prix et il s’avance vers nous. C’est ainsi qu’il nous sauvera et nous rendra libres pour que nous soyons capable d’être responsables à notre tour devant nos frères. Lorsqu’une bonne nouvelle nous arrive, elle change tout dans notre vie. Nous recevons une joie intérieure liée à cet heureux évènement. Nous entrons dans une foi, dans une espérance reliée à la source de cet amour. Jésus nous appelle à grandir en toute liberté, à aimer davantage pour nous donner aux autres. C’est ainsi qu’advient le Royaume des Cieux. Nous avons besoin de témoigner de l’espérance et de la foi d’un amour renouvelé en nous. C’est ainsi que nous nous mettons en action devant la misère du monde. Cette espérance et cette grande confiance en l’amour de Dieu transforme le monde. C’est dans l’adoration que nous nous préparons et attendons dans la paix. Dieu qui vient à bout des obstacles de nos cœurs obstinés.

"Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »

Jésus s’adresse avec fermeté à cet homme qui vient de retrouvrer la santé. Il faut qu’il récupère la pleine capacité de renouer avec ses semblables apres cette maladie. Jésus lui demande de rester dans la discrétion, de faire appel à sa liberté interieure. Il le situe à sa place, comme membre actif de communauté humaine. Notre agir dans la societé nous demande d’intégrer les actes posés par Jésus. Notre guérison entraine la guérison des autres. Notre liberté se joue au travers les évenements qui nous arrivent. Mais cet homme se met à proclamer et à répandre la nouvelle malgré la recommandation faite par Jésus. Jésus sera obligé d’éviter les lieux habités ! Comment retenir sa joie devant l’Amour de Dieu ! C’est dans la discrétion que nous sommes les acteurs du grand combat pour la justice et la paix qui se joue dans le monde.

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui."

La vraie Vie attire l’inimitié des adversaires et Jésus qui se dérobe pas. Il a répondu à la demande de ce lépreux en le guérissant. La vérité de Jésus et l’action de son Amour sont retournées contre lui. Il est devenu lui-meme ce lépreux, ce condamné à mort qui nous cherchera au plus profond de nos enfers. Il criera du haut de la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » La Vie de Jésus est un secret d’amour qui nous rend vainqueur de toute adversité, de toute maladie et de toute mort. Il nous veux libre, bien au-delà de ce que nous attendons. En notre cœur naît alors une grande reconnaissance envers lui. Devant la lèpre du mal, nous reconnaissons notre fuite, notre manque d’amour et d’intériorité. Nous voulons nous offrir pour vivre comme Jésus a vécu, libérant la misère des autres. Par le mystère pascal, nous sommes au cœur du grand combat qui se vit dans le monde pour la vie et la justice. Nous sommes traversés par le désir que Dieu soit victorieux en nous par le salut de Jésus.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous laisser purifier, que Dieu ait pitié de notre peuple.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
La Vive Flamme d'amour, strophe 2 (trad. Grégoire de Saint Joseph,
Seuil 1947,1995, rev Tournay)


« Jésus étendit la main et le toucha »

Ô Vie divine, tu ne touches pas pour tuer, mais pour donner la vie ; tu ne blesses pas, sinon afin de guérir. Quand tu châties, tu touches légèrement, et cela suffit pour consumer le monde. Quand tu caresses, tu poses ta main fort à propos, la douceur de ta caresse n'a point de mesure. Ô Main divine, tu m'as blessé pour me guérir ; tu fais mourir en moi ce qui me prive de la vie de Dieu, en qui maintenant je me vois vivant. Et tu fais cela par ta grâce généreuse, moyennant la touche de celui qui est « la splendeur de ta gloire, la figure de ta substance » (He 1,3), ton Fils unique, ta Sagesse en qui « tu atteins puissamment d'un bout du monde à l'autre » (Sg 8,1). Lui, ton Fils unique, Main miséricordieuse du Père, il est la touche délicate avec laquelle tu m'as touché, blessé et brûlé intérieurement.

Ô touche délicate, Verbe Fils de Dieu, tu pénètres subtilement notre âme par la délicatesse de ton être divin ; tu la touches si délicatement que tu l'absorbes toute entière en toi, d'une manière si divine et si douce « qu'on n'en a jamais entendu parler en Canaan, qu'on ne l'a jamais vu au pays de Témân » (Ba 3,22). Ô touche délicate du Verbe, d'autant plus délicate à mon égard qu'ayant renversé les montagnes et brisé les rochers de la montagne de l'Horeb par l'ombre de ta puissance qui allait devant toi, tu t'es fait sentir si doucement, si fortement au prophète Élie « dans le délicat murmure de l'air » (1R 19,12). Comment es-tu brise légère et subtile ? Dis-moi comment tu touches si légèrement et si délicatement, ô Verbe, Fils de Dieu, toi qui es si puissant et si terrible ? Heureuse, mille fois heureuse l'âme que tu touches si délicatement ! ... « Tu les caches dans le secret de la face, c'est-à-dire ton Verbe, ton Fils, à l'abri du trouble des hommes. » (Ps 30,21)












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 12 Jan 2018 - 9:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 12 janvier 2018 : Le vendredi de la 1re semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 12 janvier)


Sainte Tatiana de Rome, Martyre (✝ 226).

Saint Benoît Biscop, abbé en Angleterre. 690.

Saint Bernard de Corleone, Frère o.f.m. Capucin (1605-1667).

Sainte Marguerite Bourgeoys, Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame, « Mère de la Colonie » et Co-Fondatrice de l'Église du Canada (1620-1700).

Bienheureux Pierre François Jamet, Prêtre à Caen († 1845).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Quelques jours plus tard, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison.
Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. »


Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Avec délicatesse, Jésus rejoint d’abord l’intimité de cet homme : "Mon enfant." Il atteint le plus profond de son être avec douceur, pour toucher et guérir ce qu’il y a de plus fondamental dans le cœur de ce paralysé. La libération de cet homme paralysé jaillit du Cœur de Jésus, de l’amour vivifiant de Dieu qui circule en lui. Ce paralysé a la chance extraordinaire d’être guéri par Jésus d’un mal moral. Jésus avait déjà choisi ses quatre premiers disciples ! "Voyant leur foi," dit Jésus. Les disciples savent que Jésus peut faire cela, que Dieu vient à notre secours. Aujourd’hui encore, nous pouvons emmener à Jésus toute la détresse du monde. Sa présence agissante nous invite à entrer dans l’espérance du salut. Nous sommes invités à tourner les yeux vers lui, comme cette foule pressée autour de lui de tout coté.

« Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »

Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Jésus adresse une parole qui sème le trouble dans son auditoire. Il dit très clairement : « Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés ! » Il nous invite à passer de la constatation du miracle annoncé, à la foi au pardon des péchés qu’il réalise. La réconciliation de cet homme avec Dieu demeure invisible, mais elle est digne de foi, puisqu’elle est réalisée par cette même Parole qui a accompli la guérison miraculeuse. En guérissant le paralytique, Jésus apporte la « preuve » de son pouvoir de pardonner les péchés. Guérir le corps est une chose, libérer l’âme de son péché en est une autre. Jésus remet les choses dans le bon ordre, la guérison intérieure, avant la guérison physique. Ce tel pouvoir donné « aux hommes, » est à la fois le pouvoir de réconciliation de nos frères dont nous avons tant besoin, et le pouvoir du pardon sacramentel donné par le prêtre.

"Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde.

Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. » La démonstration porte son fruit : « Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu en disant : “Nous n’avons jamais rien vu de pareil.” C’est pour une œuvre de re-création que Jésus est venu parmi nous. Il est venu nous réconcilier avec Dieu son Père. Jésus s’est d’abord situer d’emblée au niveau de l’essentiel. Nous disons à Jésus à chaque Eucharistie : "Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde," nous confessons que nous ne sommes pas dignes de le recevoir, mais qu’il suffit qu’il dise seulement une parole pour que nous soyons guéris. Cette Parole manifeste pour nous aujourd’hui la hâte de Jésus de guérir notre cœur ! La bonté merveilleuse de Dieu va d’abord à l’essentiel. A notre cœur, elle est la plus belle des libérations. Jésus libère toutes les dimensions de notre être ! Nous rendons gloire à Dieu, et nous demeurons dans son Amour. Restons dans la liberté des enfants de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’amener à Jésus dans l’Eucharistie tous ceux qui sont défigurés dans le monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies détachées, Sur le paralytique

« Voyant leur foi »

Ce paralytique avait foi en Jésus Christ. Ce qui le prouve c'est la manière dont on l'a présenté au Christ. On l'a descendu par le toit de la maison... Vous savez que les malades sont dans un abaissement si grand et de si mauvaise humeur, que souvent les bons offices qu'on leur rend les chagrinent sur leur lit... Mais ce paralytique est content d'être tiré de sa chambre et livré en spectacle au public, en traversant sur son grabat les places et les rues...

Ce paralytique ne souffre pas d'amour-propre. La foule entoure la maison où est le Sauveur, tous les passages sont fermés, l'entrée encombrée. Peu importe ! On l'introduira par le toit, il en est content : l'amour est tellement habile, la charité tellement ingénieuse ! « Celui qui cherche trouve ; à celui qui frappe, on ouvre la porte. » (Mt 7,8.) Ce malade ne dira pas à ses amis qui le portent : « Qu'allez-vous faire ? Pourquoi tant de trouble ? Pourquoi cet empressement ? Attendons que la maison soit libre et que tout le monde soit parti. Alors nous pourrons nous présenter à Jésus laissé presque seul... » Non, le paralytique ne pense rien de semblable ; c'est une gloire pour lui que d'avoir un grand nombre de témoins de sa guérison.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 13 Jan 2018 - 10:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 13 janvier 2018 : Le samedi de la 1re semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 13 janvier)


Saint Hilaire, Évêque de Poitiers et Docteur de l'Église (v. 310 -367).

Saint Kentigern, Évêque de Glasgow († 603).

Saint Bernon de Cluny Premier abbé de Cluny (+ 927)

Saint Maxime Originaire de Lampsaque (+ 1365)

Bienheureuse Véronique de Binasco, Religieuse chez
les Augustines à Milan (1445-1497)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait."

En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Dans la surabondance de l’amour miséricordieux de son cœur, Jésus, venu dans notre chair humaine, donnera sa Vie, afin que nous retrouvions la vie. Mathieu, qui le voit agir, le suit immédiatement. Jésus sait, qu’au fond du cœur des hommes et des femmes qu’il est venu rencontrer, il y a un désir de Dieu. C’est ce désir de Dieu qu’il est venu réveiller, saisir, dans notre humanité. Ceux que l’on qualifie de pécheurs, sont des enfants du Père ; Guéris par Jésus, ils deviendront des enfants de lumière. Nous savons, le combat, l’agonie et la Croix, que Jésus vit pour nous. Il nous donne sa lumière et son amour en nous accueillant dans notre situation, comme Lévi, fils d’Alphée, assis à son bureau de publicain. Nous sommes tous pris par notre vie que personne ne peut réaliser pour nous. C’est là que Jésus vient nous sauver, il nous accompagne, notre liberté est enchâssée dans la sienne. Il nous délivre et nous guérit. Au contact du Médecin divin, nous touchons la miséricorde du cœur de Dieu qui nous redonne une bonne Santé.

"Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre."

Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus est invité par Matthieu à une réception pour fêter cet événement si important dans sa vie. Il fait un grand repas ou il invite tous ses amis publicains. Voyant Jésus avec les pécheurs, avec les publicains, les scribes du groupe des pharisiens sont scandalisés. Comme eux, nous sommes des êtres mélangés, quand une partie obscure en nous se réveille, nous sommes scandalisés. Mystérieusement, ces zones de ténèbres se révoltent devant la lumière et la miséricorde de Jésus. Mathieu se lève, il se tient debout, et il prend possession du monde nouveau offert par Jésus. Une si belle dignité est offerte à tous, elle donne le pouvoir de suivre Jésus, de nous en remettre à lui avec une grande humilité. C’est la liberté de Jésus qui réveille la liberté de Mathieu, elle l’invite à une nouvelle vie. Jésus vient guérir nos cœurs partagés, le combat que Jésus provoque chez les pharisiens qui se révoltent est tout intérieur. C’est le combat de la foi et de l’espérance en Dieu bon et miséricordieux que les pharisiens n’ont pas compris ! Pourtant, c’est un avenir lumineux qui s’ouvre avec Jésus, dans la relation à l’autre.

"Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Le pécheur qui est en nous aspire à vivre autrement, il laisse en lui ouverte une brèche, une possibilité de devenir meilleur. Le pécheur pardonné donne à la joie de s’incarner en lui, de se célébrer. Il désire rencontrer d’autres sur son chemin, il est renouvelé dans sa vie. Ce renouvellement donne satisfaction, la vie appelle à la vie. Mais les scribes du parti des pharisiens disent : « Comment cet homme peut-il manger avec ces pécheurs et ces publicains ; » Comment peut-il être à cette table, avec beaucoup de ses disciples ! Partout où Jésus passe, la réalité devient transparente, et l’on se retrouve resplendissant de l’amour infini de Dieu. Jésus est écouté par tous les pécheurs dont le cœur est encore partagé, il les écoute et il les aime. Il révèle son cœur plein d’amour pour tous, bien-portants comme malades ! Seuls ces derniers le reconnaissent. Jésus, tout-puissant dans son amour, est lumière en nous, partout où nous passons, nous apportons la lumière de son amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre du message d’amour de Jésus pour être plein de bonté et de lumière.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
6e Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 94 rev.)

« L'homme se leva et le suivit »

Mon bien-aimé Rédempteur, voici mon cœur, je te le donne tout entier ; il n'est plus à moi, il est à toi. En entrant dans le monde, tu as offert au Père Éternel, offert et donné toute ta volonté, comme tu nous l'apprends par la bouche de David : « Il est écrit de moi dans le rouleau du livre de la Loi, que je ferai ta volonté. C'est ce que j'ai toujours voulu, mon Dieu » (Ps 39,8-9). De même, mon bien-aimé Sauveur, je t'offre aujourd'hui toute ma volonté. Autrefois elle t'a été rebelle, c'est par elle que je t'offensais. Maintenant je regrette de tout mon cœur l'usage que j'en ai fait, toutes les fautes qui m'ont misérablement privé de ton amitié. Je m'en repens profondément, et cette volonté je te la consacre sans réserve.

« Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » (Ac 22,10) Seigneur, dis-moi ce que tu demandes de moi : je suis prêt à faire tout ce que tu désires. Dispose de moi et de ce qui m'appartient comme il te plaira : j'accepte tout, je consens à tout. Je sais que tu cherches mon plus grand bien : « Je remets donc entièrement mon âme entre tes mains » (Ps 30,6). Par miséricorde, aide-la, conserve-la, fais qu'elle soit toujours à toi, et toute à toi, puisque « tu l'as rachetée, Seigneur, Dieu de vérité », au prix de ton sang (Ps 30,6).












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 14 Jan 2018 - 10:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 14 janvier 2018 : Deuxième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 14 janvier)


Saint Sabas de Serbie Moine au mont Athos, archevêque d'Ipeck (+ 1271)

Sainte Ninon, vénérée en Géorgie († IVe siècle)

Bienheureux Pierre Donders, Religieux Rédemptoriste
au Surinam (1809-1887).


Vénérable Anne de Guigné (1911-1922).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu."

Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Jean, qui nous partage cet évènement, ne l’oubliera plus. C’était, dit l’apôtre, vers quatre heures du soir que Jean-Baptiste le prophète a indiqué où était le Messie. Il se souvient de cette première rencontre d’amour qui a véritablement transformé sa vie. Ces hommes sont des chercheurs de Dieu. Ils ont cherché auprès de Jean-Baptiste quel était le véritable chemin pour rejoindre Dieu. Ils avaient suivi le prophète Jean-Baptiste, désormais ils cherchent Dieu. Si le regard de Jean-Baptiste s’est posé sur Jésus, le regard de Jésus se pose sur les deux disciples. Regarder, entendre, suivre, demeurer, voila qui résume bien ce qui s’est joué à ce commencement de l’histoire dont nous faisons partie par la Foi. L’Église a été marquée par ce mystère. Chaque jour, en célébrant l’eucharistie, elle reprend la phrase même de Jean-Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. » Désormais, tout ce que nous sommes peut rayonner Dieu. Jésus est descendu dans la chair humaine qui peut porter le mystère de Dieu.

"Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »

Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. La grandeur de Jean-Baptiste était de poser son regard sur Jésus et de le nommer. Le regard du prophète est pénétrant, il plonge véritablement dans le cœur de Jésus et ses deux disciples ne s’y trompent pas. Le voilà l’Agneau de Dieu, celui qui porte le péché du monde. La parole de Jean-Baptiste déclare le sens de ce qu’elle voit surgir. Elle risque la relation qu’elle a avec ses disciples. Entendant « Voici l’Agneau de Dieu, » ils suivent Jésus. La question de Jésus : « Qui cherchez-vous ? » ouvre à un dialogue, à une rencontre. C’est la question que s’adressent mutuellement des personnes qui désirent vivre ensemble, proches. C’est la question de celui qui se risque dans la foi. Les disciples s’orientent vers la rencontre d’un autre, ils vont devenir disciples de Jésus.

"André trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus."

Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre. Pierre est amené à Jésus par son frère André, le premier appelé. Jésus lui donne une mission et un nom nouveau. Cette parole conforte Simon qui se risque maintenant dans la nouveauté. Les deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste ont vu l’amour de Dieu cohabiter avec la recherche humaine de Dieu. Jésus est venu annoncer le grand mystère de la miséricorde de Dieu pour nous. Nous voulons demeurer avec Dieu, c’est la finalité de notre vie. Nous savons que notre bonheur est de demeurer en Dieu et lui demeure en nous. Le Dieu saint s’est fait tout proche de nous, il est le Dieu intérieur qui rayonne au cœur de l’homme. C’est la parole de la proclamation de la foi dans les communautés chrétiennes. Le Fils unique de Dieu, celui qui demeure dans le sein du Père, s’est fait connaître dira l’Apôtre Jean.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de rayonner sa présence.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Sermon à la louange de saint André, 4 ; PG 28,1105 (trad. Orval rev.)

« Nous avons trouvé le Messie »

Prenant Pierre avec lui, André conduit au Seigneur son frère selon la nature et le sang pour qu'il devienne disciple comme lui ; c'est le premier exploit d'André. Il fait croître le nombre des disciples ; il y introduit Pierre, en qui le Christ trouvera le chef de ses disciples. C'est si vrai que lorsque, plus tard, Pierre aura une conduite admirable, il la devra à ce qu'André avait semé. La louange adressée à l'un rejaillit également sur l'autre, car les biens de l'un appartiennent à l'autre, et l'un se glorifie des mérites de l'autre.

Quelle joie Pierre a procurée à tous lorsqu'il a répondu tout de suite à la question du Seigneur, rompant le silence embarrassé des disciples ! ... Pierre seul a prononcé ces paroles : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16). Il parlait au nom de tous ; en une phrase, il proclamait le Sauveur et son dessein de salut. Comme cette proclamation s'accorde bien avec celle d'André ! Les paroles qu'André avait dites à Pierre lorsqu'il l'avait conduit au Christ –- « Nous avons trouvé le Messie » — le Père céleste les confirme lorsqu'il les inspire lui-même à Pierre (Mt 16,17) : « Tu es le Messie, le Christ, le fils du Dieu vivant. »












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 16 Jan 2018 - 12:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 16 janvier 2018 : Le mardi de la 2e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 16 janvier)


Saint Marcel I, Pape (30 ème) de 308 à 309 et martyr († 310)

Saint Honorat, Fondateur et Abbé de Lérins puis Évêque d'Arles (+ 430).

Saint Fursy abbé (+ v. 650)

Bienheureux Joseph Vaz prêtre oratorien indien (+ 1711)

Bienheureuse Juana María Condesa Lluch, Vierge et Fondatrice de
la Congrégation : « Servantes de l'Immaculée Conception » (1862-1916).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.

Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Nous rejoignons Jésus qui marche avec ses disciples à travers les champs. Jésus est infatigable, il poursuit sa route accompagné de ses disciples qui ont faim ! Le climat est à la joie de l’annonce du Royaume de Dieu. Ils prennent des épis de blé qu’ils froissent dans leur main pour prendre un peu de nourriture. Les pharisiens sont scandalisés, ils interpellent Jésus et ils lui disent : "Pourquoi font–ils ce qui n’est pas permis un jour de sabbat ? Mais les apôtres traversent le champ de blé avec le « Pain de la vie » descendu du ciel. L’allusion de Jésus aux « pains de l’offrande » est une tentative pour préparer les esprits et les cœurs au grand mystère de l’Eucharistie. Nous savons que la charité divine se manifeste au cœur de l’Eucharistie : l’amour de Dieu pour nous est si grand qu’il désire nous nourrir avec sa propre chair et son propre sang. Le Christ nous nourrit spirituellement avec son vrai corps, son sang, son âme et sa divinité à chaque célébration Eucharistique. Nous le recevons dans la communion ou par désir de la communion.

"Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?

Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Trop souvent nous jugeons selon des critères humains et non pas selon les critères de Dieu, dans l’Esprit Saint. L’homme juge par les apparences, mais le Seigneur Dieu examine le cœur. Jésus voit dans le cœur des Pharisiens comme il examine notre cœur pour y trouver la charité, la compassion, et une véritable ardeur pour sa mission. Il cite le passage de l’Écriture dans lequel Dieu a jugé avec compassion et bonté David : N’avez–vous jamais lu ce que fit David ? David est le roi, comme roi, il a des prérogatives. Le Roi pouvait prendre, de grande liberté, les pains et personne n’allait le contester. Il entra dans la maison de Dieu, mangea les pains offerts et en donna à ceux qui étaient avec lui ? Jésus soulève ainsi le voile de son identité, il est plus grand que David ! Jésus est plus grand que David qui avait les prérogatives du roi pour lui et pour ses compagnons. Jésus manifeste ainsi son autorité aux Pharisiens.

« Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. »

Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. » Tandis que les disciples de Jésus font la cueillette du blé, les Pharisiens cherchent la querelle, leur cœur est sans amour. Nous nous plaignons au sujet des défauts des autres, pourtant nous ne voyons pas nos propres faiblesses et nos défauts. Jésus nous parle au cœur en nous faisant découvrir la grandeur de son amour. Il ouvre nos oreilles pour écouter sa Parole. Bien souvent pour nous, la loi extérieure passe avant l’attitude intérieure du cœur. Il nous faut éliminer ce qui rétrécit notre cœur d’enfant de Dieu, tout ce qui est « extériorité, » et qui nous emprisonne dans notre agir pour Dieu. C‘est le choix de Dieu qui importe, il regarde le cœur. "Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat ! Le Fils de l’homme est maître du sabbat. » Nous sommes dans l’amour de Dieu et nous devons y demeurer sans cesse. Cela implique une vie d’adoration véritable pour que l’œuvre de Dieu puisse se réaliser dans la docilité à l’Esprit de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de l’amour infini de Dieu et de nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Exhortation apostolique « Sacramentum caritatis »
§72 (trad. ©️ copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)


« Le maître du sabbat » : la libération apportée par le Christ

La nouveauté radicale que l'eucharistie introduit dans la vie de l'homme s'est révélée à la conscience chrétienne dès les origines. Les fidèles ont immédiatement perçu l'influence profonde que la célébration eucharistique exerçait sur leur style de vie. Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110) exprimait cette vérité en appelant les chrétiens « ceux qui sont venus à la nouvelle espérance » ; il les présentait comme ceux qui vivent « selon le dimanche ». Cette formule du grand martyr d'Antioche met clairement en lumière le lien entre la réalité eucharistique et l'existence chrétienne dans son caractère quotidien. L'habitude caractéristique des chrétiens de se réunir le premier jour après le sabbat pour célébrer la résurrection du Christ – selon le récit de saint Justin martyr (v. 100-160) – définit également une forme d'existence renouvelée par la rencontre avec le Christ.

La formule de saint Ignace – « vivre selon le dimanche » – souligne aussi la valeur de modèle que possède ce jour saint par rapport à tout autre jour de la semaine. En effet, il ne se distingue pas par la simple interruption des activités habituelles, comme une sorte de parenthèse dans le rythme normal des jours. Les chrétiens ont toujours ressenti ce jour comme le premier de la semaine, parce qu'en lui on fait mémoire de la nouveauté radicale apportée par le Christ. Le dimanche est donc le jour où le chrétien retrouve la forme eucharistique de son existence, selon laquelle il est appelé à vivre constamment. « Vivre selon le dimanche » signifie vivre dans la conscience de la libération apportée par le Christ et accomplir notre existence comme l'offrande de nous-mêmes à Dieu, pour que sa victoire se manifeste pleinement à tous les hommes à travers un comportement profondément renouvelé.
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 17 Jan 2018 - 12:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 17 janvier 2018 : Le mercredi de la 2e semaine du temps ordinaire


Fête de l’anniversaire des Apparitions de la Vierge Marie à Pontmain (le 17 Janvier 1871).


Les saints du jour (Mercredi 17 janvier)


Saint Antoine le Grand, Ermite en Égypte (251-356).

Saint Théodose Ier Empereur romain d'Orient et d'Occident (+ 395)

Saint Sulpice le Pieux Evêque de Bourges (+ 647)

Sainte Roseline de Villeneuve, Prieure, Chartreuse
en Provence (1263-1329).



Prière avant la lecture

« Très douce Vierge Marie, Tu as dans ton Apparition à Pontmain, rappelé l’importance de la prière, fortifié en nos cœurs l’Espérance et apporté la Paix. Daigne accueillir favorablement aujourd’hui la prière ardente que nous T’adressons pour que s’établisse dans nos cœurs, nos familles, notre Nation et toutes les Nations, la Paix, fruit de la justice, de la vérité, de la charité. Augmente en nos âmes le désir de vivre pleinement notre foi, sans aucune compromission, dans toutes les circonstances de notre vie. Aide-nous à toujours comprendre les autres et à les aimer profondément en Dieu. Amen. »

Notre Dame de Pontmain, priez pour nous !



LECTURES DE LA MESSE:
 



Sommaire du texte de l’évangile

Jésus est dans une synagogue, un jour de sabbat. Il y a là un homme avec la main desséchée. Les Pharisiens l’épient pour voir s’il fera la guérison et leur fournira ainsi une occasion de l’accuser de violation de la Loi. Jésus demande au malade de se lever et de se tenir au milieu de l’assemblée. Il pose alors la question: Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer? Les Pharisiens gardent le silence. Cet endurcissement remplit Jésus de colère et de tristesse. De son regard il fait le tour de l’assemblée. D’une parole, Étends la main, il guérit le malade. Une fois sortis de la synagogue, les Pharisiens s’associent aux Hérodiens pour comploter sur la façon de perdre Jésus.


"Réflexion

C’est ici la dernière de cinq controverses ou confrontations entre Jésus et les Pharisiens. On peut considérer dans notre texte deux parties qui s’entrecroisent. Il y a d’un côté l’opposition à Jésus et de l’autre, Jésus et sa mission.

La controverse précédente s’est terminée sur la déclaration de Jésus qui affirmait qu’il était le maître, même du sabbat. Contre cette position unique de Jésus, l’opposition va se durcir de façon définitive. Dans la synagogue, le jour du sabbat, les Pharisiens ne sont là que pour l’observer: ils cherchent une action de Jésus qui pourrait servir à l’accuser de violation du sabbat. À cette question de Jésus qui semble avoir une réponse bien évidente, ils ne veulent pas répondre: ils attendent pour voir ce qu’il va faire. Après la guérison, ils peuvent quitter la synagogue: ils ont ce qui, dans leurs interprétations raffinées, peut servir d’accusation. D’après ces interprétations, on ne peut violer le sabbat et aider un malade seulement s’il est en danger de mort. Leur opposition est maintenant définitive: ils veulent faire disparaître Jésus. C’est l’annonce du jugement final par le sanhédrin. Ils se cherchent des alliés et rencontrent des Hérodiens. Hérode Antipas est le gouverneur (tétrarque) de la Galilée. C’est lui qui a fait arrêter Jean Baptiste. Il représente avec ses fonctionnaires et ses partisans le pouvoir politique qui a le pouvoir de la peine capitale. Les Pharisiens sont sortis de la synagogue pour comploter. A la dernière Cène, Judas sortira du cénacle pour entrer dans la nuit (Jean 13,30) et aller dénoncer Jésus.

On peut voir dans la question de Jésus une façon de parler de sa mission, de ce qu’il offre. En mentionnant le sabbat, il se trouve à insister sur le vrai sens de celui-ci. C’était une fête pour rappeler la libération d’Égypte. C’était grâce à cette libération que la vie d’Israël avait commencé. L’interdit du travail était pour rappeler à l’Israélite qu’à cause de cette libération il n’était pas prisonnier de son travail. On fêtait donc la vie qui avait été donnée, la vie qui rendait libre. Quand Jésus pose la question de faire le bien le jour du sabbat, à quel bien pense-t-il? Évidemment au bien de libérer la vie de ce qui l’emprisonne. C’est le sens des guérisons qui sont des signes de ce qu’il est venu faire. Il dira: Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie, et qu’on l’ait surabondante. (Jean 10,10)

Ce qu’il offre réalise ce que commençait le sabbat. C’est le bien qu’il offre et que les Pharisiens refusent. On comprend sa colère lorsqu’il regarde-tout-autour, c’est-à-dire des deux côtés de la synagogue où sont assis les auditeurs; en d’autres mots, il les regarde un à un, navré de l’endurcissement de leurs coeurs.



Père Jean Gobeil SJ
1962-2017
55 années de service de la communauté

Source :





Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
Les Exercices, n° 7, Tierce ; SC 127 (trad. SC p. 269 rev.)

« On observait Jésus...pour l'accuser »

À l'heure de la prière, mets-toi en présence de la paix et de l'amour... : ô paix de Dieu qui surpasses tout sentiment (Ph 4,7), plaisante et agréable, douce et préférable à tout, partout où tu pénètres règne une sécurité imperturbable. Toi seule as le pouvoir de mettre un frein à la colère du souverain ; tu ornes le trône du roi par la clémence ; tu illumines le royaume de la gloire par la pitié et la miséricorde. De grâce, prends en main ma cause, à moi le coupable et l'indigent... Voici que déjà le créancier se tient à la porte... il n'est pas prudent pour moi de lui parler, puisque je n'ai pas de quoi payer ma dette. Très doux Jésus, ma paix, combien de temps garderas-tu le silence ?... De grâce, maintenant du moins parle pour moi, disant ce mot charitable : « Moi, je la rachèterai ». Toi, tu es assurément le refuge de tous les pauvres. Tu ne passes auprès de personne sans lui donner le salut. Toi, jamais tu n'as laissé partir celui qui s'était réfugié près de toi, sans qu'il soit réconcilié...

De grâce, mon amour, mon Jésus, à cette heure de la journée tu as été flagellé pour moi, couronné d'épines, abreuvé pitoyablement de souffrances. Tu es mon vrai roi, hors de toi je ne connais personne. Tu t'es fait l'opprobre des hommes, abject et repoussant comme un lépreux (Is 53,3) jusqu'à ce que la Judée refuse de te reconnaître comme son roi (Jn 19,14-15). Par ta grâce, que moi au moins je te reconnaisse comme mon roi ! Mon Dieu, donne-moi cet innocent, si tendrement aimé, mon Jésus, qui pour moi « a payé » si pleinement « ce qu'il n'avait pas dérobé » (Ps 68,5) ; donne-le-moi pour être l'appui de mon âme. Que je le reçoive dans mon cœur ; que par l'amertume de ses douleurs et de sa Passion il réconforte mon esprit...












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 18 Jan 2018 - 12:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 18 janvier 2018 : Le jeudi de la 2e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 18 janvier)


Saint Desle Fondateur d'un monastère non loin de Luxeuil (+ 625)

Sainte Marguerite de Hongrie, Princesse hongroise, Moniale Dominicaine (✝ 1270).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent."

De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Les pauvres savent reconnaitre leur Bon Berger. Cependant, dans la foule se glisse « l’Adversaire, » l’ennemi de la nature humaine. Cet ennemi le reconnait, il voudrait déjouer le plan d’amour de Dieu. Dans son orgueil, il se fait provoquant : « Tu es le Fils de Dieu ! » Dans la première Alliance, les foules chantaient la gloire de David, elles s’enthousiasmaient de ses exploits. David avait sauvé la nation, abattu finement l’invincible Philistin. Pourtant Saül faisait des pro­jets pour se débarrasser de David, ce rival encombrant. Jonathan s’efforçait de le protéger. L’un prenait le parti de l’élu, l’autre le rejetait. De tout temps, adhésion et rejet, enthousiasme et condamnation, accord et incompréhensi­on, acceptation et refus forment la trame de l’histoire de nos vies. Tout en nous, et autour de nous, semble se situer entre des choix qui soulèvent tension et dé­tente, jubilation et angoisse. C’est par Amour que Jésus est venu parmi nous, c’est avec un immense amour qu’il annonce le Père. Il annonce la bonne nouvelle de cet Amour pour tous !

"Jésus dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas."

Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. La parole de Jésus frappe, elle atteint les cœurs. De Jésus se dégage une puissance de salut, une force inédite d’Amour qui atteste son origine. Sa présence oblige le Mal a quit­ter ses victimes. Le cri affolé des possédés dévoile le mystère de violence et de mort qui éclate des menaces de l’adversaire. Le menteur est à l’origine de cette déchéance humaine, il ne supporte plus l’action de Jésus. Jésus se faufile entre l’adhésion et le rejet du peuple, son enthousiasme et sa condam­nation. Avec ses disciples, il se retire vers la mer et une grande multitude le suit. Jésus a pitié de cette foule qui le cherche pour être guérie. Il se penche sur chacun avec une si grande tendresse. Une communion d’amour s’établit avec une grande confiance en Dieu.

"Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! »

Mais il leur défendait vivement de le faire connaître. Avec Jésus, le Royaume de Dieu s’est approché de nous. C’est le temps de la nouveauté de l’Amour pour nous, c’est l’irruption de cette nouveauté dans le monde. Le Royaume de Dieu est un Royaume de lumière et d’Amour. L’action du Mauvais n’est que violence et mensonge. Jésus enjoignait avec force aux esprits mauvais de ne pas le faire connaître. Dés l’origine, le menteur a introduit la confusion dans le cœur de la femme et de l’homme. La Parole de Vérité de Jésus est clarté, elle est sans aucune ambiguïté. La foule demeure fidèle à Jésus, elle cherche à être guérie par lui. Jésus, depuis la barque, avec les siens, annonce la Bonne Nouvelle du Royaume. Aujourd’hui comme hier, l’incompréhension devant la souffrance provoque notre cœur à adhérer à Jésus, à chercher Dieu. Nous sommes envoyés par lui pour construire une humanité nouvelle telle qu’il la désire dans le secret de son Cœur. Cette humanité, à l’image du cœur de Marie, est sans ambivalence. Son oui à la Parole est un oui à l’image du Oui de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce du discernement pour qu’avec Jésus, nous puissions toujours reconnaitre ce qui vient de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
5ème Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 76 rev.)

Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher

« Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage et soyez sans crainte... Dieu viendra lui-même et vous sauvera » (Is 35,4). Cette prophétie s'est réalisée : qu'il me soit donc permis de m'écrier maintenant dans l'allégresse : Réjouissez-vous, enfants d'Adam, réjouissez-vous ; arrière tout découragement ! À la vue de votre faiblesse et de votre impuissance à résister à tant d'ennemis, « bannissez toute frayeur, Dieu lui-même viendra et vous sauvera ». Comment est-il venu lui-même, et vous a-t-il sauvés ? En vous donnant la force nécessaire pour affronter et surmonter tous les obstacles à votre salut. Et comment le Rédempteur vous a-t-il procuré cette force ? En se faisant faible, de fort et tout-puissant qu'il était ; il a pris sur lui notre faiblesse, et nous a communiqué sa force...

Dieu est tout-puissant : « Seigneur, s'écriait Isaïe, qui donc résisterait à la force de ton bras ? » (40,10)... Mais les blessures faites à l'homme par le péché l'avaient tellement affaibli qu'il était incapable de résister à ses ennemis. Qu'est-ce que le Verbe éternel, la Parole de Dieu, a fait ? De fort et tout-puissant, il s'est rendu faible ; il s'est revêtu de la faiblesse corporelle de l'homme pour procurer à l'homme par ses mérites la force d'âme nécessaire...; il s'est fait enfant... Enfin, au terme de sa vie, dans le jardin des Oliviers, il est chargé de liens, dont il ne peut pas se dégager. Dans le prétoire, il est attaché à la colonne pour être flagellé. Puis, la croix sur ses épaules, il tombe souvent sur le chemin, faute de forces. Cloué à la croix, il ne peut pas se délivrer... Sommes-nous faibles ? Mettons notre confiance en Jésus Christ et nous pourrons tout : « Je peux tout en Celui qui me rend fort » disait l'apôtre Paul (Ph 4,13). Je peux tout, non par mes propres forces, mais par celles que m'ont obtenues les mérites de mon Rédempteur.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 19 Jan 2018 - 12:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 19 janvier 2018 : Le vendredi de la 2e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 19 janvier)

Saint Marius Et ses compagnons, Marthe, Audifax et Abachum,
Martyrs à Rome († 270)


Saint Remi Evêque de Rouen (+ 772)

Saint Knud le Saint Roi du Danemark, martyr (+ 1086)

Saint Marc d'Ephèse Professeur à l'école patriarcale de
Constantinople (+ 1444)


Joseph-Sébastien Pelczar, Évêque en Pologne, Fondateur de la
Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus (✝️ 1924).


Bienheureux Marcelo Spinola y Maestre, Archevêque et
cardinal (1835-1906)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Puis, il gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait."

C’est dans le calme de la prière que Jésus gravit pas à pas la montagne, vient alors l’appel de ceux qu’il veut. Viendra ensuite leur propre montée, leur rassemblement auprès de lui. L’institution d’un groupe de « douze, » ne devra plus s’arrêter jusqu’à la fin des temps, il a quelque chose de nouveau. Ce n’est pas simplement un groupe, c’est douze personnes en tout, « les Douze », une unité. Jésus nous dit la douce pitié du cœur de Dieu, il est son regard d’amour attentif aux besoins de l’humanité : « Voyant les foules il eut pitié d’elles parce qu’elles étaient abattues comme des brebis sans berger. » Le regard de Dieu, dans la chair du Fils de l’homme, vient au secours de l’humanité. C’est dans le regard bienveillant de l’amour infini de Dieu que nous aussi, nous sommes tous appelés par notre nom. Dieu nous appelle et nous envoie en mission, il nous dit combien il est présent au milieu de nous. C’est tout l’amour de Dieu qui nous est ainsi révélé. Cet amour est d’une force incroyable. Déjà Moïse sur la montagne entendait la voix de Dieu : « Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, comment je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle pour vous amener jusqu’à moi. » L’aigle est d’une grande puissance quand il prend son envol ! La parole de Dieu nous emporte, elle nous rejoint dans notre vie quotidienne, dans ce que nous sommes au plus intime.

" Ils vinrent auprès de lui,"

et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons. La mission de ces hommes sera d’être avec lui, de prêcher de manière active une parole qui passera de l’un à l’autre, une parole qui porte et ranime la vie. C’est un appel à être en vérité, en transmettant quelque chose du Seigneur, quelque chose que Jésus porte de plus loin que lui. Ainsi une nouvelle manière de vivre s’inaugure, elle s’offre encore à nous, aujourd’hui. Jésus appelle les douze apôtres, ils ont été saisis par l’amour infini de Dieu, ils ont été appelés par leur nom, Jésus leur donne une mission. Nous aussi nous sommes guéris, sauvés par cet Amour, pour devenir à notre tour sauveur. Il nous faut avoir été relevés nous-même de la détresse pour relever nos frères. Nous comptons sur Dieu, nous savons que notre prière est exaucée. Avec Jésus nous n’avons plus peur, nous nous remettons dans l’amour infini de Dieu, dans le regard de Dieu. Dans cette espérance que Jésus nous aime vraiment, nous pouvons venir au secours de nos frères ! C’est un appel à la gratuité qui est le signe de l’amour de Dieu révélé en Jésus Christ. Il est celui qui nous sauve dans un surcroît d’amour, il nous aime et nous donne sa vie « alors que nous étions encore pécheurs. »

"Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –,"

Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –, André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra. Jésus choisit et envoie ses apôtres qui le suivront tout au long de son ministère de prédication. « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » dit Jésus à Simon. La volonté d’amour de Dieu se manifeste à Simon : « Tu t’appelleras Pierre, » c’est le nom nouveau que Dieu lui donne. Ce n’est pas Pierre qui a revendiqué d’être là, c’est Dieu qui l’a positionné ainsi. De même ce n’est pas nous qui déterminons notre mission, c’est Dieu ! Nous allons y adhérer et la choisir dans un mouvement d’adoration. Jésus choisit aussi Jacques et Jean, celui qu’il aimait. Ce n’est pas selon notre volonté que nous bâtissons la communauté mais selon la volonté de Dieu. Tous les mots de Jésus portent, dans cette liste, les noms défilent, un à un, jusqu’à douze, avec aussi celui qui le livrera au bout du chemin : Judas Iscariote. Nous ne pouvons pas mettre notre orgueil dans nos qualités, mais dans l’amour de Dieu qui « a réconcilié tous les hommes dans son Fils. » Les apôtres sont ainsi les messagers des promesses de la vie donnée en Jésus qui est le don de Dieu qui sauve.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole et dans l’Esprit-Saint de réaliser l’œuvre de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Église, « Lumen Gentium », § 18-19

« Il appela ceux qu'il voulait »

Ce saint synode, à l'exemple du Concile Vatican I, enseigne avec lui et déclare que Jésus Christ, Pasteur éternel, a édifié la sainte Église en envoyant les apôtres comme lui-même avait été envoyé par le Père et a voulu que leurs successeurs, c'est-à-dire les évêques, soient dans son Église pasteurs jusqu'à la fin des temps. Et afin que l'épiscopat lui-même soit un et sans fissure, il a mis à la tête des autres apôtres le bienheureux Pierre qu'il a établi comme principe et fondement perpétuel autant que visible de l'unité de la foi et de la communion...

Le Seigneur Jésus, après avoir prié le Père, a appelé à lui ceux qu'il voulait et en a nommé douze qu'il prendrait avec lui et qu'il enverrait prêcher le Royaume de Dieu ; et ces apôtres il les a constitués en collège ou corps stable, à la tête duquel il a mis Pierre, choisi parmi eux. Il les a envoyés d'abord aux enfants d'Israël et puis à toutes les nations afin que, revêtus de son autorité, ils fassent de tous les peuples ses disciples, les sanctifient et les gouvernent. Ainsi ils propagent l'Église et, sous la conduite du Seigneur, ils en sont les ministres et les pasteurs, tous les jours jusqu'à la fin du monde. Ils ont été pleinement confirmés dans cette mission le jour de la Pentecôte selon la promesse du Seigneur : « Vous recevrez une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ».

Les apôtres, donc, prêchant partout l'Évangile, qui a été accueilli par les auditeurs sous la motion du Saint-Esprit, ont rassemblé l'Église universelle que le Seigneur avait fondée dans les apôtres et qu'il avait édifiée sur le bienheureux Pierre, leur chef, Jésus Christ étant lui-même la suprême pierre angulaire. La mission divine confiée par le Christ aux apôtres durera jusqu'à la fin des temps, puisque l'Évangile qu'ils doivent prêcher est de tout temps pour l'Église le principe de sa vie entière.



Références bibliques : Jn 20,21 ; Mc 3,13-19 ; Mt 10,1-42 ; Lc 6,13 ; Jn 21,15-17 ; Rm 1,16 ; Mt 28,16-20 ; Mc 16,15 ; Lc 24,45-48 ; Jn 20,21-23 ; Mt 28,20 ; Ac 2,1-36 ; Ac 1,8 ; Mc 16,20 ; Ap 21,14 ; Mt 16,18 ; Ep 2, 20 ; Mt 28,20.











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 20 Jan 2018 - 13:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 20 janvier 2018 : Le samedi de la 2e semaine du temps ordinaire



Les saints du jour (Samedi 20 janvier)

Saint Fabien, Pape (20e) de 236 à 250 et martyr.

Saint Sébastien, Martyr à Rome (✝ v. 284).

Saint Euthyme le Grand Anachorète dans le désert de Juda (377-473)

Saint Henri Martyr et patron de la Finlande (+ v. 1157)

Sainte Maria Cristina dell’Immacolata Concezione, Religieuse et
fondatrice des “Sœurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement” (1856-1906)


Bienheureux Cyprien Michael Iwene Tansi moine cistercien africain (1903 - + 1964)

Bienheureux Basile-Antoine Marie Moreau, Prêtre et Fondateur des «
Congrégation de Sainte-Croix » et des « Marianites de Sainte-Croix » (1799-1873).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Alors Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble. »

Nous contemplons Jésus dans le don qu’il fait de lui-même. De partout on vient à lui. Il ne refuse jamais personne, toujours il a une Parole pour chacun. La vie de Jésus, plus encore que sa Parole, abonde en contraste merveilleux. Il est Roi, et il naît dans une étable. Il est le Maître, et il lave les pieds de ses apôtres. Pour perpétuer son message, il choisit non des savants, mais des ignorants et des timides. Jésus est déconcertant. Il dérange ses proches qui le regardent comme le fils de Joseph et de Marie. Quand il prend la parole dans la synagogue, ils ne le reconnaissent pas. Jésus est tellement proche de nous que nous croyons connaître ses origines, mais nous ignorons son identité. En devenant l’un de nous, entre dans la chaumière de Zachée et de Lévi. Il entre dans l’angoisse des conflits humains et se heurte à de vives oppositions qu’il vit dans la sérénité. La folie de l’Amour de Dieu sera toujours déroutante pour nous, ce sera une incompréhension pour ses proches.

si bien qu’il n’était même pas possible de manger.

Jésus n’a pas le temps de manger du pain, lui, qui nous apprendra qu’il est le Pain de vie ! Il est identique au don qu’il fait de lui-même : « Je suis le Pain vivant, celui qui me mange n’aura plus jamais faim, » dira-t-il au moment de donner sa vie pour que nous ayons la vraie Vie. Avec l’auteur de l’imitation de Jésus-Christ nous pouvons dire : "Je sais que deux choses me sont ici-bas absolument nécessaires, sans lesquelles cette misérable vie me deviendrait insupportable. Lié aux servitudes de mon corps, j’ai besoin d’aliments et de lumière. C’est pourquoi tu m’as donné ton corps sacré pour soutenir mon corps et mon âme malades, et « ta parole comme une lampe pour éclairer mes pas. » Sans cela, je ne pourrais pas vivre dignement, car la Parole de Dieu est la lumière de l’âme, et ton sacrement le Pain de vie. Marie, la mère de Jésus, qui est nourrie de la Parole de Dieu fait confiance à Jésus, mais sa parenté n’a pas la même connaissance de lui ! Nous comprenons que humblement, elle accompagne les siens sur le chemin de Jésus. Oui, il a perdu la tête jusqu’à supporter toutes les épreuves pour porter secours à ceux qui subissent l’épreuve.

"Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête."

Aujourd’hui encore, le monde est dans la même attitude que la parenté de Jésus et comme les scribes, ils nous posent des questions. Nous voulons suivre le chemin des saints, entrer dans un grand mouvement de compassion pour les autres. Jésus a tellement perdu la tête qu’il se donne en nourriture, qu’il se livre entre nos mains, c’est le seul moyen pour qu’il fasse en nous sa demeure. Et les siens, l’ayant appris, partirent pour se saisir de lui, car ils disaient : « Il a perdu le sens. » Cela nous fait exulter de joie parce que Jésus a changé notre deuil en une danse. La Passion et la Résurrection de Jésus nous ouvre un chemin de lumière. Parce que Jésus a été au bout du don de lui-même, nous pouvons suivre son chemin. Avec Marie, nous gardons toutes ces choses dans notre cœur. Nous voulons entrer dans le mystère de Jésus et exprimer une immense action de grâce devant lui qui est la cause de notre Salut. Il nous a libéré des tortures de ce monde de violence comme l’agneau innocent venu porter le péché du monde. Avec un beau cri de reconnaissance nous voulons suivre ceux qui accepte de vivre comme Jésus.


Citation :
Nous demandons au Saint Esprit de nous éclairer dans le chemin de notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





L'Imitation de Jésus Christ, traité spirituel du 15e siècle
Livre IV, ch. 11 (trad. Ravinaud/Driot, Médiaspaul 1984, p. 237)

Livré aux hommes et à son Père, le Christ nous nourrit de la Parole et du Pain de vie.

Tu m'es témoin, mon Dieu, que rien ne peut me satisfaire, que personne ne peut m'apaiser ; c'est toi seul, mon Dieu, que je désire contempler éternellement. Mais cela n'est pas possible tant que je serai dans ce corps mortel... En attendant, les livres saints seront mes guides, le miroir de ma vie ; et par-dessus tout, ton corps sacré sera mon remède et mon refuge.

Je sais que deux choses me sont ici-bas absolument nécessaires, sans lesquelles cette misérable vie me deviendrait insupportable. Lié aux servitudes de mon corps, j'ai besoin d'aliments et de lumière. C'est pourquoi tu m'as donné ton corps sacré pour soutenir mon corps et mon âme malades, et « Ta parole comme une lampe pour éclairer mes pas » (Ps 118,105). Sans cela, je ne pourrais pas vivre dignement, car la parole de Dieu est la lumière de l'âme, et ton sacrement le pain de vie.

On peut dire aussi que ce sont deux tables dressées parmi les trésors de la sainte Église. L'une est la table de l'autel, qui porte le pain sacré, c'est-à-dire le corps précieux de Jésus Christ ; l'autre est la table de la loi divine, contenant la doctrine éternelle, celle qui enseigne la vraie foi et conduit avec sûreté vers le repos de Dieu.

Je te remercie, ô Créateur et Rédempteur des hommes, qui, pour manifester ton amour au monde entier, nous as préparé ce grand banquet au cours duquel tu donnes en nourriture, non pas le symbole de l'agneau, mais la réalité de ton corps et de ton sang. Banquet sacré où tous les fidèles boivent avec allégresse au calice du salut qui renferme toutes les joies du paradis.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 21 Jan 2018 - 12:54

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 21 janvier 2018 : Troisième dimanche du temps ordinaire



Les saints du jour (Dimanche 21 janvier)

Sainte Agnès de Rome, Martyre (290 -✝ v. 303).

Saint Maxime le Confesseur, Moine, Père de l'Église d’Orient,
Confesseur de la Foi (580-662).


BBx Jean-Baptiste Curpin du Cormier et ses treize compagnons,
Prêtres et martyrs à Laval († 21 Janvier 1794).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Jean Baptiste demandait à chacun de rectifier sa vie en vue du Royaume de Dieu, il a été arrêté. Jésus apparaît dans l’histoire humaine, il déploie son projet d’Alliance avec l’humanité. Il manifeste l’Amour infini de Dieu avec une présence d’autorité. La bonne nouvelle prend forme dans un peuple qui chemine, suscité par une parole qui le met en marche. Jésus appelle ses premiers disciples dans un contexte de conversion. « Les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout proche, convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle. » Croyez possible une bonne nouvelle, un tout nouvel Amour. Jésus va beaucoup plus loin que Jean le Baptiste dans la conversion, il demande une conversion du cœur, une conversion à l’amour. Ce n’est plus une conversion morale, qui certes demeure nécessaire, mais c’est une conversion à l’amour de Dieu qui assume toutes les épaisseurs de notre humanité et la fait rayonner. Croire possible cette bonne nouvelle, c’est entrer dans un tout nouvel Amour. Voilà la Bonne Nouvelle : le Jour de Dieu vient, le Royaume s’approche de nous, nous n’avons qu’à l’accueillir. Il nous faut croire à la gratuité du don de Dieu.

"Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »

Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. A sa suite, Jésus donne à chacun une place : « Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » Se mettre en mouvement à la suite de Jésus, c’est partir, et manifester une conversion. La conversion à laquelle Jésus nous invite consiste à croire que le don de Dieu est actuel et qu’il est gratuit. Personne n’est abandonné, personne n’est laissé au bord du chemin. C’est dans cette ambiance que Jésus appelle ses premiers Apôtres. l’Amour de Dieu resplendit dans les cœurs et sur les visages. La conversion proposée est efficace quand le oui de notre cœur ouvre une porte à l’Amour infini de Dieu. C’est une conversion fondamentale à l’amour de Dieu qui va transformer tous nos amours. Jésus annonce cette Bonne Nouvelle : Dieu est Amour. Désormais nous pouvons vivre de l’Amour infini de Dieu.

"Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela."

Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite. C’est pour faire du nouveau, qu’en lien avec Jésus, Jacques et Jean ont entrepris cette conversion. Ces Apôtres assumaient leurs responsabilités dans leur lieu de travail, dans leur quotidien. Jésus est là, ils ne sont plus seuls dans leur recherche de Dieu. Nous sommes tous appelés, nous quittons nos manières d’être selon le monde, non pas pour l’abandonner, mais pour lui apporter une espérance nouvelle en suivant Jésus et en vivant dans un nouvel amour. Jésus accomplit l’œuvre du Dieu d’Amour en chacun de nous. Mu par ce très grand Amour, la transformation de notre être pourra se réaliser. Il nous faudra lui donner notre consentement. Dieu nous transformera et nous situera dans son Amour. La Bonne Nouvelle annoncée s’active et se vit dans cet appel à vivre de l’Amour infini de Dieu.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de convertir notre cœur en un cœur brûlant d’amour pour nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de St Marc ; PL 52, 125-171 (trad. Marc commenté, DDB 1986, p.42s)

« Ils partirent derrière lui »

« Jésus leur dit : Venez à ma suite, et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. » Heureuse mutation de la pêche : Simon et André sont la pêche de Jésus... Ces hommes sont assimilés à des poissons, pêchés par le Christ, avant d'aller eux-mêmes pêcher d'autres hommes. « Et aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. » Une foi véritable ne connaît pas de délai ; dès qu'ils l'ont entendu, ils ont cru, l'ont suivi et sont devenus pêcheurs. « Aussitôt, laissant leurs filets. » Je pense qu'à travers ces filets, ce sont tous les vices de la vie de ce monde qu'ils ont quittés...

« Et quelques pas plus loin, il vit Jacques, le fils de Zébédée, et Jean, son frère... Aussitôt, il les appela ; et, laissant leur père dans la barque avec ses employés, ils partirent à sa suite. » On me dira : la foi est audacieuse. Quel indice avaient-ils, quelle marque sublime avaient-ils remarquée pour le suivre dès qu'il les a appelés ? Nous réalisons que de toute évidence quelque chose de divin émanait du regard de Jésus, de l'expression de son visage, qui incitait ceux qui regardaient Jésus à se tourner vers lui... Pourquoi dis-je tout cela ? C'est pour vous montrer que la parole du Seigneur agissait, et qu'à travers le moindre de ses mots, il travaillait à son œuvre : « Lui commanda, eux furent créés » (Ps 148,5) ; avec la même simplicité, lui a appelé, eux ont suivi... : « Écoute, ma fille, regarde et tend l'oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père ; alors le roi désirera ta beauté » (Ps 44,11-12).

Écoute bien, frère, et suis la trace des apôtres ; écoute la voix du Sauveur, ignore ton père par la chair, et vois le Père véritable de ton âme et de ton esprit... Les apôtres quittent leur père, quittent leur barque, quittent toutes leurs richesses d'alors ; ils abandonnent le monde et ses innombrables richesses ; ils renoncent à tout ce qu'ils possèdent. Mais ce n'est pas la masse des richesses que Dieu considère, c'est l'âme de celui qui y renonce. Eux qui ont quitté peu de chose auraient tout aussi bien renoncé, le cas échéant, à une grande fortune.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 23 Jan 2018 - 12:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 23 janvier 2018 : Le mardi de la 3e semaine du temps ordinaire



Les saints du jour (Mardi 23 janvier)

Saint Jean l'Aumônier Patriarche d'Alexandrie (+ 619)

Saint Barnard Archevêque de Vienne, en Isère (+ 841)

Sainte Marianne Cope, Américaine, membre des Sœurs de Saint François
de Syracuse, évangélisatrice des lépreux à Molokai (1838-1918).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.

Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Nous contemplons Jésus, dans la vie quotidienne, entouré d’une foule de gens. Tous ceux que Jésus touche, sont transformés par sa parole et par son regard. Jésus est le lieu de la paix, le lieu où la Parole de Dieu se donne. Il regarde chacun de ceux qui l’entourent, il leur donne la beauté de son visage et le sens de leur vie. La volonté du Père qui est dans les cieux, est, que par Jésus, la régénération du monde s’accomplisse. Ses proches, ses cousins et ses cousines, sont arrivés de Nazareth à Capharnaüm. Jésus est dans une maison ou Il enseigne, Marie, et sa famille sont dehors. Vu la quantité de gens présents, ils le font appeler. La réponse de Jésus est pour nous d’une grande sagesse car faire la volonté de Dieu est la perfection de notre vie. Le message de Jésus est merveilleux. Il nous voit nous aussi, pratiquant son amour, comme Marie sa mère. Il nous montre qu’il est imitable, et que sa parole est praticable pour ceux qui demeurent en lui. Comme la perfection de Jésus est de faire la volonté de son Père, notre perfection est d’être trouvés dans la volonté de Jésus, alors nous sommes pour lui un frère, une sœur, une mère. Même si nous ne l’avons pas connu selon la chair, nous le connaissons d’une connaissance plus pénétrante qu’une simple connaissance selon la chair, c’est une connaissance selon l’Esprit.

Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »

Jésus avait quitté sa famille humaine pour suivre la volonté de son Père. Il vit de l’Amour divin avec lequel il aime chacun de ses frères. Il n’y a ni froideur ni mépris de Jésus pour ses liens familiaux. Il appartient totalement à Dieu son Père, et il réalise en lui un nouvel Amour qu’il offre à tous. Jésus, qui a pris notre nature humaine, commence avec Marie une nouvelle famille spirituelle. Il jette un regard d’amour sur les gens assis autour de Lui et il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. » Jésus nous dit que seuls, ceux qui l’écoutent et accomplissent la volonté de Dieu sont ses frères, sa sœur, et sa mère. Il exhorte ceux qui se trouvent là, et tous les autres, à entrer en communion avec Lui au moyen de l’accomplissement de la volonté divine. Quelque soit ce qu’il nous demande, c’est ainsi que nous trouvons notre joie. Dans ces paroles de Jésus, nous lisons l’éloge de sa mère Marie, bienheureuse pour toujours pour avoir cru en lui. Jésus nous donne ainsi tout ce qu’Il a reçu de son Père.

Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. »

Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » Marie, entendant cette parole de Jésus est glorifiée, elle est toute à la joie, parce que c’est toute sa vie. Tout ce qu’elle vit dans la foi, c’est d’obéir à la Parole ! « Qu’il me soit fait selon ta Parole » dit-elle à l’Annonciation. Sa vie correspond toujours à la volonté du Père. Le mystère de son Amour va désormais se propager pour la gloire de Dieu. Éclairés par La Parole, nous devenons ses sœurs et ses frères, sa mère. Marie nous garde tous dans son cœur car nous sommes devenus ses enfants à la Croix : « Voici ta mère, » dit Jésus à Jean, et à sa suite, à chacun d’entre nous. C’est ainsi que l’Église nous enfante à la vie divine par les sacrements. Quand nous célébrons l’Eucharistie nous faisons la volonté de notre Père. Nous faisons advenir ici et maintenant le salut de Jésus-Christ pour nous aujourd’hui. À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Pour accomplir cette volonté de Dieu trois nourritures nous sont nécessaires : La Parole de Dieu, l’Eucharistie, et la Volonté de notre Père. En nous nous nourrissant du Corps et du Sang de Jésus, nous réalisons en nous son mystère qui se perpétue grâce à l’Eglise.


Citation :
Nous demandons la grâce d’accomplir la volonté de Dieu. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Bienheureux Columba Marmion (1858-1923), abbé
L'union à Dieu dans le Christ d'après les lettres de direction de
Dom Marmion (Dom R. Thibaut, Eds DDB, p. 19, rev.)


Faire la volonté de Dieu

Vous savez que quand nous sommes en état de grâce, Jésus demeure toujours dans notre cœur. Son grand désir est d'être tout pour nous. Il semble que ce soit un rêve trop beau pour être vrai que Jésus si Bon, si Puissant, si Tendre, veuille être notre frère, et cependant, c'est Lui-même qui nous le dit : « Quiconque fait la Volonté de mon Père qui est au Ciel, Je serai pour lui un frère, une sœur, une mère.  » Ce sont les paroles mêmes de Jésus.

     Donc, pour arriver au bonheur d’avoir Jésus comme notre frère, notre ami le plus intime, il faut faire la Volonté de son Père. Eh bien ! Quelle est cette Volonté ? D'abord éviter le péché, et, si nous y tombons par faiblesse, en demander pardon aussitôt. Ensuite, faire toutes nos actions pour Lui. Il est si bon qu'Il accepte nos moindres actions faites pour Lui. Vous connaissez vos devoirs ; il reste de les sanctifier en les consacrant à Dieu.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 24 Jan 2018 - 11:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 24 janvier 2018 : Le mercredi de la 3e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mercredi 24 janvier)

Saint Néophyte le Reclus (+ 1183)

Saint François de Sales, Évêque et Docteur de l'Église, Co-Fondateur
de l’Ordre de la Visitation (1567-1622).


Bienheureuse Marie Poussepin, Vierge et Fondatrice des
« Sœurs Dominicaines de la Présentation » (1653-1744).



Prière avant la lecture

Avec cette prière de saint Augustin, entrons dans l’écoute de la Parole de Dieu : « Que vos Écritures soient mes délices. Que je n'y trouve ni à m'égarer, ni à égarer les autres. Voyez, Seigneur ; ayez pitié, Seigneur mon Dieu, lumière des aveugles, vertu des faibles. Faites-moi largesse de temps pour méditer les secrets de votre loi ; ne la fermez pas à ceux qui frappent. Car ce n'est pas en vain que vous avez dicté tant de pages mystérieuses. Seigneur, amenez-moi à votre perfection ; révélez-moi ces mystères. Oh ! Votre parole est ma joie ! »


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Il n’y a qu’un seul semeur. Le semeur, c’est le Christ. Nous, l’Église, nous ne sommes que des auxiliaires du semeur. Ce n’est pas notre propre grain que nous semons ; c’est la Parole de Dieu. Ce n’est pas nous qui sommes sortis pour semer ; c’est le Fils du Père qui est sorti d’auprès de Dieu pour venir parmi les hommes répandre la Parole de Dieu. Tous nos actes missionnaires sont une petite participation à l’action du semeur. Le semeur continue de semer, aujourd’hui. Par son Église, il répand la Parole à travers les cinq continents du monde.

Le semeur, le Christ, dans l’Évangile, ne choisit pas son public. Il ne dit pas d’avance : « Celui-ci va m’entendre, celui ne va pas m’entendre ; celui-là va comprendre ; celui-là ne va pas comprendre ; celui-là a envie de me suivre, celui-là n’a pas envie de me suivre ». Comme si d’avance nous savions qui va ouvrir ses oreilles pour entendre ! Le Christ ne dit pas d’avance : « Les pécheurs ne peuvent pas me suivre ; les publicains ne peuvent pas me suivre ; les païens ne peuvent pas me suivre ». Il répand sa parole sur toute chair, sur toute vie, sur toute humanité, et c’est la liberté de l’homme qui définit ceux qui entendent et ceux qui comprennent. Et nous, pas davantage que Jésus, nous ne pouvons définir qui va nous entendre ni choisir à qui nous voulons parler. Comme Jésus, habités par son Esprit, envoyés pour sa mission, nous semons sans compter et sans mettre d’avance des filtres pour empêcher la semence de se répandre.

Aujourd’hui, l'Esprit Saint nous envoie, comme «une lettre du Christ», pour proclamer dans chacun de nos lieux de vie les œuvres de Dieu et pour être des témoins ardents de l'Évangile du Christ parmi les hommes de bonne volonté, jusqu'aux limites de la terre. L'Esprit de Dieu nous envoie, pour que nous devenions les bâtisseurs d'une civilisation réconciliée, fondée sur l'amour fraternel. Soyons attentifs à la voix et aux signes de la présence et de l'action de l'Esprit Saint dans l'Église et dans le monde. Accueillons le feu de l'Esprit du Seigneur pour devenir une terre fertile qui reçoit l’Evangile, et d'ardents hérauts de cette Bonne Nouvelle !



Citation :
Esprit de Dieu, rends-nous docile à ton action, fais grandir en nous la foi en la Parole qui sauve. Sois la source vive de l'espérance qui germe en nos vies. Sois en nous le souffle d'amour qui nous transforme et le feu de charité qui nous pousse à nous donner nous-mêmes à travers le service de nos frères. Toi que le Père nous a envoyé, enseigne-nous toute chose et fais-nous saisir la richesse de la parole du Christ. Affermis en nous l'homme intérieur, fais-nous passer de la crainte à la confiance, afin que jaillisse en nous la louange de ta gloire.


Père Philippe
ÉVANGILE, PSAUME ET SAINT DU JOUR
Source :





Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie du 28 mai 1964, jour de la Fête-Dieu (Es Cristo que pasa ;
trad. Quand le Christ passe, Le Laurier 1989, p.269)


Semer dans le monde entier

« Voici que le semeur est sorti pour semer. » La scène est d'actualité. Aujourd'hui le semeur divin sème encore sa semence à la volée. L'œuvre de salut continue de se réaliser, et le Seigneur veut se servir de nous ; il désire que nous, les chrétiens, nous ouvrions à son amour tous les chemins de la terre ; il nous invite à propager son message divin, par la doctrine et par l'exemple, jusqu'aux confins du monde. Il nous demande, à nous, citoyens de la société qu'est l'Église, et citoyens de la société civile, d'être chacun un autre Christ dans l'accomplissement fidèle de ses devoirs, en sanctifiant son travail professionnel et les obligations de son état.

Si nous considérons ce monde qui nous entoure, et que nous aimons parce qu'il est l'œuvre de Dieu, nous y verrons se réaliser la parabole : la parole de Jésus est féconde, elle suscite en de nombreuses âmes la soif de se donner et d'être fidèles. La vie et le comportement de ceux qui servent Dieu ont modifié l'histoire, et même beaucoup de ceux qui ne connaissent pas le Seigneur sont mus, peut-être sans le savoir, par des idéaux dont l'origine se trouve dans le christianisme.

Nous voyons aussi qu'une partie de la semence tombe dans la terre stérile, ou parmi les épines et les broussailles ; qu'il y a des cœurs qui se ferment à la lumière de la foi. Si les idéaux de paix, de réconciliation, de fraternité sont acceptés et proclamés, ils sont trop souvent démentis par les faits. Quelques-uns s'acharnent en vain à bâillonner la voix de Dieu, en ayant recours, pour empêcher sa diffusion, soit à la force brutale, soit à une arme moins bruyante mais peut-être plus cruelle parce qu'elle insensibilise l'esprit : l'indifférence.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 27 Jan 2018 - 13:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 25 janvier 2018 : Fête de la Conversion de Saint Paul, Apôtre.


Les saints du jour (Jeudi 25 janvier)

Saint Ananie, Compagnon de Saint Paul (✝ 60).

Saint Grégoire de Nazianze, le Théologien (4ème s.)

Saint Poppon Abbé de Stavelot (+ 1048)

Bienheureux Henri Suso, Dominicain de Constance (✝ 1366).

Bienheureuse Marie-Antonie (Teresa Grillo), veuve, Fondatrice de la "Congrégation des
Petites Sœurs de la Divine Providence" (1855-1944).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création."

Nous fêtons aujourd’hui la Conversion de l’apôtre Paul qui a cru dans le mystère de Jésus. L’apôtre découvre que tout frère, sauvé dans le Sang du Christ, est « ’partie’ de Jésus lui-même. » Le mystère de Dieu est un mystère d’amour débordant qui a pris chair de la Vierge Marie. Il revit son mystère dans les pauvres. Les persécuteurs d’hier peuvent devenir les Apôtres de demain. Paul, dans la menace des juifs, se rappelle le martyre d’Étienne. Il faisait partie des persécuteurs. Il gardait les vêtements de ceux qui lapidaient Étienne. Ananie, dans sa peur de Saul, s’en souvient, mais Jésus lui dit : « Je lui ferai découvrir tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon Nom. » L’apôtre est identifié au Christ qu’il sert. C’est une tâche si belle d’annoncer le mystere de l’unité de l’Amour au sein de l’humanité. « Jésus ressuscité » désire que cet Amour se répande dans toute l’humanité. C’est un mystère de relations personnelles. Nous affirmons qu’il nous faut continuellement sortir de nous-mêmes pour rencontrer Dieu. C’est précisément comme Abraham et comme Marie qui sortent de leur quotidien pour apporter, dans la réalité quotidienne du monde, la certitude de la présence de Dieu. Cette Présence de Dieu nous donne vie et salut. Elle nous ouvre un avenir avec lui, à une plénitude de vie divine.

« Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. »

Paul, par sa conversion après la résurrection de Jésus, se trouve dans une nouvelle situation. Jésus est le Seigneur de tout l’univers, il est son Roi véritable. Il agit dans notre monde par les premiers témoins de sa Résurrection. Par une foi nouvelle, avec eux, nous entrons dans un chemin qui se poursuit. Jésus ressuscité dit aux onze apôtres : « Allez dans le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle. » Cette bonne nouvelle est un amour nouveau qui déloge du cœur de l’homme les germes d’égoïsme, de domination et de violence. Demeurer dans le Christ, dans cet Amour infini est notre appel. Nous contemplons cette unité de l’Amour réalisé dans la vie de la Vierge Marie. Nous sommes appelés à ressembler à Jésus, à le porter comme Marie l’a porté. Ainsi nous sommes les témoins de cet Amour infini qui réalise les cieux nouveaux et la terre nouvelle. L’univers est invité à vivre de cet Amour que nous pouvons déjà contempler en Église. C’est le grand amour que nous contemplons dans le mystère de la « Trinité sainte. »

« Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

C’est l’Esprit Saint qui réalise en nous le mystère du Christ, la régénération de l’humanité dans l’amour. Des fleuves d’eau vive coulent du sein Jésus présent et agissant dans son Église. C’est dans ces fleuves d’eau que l’humanité est régénérée. L’apôtre Paul est rejeté par ses concitoyens, il comprend le mystère du Christ rejeté. C’est pour lui une bonne nouvelle qui porte en elle la possibilité d’une véritable évolution personnelle et communautaire pour tous. C’est une invitation à entrer dans la foi, porté par la Parole des témoins. Cette entrée dans le corps du Christ Ressuscité nous fait appartenir au Corps du Christ qui est l’Église. Une nouvelle vie d’amour s’offre à nous, portée par le Christ Ressuscité qui a traversé la mort et qui nous conduit à un ailleurs véritable. C’est en perdant tout que nous débouchons sur la vie en plénitude.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de comprendre la beauté de notre appel et d’y être fidèle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Fulgence de Ruspe (467-532), évêque en Afrique du Nord
Un sermon attribué, n° 59 Appendice ; PL 65, 929 (trad. En Calcat)

« Paul était en route et approchait de Damas ;
une lumière venant du ciel l'enveloppa soudain de sa clarté »
(Ac 9,3)

Saul est envoyé sur le chemin de Damas pour devenir aveugle, car s'il est aveuglé, c'est pour voir le vrai Chemin (Jn 14,6)... Il perd la vue corporelle, mais son cœur est illuminé pour que la vraie lumière brille à la fois aux yeux de son cœur et à ceux de son corps... Il est envoyé au-dedans de lui-même, pour se chercher lui-même. Il errait en sa propre compagnie, voyageur inconscient, et il ne se trouvait pas car intérieurement il avait perdu le chemin.

C'est pourquoi il a entendu une voix qui lui disait... : « Détourne tes pas du chemin de Saul, pour trouver la foi de Paul. Enlève la tunique de ton aveuglement et revêts-toi du Sauveur (Ga 3,27)... J'ai voulu manifester dans ta chair l'aveuglement de ton cœur, afin que tu puisses voir ce que tu ne voyais pas, et que tu ne sois pas semblable à ‘ceux qui ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n'entendent pas’ (Ps 113,5-6). Que Saul s'en retourne avec ses lettres inutiles (Ac 22,5), pour que Paul écrive ses épîtres si nécessaires. Que Saul l'aveugle disparaisse... pour que Paul devienne la lumière des croyants »...

Paul, qui t'a transformé ainsi ? « Vous voulez savoir qui a fait cela ? Cet homme qu'on appelle le Christ... Il a oint mes yeux et il m'a dit : ‘Va à la piscine de Siloé, lave-toi, et vois’. J'y suis allé, je me suis lavé, et maintenant je vois (Jn 9,11). Pourquoi cet étonnement ? Celui qui m'a créé, voici qu'il m'a recréé ; avec la puissance dont il m'a créé, maintenant il m'a guéri ; moi j'avais péché, mais lui m'a purifié. »

Viens donc, Paul, laisse-là le vieux Saul, bientôt tu vas voir Pierre aussi... Ananie, touche Saul et donne-nous Paul ; chasse au loin le persécuteur, envoie en mission le prédicateur : les agneaux n'auront plus peur, les brebis du Christ seront dans la joie. Touche le loup qui poursuivait le Christ pour que maintenant, avec Pierre, il mène paître les brebis.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 27 Jan 2018 - 14:33

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 26 janvier 2018 : Mémoire des saints Timothée et Tite, évêques, compagnons de saint Paul


Les saints du jour (Vendredi 26 janvier)

Saints Timothée et Tite, Évêques, Disciples et compagnons de Saint Paul (1er s.)

Sainte Paule Veuve romaine, disciple de saint Jérôme (+ 404)

Saint Robert de Molesme Abbé, fondateur de Citeaux (+ 1110)

Bienheureux Gabriele Maria Allegra, Missionnaire Franciscain o.f.m.,
traducteur de la 1ère Bible en chinois (1907-1976).




Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Il disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé."

L’image de la croissance du blé, rend compte du Royaume qui surgit et qui se manifeste en nous. Les dimensions le temps et de l’espace sont nécessaires à la croissance de notre vie spirituelle qui se développe dans la douceur et dans l’humilité de la « terre. » Alors que nous croyions posséder notre propre vie, cette réalité nous dépasse. Jésus, le Verbe de Dieu, est le seul qui possède sa propre vie et qui la sème comme un Amour. Il voit pousser le Royaume qu’il a semé par sa Parole. Reçue, elle devient la semence qui anime la vie d’autres personnes. Elles en sont façonnées et d’elles-mêmes propagent la Bonne Nouvelle de l‘Évangile en croissance. La terre qui porte le blé produit l’herbe, puis l’épi, puis du blé plein l’épi, dans la croissance de la semence. Au terme, c’est le temps de la moisson. Cette croissance a une finalité, elle n’a pas de sens en elle-même. La finalité de cette croissance pour nous est l’amour partagé universellement. L’espérance glorieuse de l’amour de Dieu qui se vit dans notre vie dés le matin, annonce le soir, elle manifeste l’amour infini du Père pour tous, le Royaume des cieux.

Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre."

Jésus prend la comparaison de la semence la plus petite ! Elle va devenir un arbre immense dans lequel les oiseaux du ciel viendront faire leur nid. Il nous faut respecter le temps et l’espace pour que le grain pousse, que nous dormions ou que nous soyons éveillés, que nous y pensions ou que nous n’y pensions pas, la croissance s’opère. L’image de la graine de moutarde qui dépasse toutes les plantes potagères, et qui donne refuge aux « oiseaux du ciel » est déjà l’annonce de l’arbre de la Croix ou se vivra la Passion de Jésus. Il deviendra passage vers la vie pour beaucoup après lui. C’est ainsi que la miséricorde de Dieu reprend tout sans cesse. Si nous sommes dans la volonté de Dieu, le Règne de Dieu va s’accomplir en nous. Il nous donne de vivre librement, gracieusement en paix et de nous réjouir du bonheur de Dieu.

"Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier."

Jésus, le plus petit des enfants des hommes, va grandir en nous. C’est le mystère du Verbe de Dieu incarné qui s’est fait chair de la Vierge Marie qui est énoncé. Des semences du Verbe vont se développer dans notre vie si nous n’y mettons pas d’obstacle. La pâte de notre existence va être transformée, il nous faut demeurer sous le soleil de Dieu. Jésus sait le chemin qu’il nous propose. Il le donne à comprendre à ses disciples, « dans la mesure où ils étaient capables de comprendre. » Jésus nous offre de prendre son chemin. A son école, notre désir de paix, d’unité, de vie se vit dans l’humilité car nous portons aussi en nous le mensonge, la faiblesse de la haine ! C’est humblement que nous perdons notre vie comme le grain qui meurt. Nous comprenons la promesse de vie qui nous a été faite. Le passage par la Croix s’effectue en nous. Nous la recevons dans cette promesse de vie. Le « oui » fait de nous des grains de blé offerts pour l’Eucharistie. Nous voulons demeurer dans l’adoration et la vigilance, rechercher constamment la volonté du Père pour que la vie de Dieu progresse en nous.


Citation :
Nous demandons la grâce d’accomplir la volonté du Père, que dans notre vie grandisse le Règne de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Catéchisme de l'Église catholique
§ 863-865

Timothée et Tite, successeurs des apôtres

Toute l'Église est apostolique en tant qu'elle demeure, à travers les successeurs de saint Pierre et des apôtres, en communion de foi et de vie avec son origine. Toute l'Église est apostolique en tant qu'elle est « envoyée » dans le monde entier ; tous les membres de l'Église, toutefois de diverses manières, ont part à cet envoi. « La vocation chrétienne est aussi par nature vocation à l'apostolat. » On appelle « apostolat » « toute activité du Corps mystique » qui tend à « étendre le règne du Christ à toute la terre » (Vatican II: AA – Apostolicam actuositatem, Apostolat des laïcs – 2).

« Le Christ envoyé par le Père étant la source et l'origine de tout l'apostolat de l'Église », il est évident que la fécondité de l'apostolat, celui des ministres ordonnés comme celui des laïcs, dépend de leur union vitale avec le Christ. Selon les vocations, les appels du temps, les dons variés du Saint Esprit, l'apostolat prend les formes les plus diverses. Mais c'est toujours la charité, puisée surtout dans l'eucharistie, « qui est comme l'âme de tout apostolat » (AA 3).

L'Église est une, sainte, catholique et apostolique dans son identité profonde et ultime, parce que c'est en elle qu'existe déjà et sera accompli à la fin des temps « le Royaume des cieux », « le Règne de Dieu », advenu dans la personne du Christ et grandissant mystérieusement au cœur de ceux qui lui sont incorporés, jusqu'à sa pleine manifestation eschatologique. Alors tous les hommes rachetés par lui, rendus en lui « saints et immaculés en présence de Dieu dans l'Amour » (Ep 1,4), seront rassemblés comme l'unique Peuple de Dieu, « l'Épouse de l'Agneau », « la cité sainte descendant du ciel, de chez Dieu, avec en elle la gloire de Dieu » ; et « le rempart de la ville repose sur les douze assises portant chacune le nom de l'un des douze apôtres de l'Agneau » (Ap 21,9-11.14).












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Anne-Marie

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 27 Jan 2018 - 15:44

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 27 janvier 2018 : Le samedi de la 3e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 27 janvier 2018)

Saint Julien du Mans Évêque (+ 250)

Saint Vitalien Pape (76 ème) de 657 à 672 (+ 672)

Sainte Dévote, Vierge et martyre, Patronne de la
Principauté de Monaco, Patronne principale de la Corse (✝️ 304).


Sainte Angèle Merici, Vierge, Fondatrice de la
« Congrégation des Ursulines » (1474-1540).


Bienheureux Paul Josef Nardini, Fondateur de la Congrégation
des Sœurs Franciscaines de la Sainte-Famille (1821-✝️1862).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. »

Jésus entraîne les foules vers le règne de l’amour infini de Dieu. Il demande à ses disciples de monter dans la barque et d’aller vers l’autre rive. Les disciples obéissent à Jésus qui s’allonge dans le fond de la barque, il a une confiance totale en ses disciples, ils sont des pêcheurs affermis qui connaissent la mer, il est avec eux et ils n’ont pas peur. Ils emmènent donc Jésus, « comme il était, » lui qui dort maintenant dans la barque. Nous admirons dans cette contemplation, Jésus exténué, et nous nous laissons transformer par lui. C’est dans la tempête qu’on reconnaît les pêcheurs, et c’est dans l’épreuve que se fortifie la foi des baptisés qui vivent le mystère pascal de Jésus. Les tempêtes inattendues dévoilent brutalement nos limites et notre fragilité, elles viennent détruire sans ménagements nos illusions et l’image que nous nous faisions de notre fidélité. Mais Jésus nous défend de céder à la peur car la charité nous presse, et le seul danger serait de n’être plus le sel de la terre, la lumière du monde.

"Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »

La violente tempête qui éclate surprend les disciples, les vagues se jettent sur la barque qui se remplit d’eau. Les forces adverses sont à l’œuvre et les disciples crient. Jésus arrête la tempête et le vent, il calme la mer. Il est tout étonné de leur manque de foi. Comme il est important de nous rendre compte à quel point Jésus compte sur nous, sur notre foi. « Non, il ne dort ni ne sommeille, le Gardien d’Israël. » Nous sommes en Paix parce que le Fils de Dieu a promis qu’Il serait avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps. Jamais les forces du mal ne feront chavirer notre barque. L’Esprit Saint nous habite, il renouvelle chaque jour notre jeunesse. Il nous mène avec force et douceur jusqu’à la vérité tout entière, selon la promesse de Jésus. Des tempêtes s’élèvent dans l’Eglise, tempêtes silencieuses ou contrecoup des conflits d’idées qui agitent le monde. Jésus est là, il veille malgré le malaise collectif. Dans la foi et l’espérance nous tenons bon lorsque le sol tremble sous nos pieds, et que les groupes sentent leurs certitudes mises en question.

"Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » Quand Jésus est là, sa vérité est éclatante. Elle illumine tout. Jésus ne veut pas de peur dans sa barque. Il nous demande de bien manœuvrer ensemble, et d’affronter les vagues bien en face, l’une après l’autre. L’amour parfait bannit la peur. Le monde que l’Esprit Saint est en train de renouveler, exige des apôtres et de tous les témoins de l’Évangile, qu’ils soient forts dans la foi, adultes dans l’espérance, et qu’ils se réconcilient avec l’insécurité. C’est alors que monte de notre cœur une vraie prière : « Des profondeurs de ma misère je crie vers toi, Seigneur ! » La voix du Christ nous parvient dans notre détresse : « Pourquoi as-tu peur, homme de peu de foi ? » La paix de Jésus est exigeante, c’est une paix à faire et à bâtir. Elle est un engagement dans l’histoire du salut, avec la force de Dieu. Nous comprenons la délicatesse de Jésus et de l’Esprit-Saint qui agissent à travers de chacun de nous. Dans notre vie, quand nous sommes proches de Jésus, nous sommes plus proches les uns des autres !


Citation :
Nous demandons la grâce de connaître les sentiments du cœur de Jésus pour entrer dans le mystère de Dieu en vérité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Pensées choisies du Curé d'Ars (J. Frossard, Eds Téqui, p. 48)

Du bon usage des tentations

Comme le bon soldat n'a pas peur du combat, de même le bon chrétien n'a pas peur de la tentation [...] La plus grande tentation est de n'en point avoir ! On peut presque dire qu'on est heureux d'avoir des tentations : c'est le moment de la récolte spirituelle où nous amassons pour le ciel [...]. Si nous étions bien pénétrés de la sainte Présence de Dieu, il nous serait très facile de résister à l'ennemi. Avec cette pensée : Dieu te voit ! nous ne pécherions jamais.

     Il y avait une sainte qui se plaignait à notre Seigneur après la tentation et Lui disait : « Où étiez-vous donc, mon Jésus tout aimable, pendant cette horrible tempête ? ». Notre Seigneur lui répondit : « J'étais au milieu de ton cœur... ».












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   

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