FORUM APOCALYPSE NEWS - PROPHETIES POUR NOTRE TEMPS

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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

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Anne-Marie

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MessageSujet: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 20 Oct 2017 - 17:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 20 octobre 2017 : Le vendredi de la 28e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 13 octobre)


Saint Corneille, centurion baptisé par saint Pierre († Ier s.)

Saint Caprais ,  Ermite et Évêque (+ 303)

Sainte Marie-Bertille Boscardin, Religieuse de la Congrégation des « Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée » (1888-1922).

Bienheureux Jacques Kern, Prêtre Prémontré (1897-1924).

Sœur Emmanuelle (1908-2008).
Sœur Emmanuelle  n’est ni Béatifiée, ni Canonisée et elle n’est donc pas au Calendrier Liturgique (morte trop récemment), mais je la mets ici car elle a marqué toute une génération (dont je fais parti) et sa vie vaut d’être soulignée.


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu.


Homélie :

"Comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie.

Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Le levain de Jésus dans la pate humaine, c’est son amour manifesté dans la chair qui se donne à nous. Nous veillons à ne prononcer que des paroles qui construisent et qui font du bien à ceux qui les entendent. Nous ne voulons pas entraver l’action de l’Esprit Saint. Il est Lien divin qui unit l’humanité. Nous ne le contristons pas, car il qui nous a marqués de son sceau. En nous pardonnant mutuellement, nous ne voulons laisser subsister entre nous que des réflexes de bonté et de compassion. Alors que Jésus s’est livré entre nos mains, il prend le pain, il prend le vin et il en fait un repas de noces ! Il nous a aimés jusque là : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout ». Envers et contre tout, quelque soit l’opposition qui lui est manifestée, Jésus aime, sa parole est une parole d’amour. Il lui faut un grand courage pour dire la Parole, quand elle n’est ni comprise ni reçue. Jésus dit dans les béatitudes : - Heureux -vous. Il soutient l’espérance des petits et des pauvres, de ceux qui sont blessés. Jésus guérit les meurtrissures et les blessures de l’humanité !

"Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus.

Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre. Nous choisissons de marcher sur le chemin de l’amour de Jésus, nous nous livrons tout entier au service de nos frères pour reproduire sa vie. Le souci attentif de la vie fraternelle nous donne de nous approcher du Dieu vivant dans la charité. Dieu est amour, c’est l’amour fraternel qui fait de nous un sacrifice d’agréable odeur en l’honneur du Dieu qui nous aime. Nous nous présentons à lui et aux autres en toute vérité de cœur. L’amour du Père nous enveloppe constamment. Notre demeure est son cœur qui nous donne la vie. La tendresse de Dieu est le dernier mot de Jésus dans l’Évangile, elle est le point d’appui de notre confiance. Jésus nous offre chaque jour son Corps et son Sang, et son Esprit Saint est sans cesse à l’œuvre dans notre vie pour nous recréer à son image.

"Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.

À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux. Notre vie toute simple et toute livrée devient transparente à ceux qui nous entourent. Nous n’avons pas peur de la lumière en marchant dans la vérité de l’amour. C’est le Dieu de bonté qui nous enseigne, il nous veut limpide et il nous donne la joie d’être vrai devant Lui et devant les hommes. Face à son amour totalement gratuit qui nous a choisis, notre réponse est un « Oui » à la participation à son œuvre. Il nous suffit de contempler l’œuvre de Dieu. Nous puisons à la source des trésors de son cœur de Dieu. Jésus veut nous inonder de son amour infini, il nous faut y croire et laisser Dieu passer devant nous. En lui nous trouvons la vie et le salut. Nous croyons que nous sommes le fruit de la bonté du cœur de Dieu. Jésus nous redit le mystère de notre Père dont l’amour est infini.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être transformés par l’amour de Dieu pour lui rendre grâce de plus en plus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur des jésuites
Lettre du 17/11/1555 (trad. Soleil Levant 1957, p. 169 rev. Tournay)


« Soyez sans crainte »

Il me semble que vous devriez vous résoudre à faire avec calme ce que vous pouvez. Ne soyez pas inquiet de tout le reste, mais abandonnez à la divine Providence ce que vous ne pouvez pas accomplir par vous-même. Sont agréables à Dieu notre soin et notre sollicitude raisonnables pour mener à bien les affaires dont nous devons nous occuper par devoir. Ne plaisent pas à Dieu l'anxiété et l'inquiétude de l'esprit : le Seigneur veut que nos limites et nos faiblesses prennent appui en sa force et en sa toute-puissance, il veut que nous espérions que sa bonté suppléera à l'imperfection de nos moyens.

     Ceux qui se chargent d'affaires nombreuses, même avec une intention droite, doivent se résoudre à faire simplement ce qui est en leur pouvoir... Si on doit laisser de côté certaines choses, il faut s'armer de patience, et ne pas penser que Dieu attend de nous ce que nous ne pouvons pas faire. Il ne veut pas que l'homme s'afflige de ses limites... ; il n'est pas nécessaire de se fatiguer exagérément. Bien plus, lorsqu'on s'est efforcé d'agir de son mieux, on peut abandonner tout le reste à celui qui a le pouvoir d'accomplir tout ce qu'il veut.

     Plaise à la divine bonté de nous communiquer toujours la lumière de la sagesse, pour que nous puissions voir clairement et accomplir fermement son bon plaisir, en nous et dans les autres..., pour que nous acceptions de sa main ce qu'il nous envoie, en considérant ce qui a le plus d'importance : la patience, l'humilité, l'obéissance et la charité.













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Anne-Marie

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 24 Oct 2017 - 22:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra.


Homélie :

"Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison."

Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Jésus nous demande la vigilance pour nous et en particulier pour ceux qui ont une responsabilité sur leurs frères. Quand on voulait cambrioler une maison à cette époque, on passait derrière la maison, on faisait un trou dans le mur et on prenait ce qui était dans la maison. C’étaient d’autres mœurs et d’autres habitudes. Ne pas laisser percer le mur de notre maison intérieur, c’est être attentif à l’époux qui vient. Jésus rappelle cette vigilance car nous ne savons pas à quel moment notre vie terrestre s’arrêtera, à quel moment sera la fin de notre existence. La comparaison entre le Fils de l’homme, qui nous rappelle à Lui quand Il veut, et le voleur qui se garde bien de nous prévenir de sa visite, frappe les esprits. Jésus est toujours l’invité de notre maison, dans la foi, dans l’espérance et dans l’amour nous l’attendons. Nous sommes le lieu de Dieu, et nous sommes en vigilance pour que l’accusateur des frères ne fasse pas en nous ou par nous un travail de destruction. Il est le "voleur" de cet Évangile. La parole de Dieu nous donne ainsi un message bien important car elle nous fait regarder l’unité de notre vie ! Notre langue peut parler de Dieu, le bénir, l’aimer dans son amour infini, car nous sommes au service de la louange de Dieu, mais nous sommes aussi soucieux de faire une place dans notre cœur pour nos frères.

"Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ?"

Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Jésus ne répond pas directement à la question de Pierre car elle s’adresse à tout le monde. Il fait prendre conscience que ceux qui ont été choisis par Lui pour être ses disciples, sont des hommes investis de responsabilités spirituelles importantes, et ils ne doivent qu’en être plus vigilants. Ce message de Jésus s’adresse aux hommes et aux femmes de notre temps, à tous les baptisés, et à fortiori à tous ceux et celles qui exercent une responsabilité pastorale dans l’Église. Avec quelle humilité, et en même temps avec quelle vigilance, ils entendent exercer leur responsabilité. Humilité, parce sans les dons de l’Esprit Saint, sans la maternité divine de Marie, la protection de St.Joseph, ils seraient incapables de faire face. Nous sommes le « lieu » de l’amour infini de Dieu. Nous ne sommes jamais autant nous-mêmes que lorsque Dieu est au cœur de notre vie. C’est quand la Parole et l’amour infini de Dieu nous habitent que nous sommes vraiment nous-mêmes.

"Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens."

Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Jésus nous demande la vigilance, car les grâces d’état qu’Il donne à tous ceux qu’Il a investis de responsabilités pastorales, sont au service de leurs frères. Nous prenons progressivement conscience de la difficulté de nos charges, des tentations et des pièges que nous tend l’Adversaire, l’esprit du mal, l’ennemi de la nature humaine. L’intendant fidèle aura une récompense qui le comblera. Pour bâtir la civilisation de l’amour, nous nous mettons au service de l’amour infini de Dieu. Suspendu à l’Esprit Saint, nous serons prêts pour l’œuvre de Dieu, elle se fera au-delà de nous-mêmes. L’Esprit Saint nous est donné pour que nous soyons tout à notre travail. A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Comme il faut un bon pain pour l’Eucharistie et un vin véritable pour célébrer la Messe, ainsi notre quotidien est disponible pour que l’œuvre de Dieu se fasse au milieu de nous. Nous sommes les membres du corps du Christ pour l’édification de ce Corps qui est l’Eglise.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette Parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie 77 sur St Matthieu (trad. cf Véricel, Les Pères commentent, p. 252)


« Tenez-vous prêts »

« C'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. » Jésus leur dit cela pour que les disciples restent éveillés, qu'ils soient toujours prêts. S'il leur dit qu'il viendra quand ils ne s'y attendront pas, c'est qu'il veut les pousser à pratiquer la vertu avec zèle et sans relâche. C'est comme s'il leur disait : « Si les gens savaient quand ils vont mourir, ils seraient parfaitement prêts pour ce jour »... Mais le moment de la fin de notre vie est un secret qui échappe à chaque homme...

     Voilà pourquoi le Seigneur exige deux qualités de son serviteur : qu'il soit fidèle, pour qu'il ne s'attribue à lui-même rien de ce qui appartient à son maître, et qu'il soit avisé, pour administrer convenablement tout ce qu'on lui a confié. Il nous faut donc ces deux qualités pour être prêts à l'arrivée du Maître... Car voici ce qui arrive du fait que nous ne connaissons pas le jour de notre rencontre avec lui : on se dit : « Mon maître tarde à venir ». Le serviteur fidèle et avisé n'a pas de pensée semblable. Malheureux, sous prétexte que ton Maître tarde, tu t'imagines qu'il ne va pas venir du tout ? Son arrivée est certaine. Pourquoi ne restes-tu donc pas sur tes gardes ? Non, le Seigneur n'est pas lent à venir ; ce retard n'est que dans l'imagination du mauvais serviteur.













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Anne-Marie

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 26 Oct 2017 - 2:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne
jusqu’à ce qu’il soit accompli !


Homélie :

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »

Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! Jésus est impatient de notre relèvement. Il a hâte que ce baptême, cette plongée dans sa Passion d’Amour, lui permettre d’accomplir l’œuvre du Père qui veut notre délivrance. Jésus porte dans son Amour toutes les épreuves de l’humanité ! Vécue par Amour pour nous, sa mort va donner la vie au monde. La plongée du baptême que Jésus annonce, c’est l’immersion dans la souffrance qui va lui être infligée. Il sait que les grandes eaux de la mort vont l’engloutir. C’est ainsi que l’humanité toute entière sera purifiée de son orgueil. Au travers cette mort, Jésus va passer à la gloire du Père. Il envisage sa mission en prenant une autre parabole, l’image du feu : « C’est un feu que je suis venu allumer sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » C’est le feu d’Amour de l’Esprit Saint gagnant de proche en proche, qui est annoncé. Il embrasera tout et illuminera toute l’humanité. C’est par la foi en sa Parole que nous entrons dans cet Amour. Suivre Jésus dans son amour est la grâce de notre vie quotidienne. Nous sommes dans une attitude d’adoration, attentifs à l’Esprit Saint.

"Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division."

Quelle souffrance pour Jésus de savoir que ce Salut qu’il nous apporte sera accompli dans la division. « Père, éloigne ce calice, non pas ma volonté mais ta volonté, » avait-il dit, en apercevant les divisions qui allaient surgir à la suite de son message d’Amour. Nous sommes dans l’angoisse devant les ténèbres qui nous habitent, mais Jésus nous en délivre. Nous portons en nous le désir de Jésus et nous l’entendons encore aujourd’hui, pour y répondre. Le feu d’amour de Jésus couve en nous, depuis notre naissance à la vie de Dieu. Le Père a posé sur nous le sceau de son Esprit Saint à notre baptême. Mais ce feu de l’Amour de Jésus peut s’assoupir en nous, si nous n’y prenons garde. Nous voulons le raviver et nous mettre à son école, attendant de Dieu la patience, dans la nuit de la foi. Nous expérimentons alors que la vie d’amour nous attire vers Dieu : Saint Ignace d’Antioche disait, entrainé dans le combat pour la vie : « Une voix en moi crie : Viens vers le Père. »

"Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;"

ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. » Jésus a proclamé : « Heureux les artisans de paix. » Il est apparu « pour guider nos pas sur une route de paix. Lui « qui est notre paix, » sait que la fidélité à son Évangile amènera ses disciples à être incompris et rejetés par leur famille. La parole de Jésus conduira la communauté à poser des choix, à aller à contre-courant d’un certain confort de vie. L’Évangile nous appelle à « être un signe en butte à la contradiction, » dans la douceur et la non-violence. Jésus a annoncé que pour allumer sur la terre le feu de l’Esprit Saint, il doit passer lui-même par le baptême des souffrances. Ses témoins aurons aussi leur part d’épreuves. Nous marchons dans la Lumière pour bâtir la civilisation de l’amour. Alors nous rayonnerons de l’amour de Dieu qui nous habite.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être dociles à l’Esprit Saint pour vivre de l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, n°2 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 66 rev)


« Je suis venu apporter un feu sur la terre »

Fais-toi violence (cf Mt 11,12), efforce-toi d'imiter l'humilité du Christ, afin que s'allume toujours davantage le feu qu'il a jeté en toi, ce feu par lequel sont consumées toutes les impulsions de ce monde-ci qui détruisent l'homme nouveau et qui souillent les demeures du Seigneur saint et puissant. Car j'affirme avec saint Paul que « nous sommes le temple de Dieu » (2Co 6,16). Purifions donc son temple, « comme lui-même est pur » (1Jn 3,3), afin qu'il ait le désir d'y demeurer ; sanctifions-le, comme lui-même est saint (1P 1,16) ; ornons-le de toutes les œuvres bonnes et dignes.

Emplissons le temple du repos de sa volonté, comme d'un parfum, par la prière pure, la prière du cœur qu'il est impossible d'acquérir en se livrant aux impulsions continuelles de ce monde-ci. Ainsi la nuée de sa gloire couvrira ton âme, et la lumière de sa grandeur brillera dans ton cœur (cf 1R 8,10). Tous ceux qui demeurent dans la maison de Dieu seront emplis de joie et se réjouiront. Mais les insolents et les ignobles disparaîtront sous la flamme du Saint-Esprit.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 27 Oct 2017 - 1:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt
qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive.


Homélie :

"S’adressant aussi aux foules, Jésus disait : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive."

Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? Nous sommes en effet capable de discerner les signes des temps grâce l’expérience que nous avons reçue des anciens, mais cette l’expérience est extérieure à nous. Pour reconnaître les signes des temps du Royaume, il convient de croire et comprendre que c’est le même et unique Esprit de Dieu qui agit dans l’univers, dans l’histoire et le cœur des hommes. Ainsi la nature nous éduque dans la cohérence des évènements de la vie. Ce signe, s’il est intérieur, entraîne un appel, un éveil de notre liberté, une augmentation de foi, d’espérance et de charité et un engagement actif, sans peur. Reconnaissant dans un événement un signe, c’est une provocation à engager notre liberté pour plus de justice et de vérité, nous reconnais une lumière de l’Esprit de Jésus. Nous portons en nous la souffrance de l’écart, entre ces paroles et ce que nous pouvons en réaliser de la vie de Jésus, et dans notre vie. C’est la Passion de Jésus qui nous sauvera et qui nous donnera la force et la lumière. A l’image et à la ressemblance de Dieu, nous pouvons envisager entrer dans la bonté de Dieu.

"Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?"

Il s’agit de lever les yeux et scruter la réalité à la fois quotidienne et nouvelle pour interpréter les réalités humaines, comprises dans toute leur épaisseur existentielle. Nous sommes invités à y reconnaître des signes de la réalité divine, du dessein de Dieu sur l’humanité qui passe par l’actualité. Les signes qui se donnent dans notre monde, dans toutes les réalités humaines nous interrogent ! Ce sont des signes du « Royaume de Dieu » en cours de réalisation, dont Jésus annonce qu’il « est tout proche. » Le dessein de Dieu dans l’histoire des hommes fut annoncé par les prophètes, rendu actuel dans la venue de Jésus, il nous invite à nous y engager. Nous pouvons nous offusquer devant la violence des événements actuels. Seul l’Amour infini de Dieu nous permet d’appréhender à quel point nous sommes des êtres ténébreux, et que la malice et la méchanceté nous habitent. Mais l’Amour de Dieu, en Jésus dans sa Passion et sa Résurrection, est vainqueur. Il serait juste, devant tant d’amour, de nous mettre en route, d’aimer puisque nous sommes tellement aimé ! Nous pouvons alors faire l’expérience de l’Amour libérant qui fait jaillir la vie en nous. Il nous faut entrer dans le nouvel Amour pour retrouver notre liberté : « Comme Je vous ai aimé, aimez vous les uns les autres. »

"Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison."

Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. » Pour réaliser l’Amour infini de Dieu dans notre vie, il nous faut tenir la main de Jésus, le Sauveur. Cela vaut plus encore quand le signe de la crucifixion de Jésus ou la mort des martyrs paraît scandaleux aux yeux du monde. Ce signe « des temps, » objets de surprise, de scandale ou d’admiration, n’appellent pas seulement à une contemplation, ils comportent un appel à répondre, à réagir. Le signe de la Résurrection du Christ, qui apparaitra sur les nuées du ciel à la fin des temps, est aussi que des hommes et des femmes se convertissent à son appel, engageant leurs vies dans l’amour de Dieu et de leurs frères. Alors la Grâce de Dieu triomphera en nous de tout obstacle à l’Amour. C’est par une plongée, une immersion dans la Passion et la Résurrection de Jésus, que nous renaissons à la vie. Ce qui a été célébré à notre Baptême, ce oui dit à la Lumière, à l’Amour et à la Vie, nous le reprenons maintenant à notre compte. Avec grande humilité, nous demandons pardon face à notre difficulté à aimer, c’est notre joie et notre action de Grâce.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de vivre de ce nouvel Amour, l’Esprit Saint qui nous est toujours offert pour nous plonger dans l’amour infini de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean XXIII (1881-1963), Pape
Discours à l'ouverture du Concile Vatican II, 11/10/1962


Discerner les signes des temps : un grand thème du Concile Vatican II

Il arrive souvent que dans l'exercice quotidien de notre ministère apostolique nos oreilles soient offensées en apprenant ce que disent certains qui, bien qu'enflammés de zèle religieux, manquent de justesse de jugement et de pondération dans leur façon de voir les choses. Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités ; ils ont coutume de dire que notre époque a profondément empiré par rapport aux siècles passés ; ils se conduisent comme si l'histoire, qui est maîtresse de vie, n'avait rien à leur apprendre et comme si du temps des Conciles d'autrefois tout était parfait en ce qui concerne la doctrine chrétienne, les mœurs et la juste liberté de l'Église.

     Il nous semble nécessaire de dire notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.

     Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l'Église, même les événements contraires.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 28 Oct 2017 - 0:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.

En cette fête des Saints Apôtres Simon et Jude, nous nous souvenons de notre appartenance à la Famille de Dieu. L’Église prend Corps dans le mystère de la prière de Jésus. Jésus reçoit du Père le choix de ses Apôtres ! Nous connaissons les faiblesses de chacun des apotres, mais le choix de Judas qui va le trahir est impressionnant. Nous écoutons, nous méditons, et nous observons un grand silence devant Jésus qui fait la volonté du Père. La prière est un don à accueillir. L’œuvre de Dieu exige une grande fidélité pour accomplir la volonté de notre Père. L’expérience de Jésus nous manifeste que sa prière de Fils bien aimé du Père accomplit la paternité de Dieu. Dans la communion de l’Esprit Saint, elle sera une présence prolongée et fidèle de Jésus qui ira jusqu’au Jardin des Oliviers et à la Croix. Dans l’amitié profonde avec Jésus, en vivant en Lui et avec Lui, se fortifie notre relation filiale avec notre Père des cieux. Dans le choix des Douze Apôtres, la durée de la prière nocturne de Jésus, préparatoire à ce choix des apôtres est soulignée.

"Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres :"

Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Dans ce choix des douze, il nous est montré que chacun d’entre nous est choisi particulièrement par Dieu. Chacun est choisi pour ce qu’il est, pour ce qu’il va devoir être dans la prière et dans la mission de l’œuvre de Jésus. Jésus veut que nous soyons capable de le re­fléter à travers notre visage et notre regard, à travers l’an­nonce de sa Parole, à travers notre vie et notre existence. C’est notre personne que Dieu choisit. Jésus nous guérit pour que transparaisse en nous sa vie. L’Église de Jésus, « l’Envoyé du Père, » donne à chacun de nous le nom « d’envoyé. » Désormais, qui nous voit, voit « Jésus » le Fils bien-aimé du Père. La même réponse d’Amour dans l’Esprit Saint est toujours demandée à l’homme, pour que se poursuive l’œuvre de Dieu dans l’humanité. Qui nous voit doit voir le rayonnement de l’amour infini de Dieu. Ainsi le monde peut comprendre à quel point il est aimé. Cela, grâce au rayonnement de l’amour de Dieu dans tous ceux qui ont reçu son Amour.

"Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat."

Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. Jésus est fidèle à l’Amour infini du Père pour lui. Nous nous laissons surprendre par la relation intense de Jésus avec son Père et notre Père. Nous demandons la joie de rencontrer Jésus, et en lui, de rencontrer notre Père qui est la Lumière pour notre existence. Le mystère de l’Esprit Saint agit dans l’humanité, c’est l’habitation du mystère de Dieu à l’intérieur de chacun de nous. Les apôtres, qui sont les « Douze, » repren­nent la figure des douze tribus d’Israël pour annoncer de la Bonne Nouvelle. Ils sont envoyés, parce qu’ils ont été choisis par Jésus. Ils sont nés de la prière du Christ. Des différences sont manifestent entre la fonction d’apôtre et celle de disciple : « Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples, » et la foule « une grande mul­titude de gens qui, de toute la Judée, venaient à lui. » Les apôtres recevront le pouvoir de guérir et ils commanderons aux démons de partir. Le choix des douze est signifi­catif de la volonté de Jésus de choisir, au sein d’un peuple, au sein d’une foule, quelques hommes qui vont être ceux-là mêmes qui recevrons la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle.


Citation :
Nous demandons la grâce que l’Esprit Saint nous soit donné pour guider nos pas.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Contre Celse I, 62 (trad. cf SC 132, p. 247s)


La parole des apôtres Simon et Jude retentit par toute la terre

Si Jésus avait choisi, pour en faire les ministres de son enseignement, des hommes savants selon l'opinion publique, capables de saisir et d'exprimer des idées chères aux foules, il aurait été soupçonné d'avoir prêché suivant la méthode des philosophes qui tiennent école, et le caractère divin de sa doctrine n'aurait pas paru dans toute son évidence. Sa doctrine et sa prédication auraient consisté « en discours persuasifs de la sagesse » (1Co 1,17)... ; et notre foi, pareille à celle qu'on accorde aux doctrines des philosophes de ce monde, « reposerait sur la sagesse des hommes et non sur la puissance de Dieu » (1Co 2,5). Mais quand on voit des pêcheurs et des publicains sans instruction assez hardis pour discuter avec les juifs de la foi en Jésus Christ, et pour le prêcher au reste du monde, et y réussir, comment ne pas chercher l'origine de cette puissance de persuasion ? Comment ne pas avouer que la parole de Jésus : « Venez à ma suite, je vous ferai pêcheurs d'hommes » (Mt 4,19), il l'a réalisée dans ses apôtres par une puissance divine ?

     Paul aussi manifeste cette puissance quand il écrit : « Ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse, c'était une démonstration de l'Esprit et de la puissance de Dieu » (1Co 2,4)... C'est ce qu'ont dit les prophètes déjà, quand ils ont annoncé par avance la prédication de l’Évangile : « Le Seigneur donnera sa parole aux messagers de la bonne nouvelle avec une grande puissance », afin que « rapide court sa parole » (Ps 67,12 ;147,15). Et de fait, nous voyons que « la voix » des apôtres de Jésus « a retenti par toute la terre et leurs paroles jusqu'aux limites du monde » (Ps 18,5 ;Rm 10,18). Voilà pourquoi ceux qui écoutent la parole de Dieu annoncée avec puissance sont remplis eux-mêmes de puissance ; ils le manifestent par leur conduite et par leur lutte pour la vérité jusqu'à la mort.















Dernière édition par Lumen le Lun 30 Oct 2017 - 7:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 29 Oct 2017 - 0:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,
de toute ton âme et de tout ton esprit.


Homélie :


"Les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »"

Nous sommes dans une atmosphère de suspicion de Jésus, dans la polémique. Jésus continue sa marche, il parle en fonction de ce qui compte pour lui. Il va ouvrir l’esprit et le cœur de ses adversaires. Il ne dévie pas, il rend hommage à la vérité en condensant, d’une manière extrême, toute la foi d’Israël, en conjoignant l’amour de Dieu et l’amour des frères. Il énonce une attitude d’amour qui aide chacun à cheminer dans la vraie vie en toute situation. Cette mise à l’épreuve de Jésus dans l’Évangile lui permet de dire ce qui lui tient le plus à cœur. C’est vraiment une bonne nouvelle pour l’humanité. La coïncidence de l’Amour de Dieu et de l’amour des frères est si fort dans la Parole : « Tu ne maltraiteras point l’immigré qui réside chez toi. S’il crie vers moi, dit Dieu, je l’écouterai car moi je suis compatissant. » C’est une invitation à revêtir les sentiments qui sont dans le cœur de Dieu qui nous est donné là. Les juifs comptaient 613 commandements à observer répartis entre « grands » et « petits » commandements. Jésus parlera en effet du « plus grand » des commandements.

« Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.

Voilà le grand, le premier commandement. Jésus invite à « aimer Dieu de tout son corps, de toute son âme et tout son esprit. » A vrai dire, l’amour de Dieu ne peut aller valablement sans « aimer son prochain comme soi-même. » Un amour de Dieu qui ne débouche pas en un amour sincère des hommes n’atteint pas sa véritable dimension. Quelque chose du rapport au réel ne se vit pas dans l’homme si nous ne nous risquons pas dans une parole vraie. Un amour du frère qui se couperait de l’amour de Dieu ne tiendra pas la distance respectueuse pour que cet amour puisse croître pour lui. Suivre Jésus demande cette double et radicale ouverture à Dieu le Père et à nos frères en humanité. Il nous faudra toute une vie pour concilier ces deux amours. La réponse de Jésus est vraiment claire. Le premier commandement est celui de l’Amour : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Le second lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Nous devenons progressivement conscients du lien qui existe entre l’amour de Dieu et l’amour que nous nous portons à nous même, l’amour nous portons aux autres ! L’amour du prochain comme l’amour que nous avons pour nous-mêmes prend sa source dans l’amour que nous recevons de Dieu.

"Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » Les nombreuses difficultés que nous éprouvons dans l’amour trouvent leur origine dans le regard négatif que nous portons sur nous-mêmes et que nous projetons inconsciemment sur les autres. Notre douleur de ne pas aimer et de ne être aimé provient souvent du regard négatif de notre entourage. Nous n’avons pas toujours été aimés avec un grand respect. Nous nous sommes alors construits dans une « vision » pessimiste de nous mêmes. L’amour que nous recevons de Dieu et de notre entourage va déterminer l’amour que nous portons à Dieu et au prochain. Jésus donne toujours un acte d’amitié et d’amour en vérité. La vérité de son être n’est pas une vérité qui condamne, mais une vérité qui ouvre le débat. Que Jésus nous aide à tenir fermement dans la vérité les situations de conflit dans lesquels nous nous trouvons. L’amour que Dieu nous donne manifeste nourrit et renforce les relations d’amour que nous nous portons les uns aux autres. Nous aimer dans l’amour que Dieu nous porte : "Là ou il n’y a pas d’amour, mettez de l’amour et vous récolterez de l’amour," dit Jean de la Croix.


Citation :
Nous rendons grâce à Dieu pour l’amour débordant et gratuit qu’Il nous donne, que cet amour nous donne d’aimer.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l'Église
Lettre 112, à Hugues le reclus ; Opera omnia, 3, p. 245 (trad. Orval)


« Tout ce qu'il y a dans l'Écriture – dans la Loi et les prophètes
– dépend de ces deux commandements »

Puisque régner dans le ciel n'est rien d'autre que d'adhérer à Dieu et à tous les saints, par l'amour, en une seule volonté, au point que tous n'exercent ensemble qu'un seul et même pouvoir, aime donc Dieu plus que toi-même, et déjà tu commences à tenir ce que tu veux posséder parfaitement dans le ciel. Accorde-toi avec Dieu et avec les hommes — si du moins ceux-ci ne se séparent pas de Dieu — et déjà tu commences à régner avec Dieu et avec tous les saints. Car, dans la mesure où tu t'accordes maintenant avec la volonté de Dieu et avec celle des hommes, Dieu et tous les saints s'accorderont avec ta volonté. Si donc tu veux être roi dans le ciel, aime Dieu et les hommes comme tu le dois, et tu mériteras d'être ce que tu souhaites.

     Mais cet amour, tu ne pourras le posséder à la perfection que si tu vides ton cœur de tout autre amour... Voilà pourquoi ceux qui remplissent leur cœur d'amour de Dieu et du prochain n'ont de vouloir que celui de Dieu, ou celui d'un autre homme, pourvu qu'il ne soit pas contraire à Dieu. Voilà pourquoi ils sont fidèles à prier, ainsi qu'à s'entretenir et à se souvenir du ciel ; car il leur est agréable de désirer Dieu et de parler de celui qu'ils aiment, d'entendre parler de lui et de penser à lui. C'est aussi pourquoi ils se réjouissent avec qui est dans la joie, ils pleurent avec qui est dans la peine (Rm 12,15), ils ont compassion des malheureux et ils donnent aux pauvres, car ils aiment les autres hommes comme eux-mêmes. Oui, c'est bien ainsi que « toute la Loi et les prophètes se rattachent à ces deux commandements » de l'amour.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 30 Oct 2017 - 2:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »


Homélie :


« Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »

Il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu. En guérissant cette femme, Jésus ne viole pas la loi, il ne fait qu’appliquer le commandement le plus important, qui est celui de l’amour et de la compassion que l’on se doit, selon la loi, de pratiquer en tout temps. Le respect du sabbat est une chose importante, mais le respect du commandement de l’amour donne le cadre de la pratique de tous les autres commandements. Aussi celui qui pèche, c’est d’abord celui qui viendrait à manquer d’aimer son prochain, c’est-à-dire à ne pas faire pour lui, ce qu’il aimerait que l’on fasse pour lui, dans les mêmes circonstances. Jésus fait un miracle de résurrection pour cette femme, il la remet debout ! Dieu vient en aide à tous ceux qui crie vers le ciel ! Il est le défenseur des veuves, celles qui n’ont plus le soutien d’un cœur, d’une épaule, d’un bras qui protégeait leur vie. A l’isolé, à celui qui a perdu son équilibre de vie, qui est dans la nuit, Dieu donne une maison. C’est en prenant notre condition humaine que Jésus, ami des hommes, nous manifeste l’action de Dieu.

"Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat."

Le chef de synagogue s’en prend à la foule ! Lorsqu’on a quelque chose à dire de déplaisant à une personne qui nous en impose, on le lui fait savoir en prenant un bouc émissaire, la foule va jouer le rôle de bouc émissaire ! Nous connaissons, par expérience, cette façon d’opérer le rejet, la discrimination et les persécutions ! Les victimes sont les paratonnerres de la colère du monde, nous ne devons pas nous étonner, mais nous attrister de ce fait ! Le chef de la synagogue s’indigne, pourtant le Sabbat est jour de joie qui éclate dans le Peuple ! Avec cette femme, remise debout, tendrement aimée du cœur de Dieu, nous devenons à la suite de Jésus, être attentifs les uns aux autres. Dans cette adoption filiale, notre cœur est dégagé de lui-même, il est mû par l’Esprit Saint, et il deviendra de plus en plus amour. Notre vie est une vie selon la conduite de l’Esprit Saint. Nous entrons dans la toute petitesse de Jésus, dans sa grande pauvreté.

"Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ?"

À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait. Les adversaires de Jésus, virulents contre sa conduite, nous disent comment nous nous montrons violents comme eux, nous aussi. Un examen rapide de notre vie révèle que nous sommes conduis alors par la jalousie. En ce qui concerne l’amour d’une personne ou d’un bien, nous montrons à quel point, lorsqu’il s’agit de notre intérêt, de nous-mêmes, nous n’hésitons pas à braver bien des interdits ! Mais nous sommes timorés pour nous engager pour le bien des autres. C’est la Puissance de l’Amour infini de Dieu qui a fait naître Jésus dans notre chair. Le Fils unique de Dieu, né de la Vierge Marie, le Sauveur des hommes, vient à notre aide en faisant de nous des enfants de Dieu. Cette adoption filiale nous fait entrer dans notre mystère, dans notre identité véritable. Devant l’œuvre de Salut de Jésus qui sera crucifié pour nous, nous sommes heureux de ce salut et nous vivons de sa Résurrection. Nous sommes devenus par sa Croix et sa Résurrection héritiers de l’amour infini de Dieu qui ne nous manquera jamais. Nous voulons demeurer dans cette sollicitude de l’amour fraternel, confiants comme l’enfant qui se tourne vers son Père. La vraie compassion consiste à faire pour les autres, ce que l’on aimerait que les autres fassent pour nous, dans la même situation. L’Esprit Saint se joint à notre esprit pour nous faire crier vers Dieu, tous ensemble, pour lui dire notre reconnaissance.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la confiance, que son amour nous transforme pour que nous demeurions dans l’Amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°31 (trad. Le Barroux)


« Femme, te voilà délivrée de ton infirmité »

« Jésus enseignait dans une synagogue un jour de sabbat. Il y avait là une femme possédée depuis dix-huit ans d'un esprit qui la rendait infirme » ... « Elle était courbée, et ne pouvait absolument pas regarder vers le haut. » Le pécheur, préoccupé des choses de la terre et ne recherchant pas celles du Ciel, est incapable de regarder vers le haut : comme il suit des désirs qui le portent vers le bas, son âme, perdant sa rectitude, s'incurve, et il ne voit plus que ce à quoi il pense sans cesse. Faites retour sur vos cœurs, frères très chers, et examinez continuellement les pensées que vous ne cessez de rouler en votre esprit. L'un pense aux honneurs, un autre à l'argent, un autre encore à augmenter ses propriétés. Toutes ces choses sont basses, et quand l'esprit s'y investit, il s'infléchit, perdant sa rectitude. Et parce qu'il ne se relève pas pour désirer les biens d'en haut, il est comme cette femme courbée, qui ne peut absolument pas regarder vers le haut...

     Le psalmiste a fort bien décrit notre courbure quand il a dit de lui-même, comme symbole de tout le genre humain : « J'ai été courbé et humilié à l'excès » (Ps 37,7). Il considérait que l'homme, bien que créé pour contempler la lumière d'en haut, a été jeté hors du paradis à cause de ses péchés, et que par suite, les ténèbres règnent en son âme, lui faisant perdre l'appétit des choses d'en haut et porter toute son attention vers celles d'en bas... Si l'homme, perdant de vue les choses du Ciel, ne pensait qu'aux nécessités de ce monde, il serait sans doute courbé et humilié, mais non pourtant « à l'excès ». Or, comme non seulement la nécessité fait tomber ses pensées..., mais qu'en outre le plaisir défendu le terrasse, il n'est pas seulement courbé, mais « courbé à l'excès ».















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 30 Oct 2017 - 23:16

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer


Homélie :


« Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin.

Jésus nous annonce la gloire de Dieu, son règne d’Amour. l’Amour nous est donné, il se révèle à nous en permanence. La gloire de Dieu est l’épanouissement de cet amour de Dieu en nous. Le règne de Dieu passe toujours par un autre, par ce qui ne vient pas de nous. C’est un Amour qui nous est donné. Le Royaume est comparé par Jésus à de multiples événements capables de nous transformer. C’est un Amour dynamique, un processus de transformation, un mouvement en devenir. Vivre en fonction du Règne, c’est vivre dans un renouvellement constant de l’Amour permanent de Dieu. Etre sensible à cet Amour qui agit en nous, c’est nous élever vers la Vie en plénitude. Dés qu’il y a de l’amitié entre nous, le Seigneur Jésus établit en nous sa demeure, et la vie triomphe de la mort. Jésus, le plus petit des enfants des hommes, sera « jeté en terre » au jardin des Oliviers. A partir de sa mort et de sa Résurrection le mystère de l’Église s’étendra aux quatre coins du monde. Le rejet du mystère de petitesse et de pauvreté de Jésus par l’humanité, accomplit la Parole : « Il n’avait aucune apparence humaine, » disait Isaïe !

« Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin.

Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » Ce qui nous éveille, c’est la plus « petite » de toutes les semences. Le Verbe de Dieu a pris chair de la Vierge Marie ! C’est ainsi que l’Esprit Saint transforme notre humanité et la régénère. Nous voulons entrer dans la dynamique du règne de Dieu en recevant ce Don de Dieu. Nous voudrions nous suffire à nous-même alors que nous sommes fondamentalement incomplets ! Le mystère de l’Annonciation faite à Marie nous éclaire. Nous comprenons que le règne de Dieu est arrivé jusqu’à nous. L’Esprit Saint se joint à notre esprit pour l’éclairer, pour que notre humanité soit transformée. Dans le mystère de Marie, toute l’humanité est bénie, elle est renouvelée. Le jour où nous sentons combien Dieu nous aime, la grâce transforme notre nature et le règne de Dieu arrive jusqu’à nous. Nous sommes mis en route sur un chemin de joie et de bonheur. Laisser place en soi au manque, c’est laisser la place à l’autre, c’est rendre possible la vie en plénitude.

« Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ? »

Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » Sans un apport extérieur, sans un geste accompli par un autre, rien ne pousse. Livrée à elle-même, notre vie peut devenir un jardin d’épines, dans un retour sur soi asphyxiant ! Le travail « souterrain » se fait grâce au levain enfoui dans la pâte, à la manière de la graine jetée en terre. Il suffit que la graine soit « jetée » en terre, ou que le levain soit enfoui dans la pâte, pour que le travail de Dieu se fasse en nous. « La création aspire de toutes ses forces à voir la révélation des enfants de Dieu. Elle crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. » Le jardin de notre vie remis à Dieu sera bien cultivé, rempli de fleurs. Tous les oiseaux du ciel viendront s’y nicher et rendre gloire à Dieu. Vivre en plénitude n’est pas immédiat, cela nous demande du temps, ce n’est pas tout, tout de suite. C’est grandir, mûrir, croître en rendant grâce pour ce qui nous est donné. Entrer dans la dynamique du règne de Dieu, c’est entrer dans une durée, dans une histoire, dans une temporalité.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la persévérance et de l’endurance pour que la Vie nouvelle donnée par l’Esprit Saint travaille en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Hymne 17 (trad. Dourgne, Cerf 1979, p.87)


Le règne de Dieu

Je vais te montrer clairement que c'est ici-bas qu'il te faut recevoir le Royaume des cieux tout entier, si tu veux y pénétrer aussi après ta mort. Écoute Dieu qui te parle en paraboles : « A quoi donc comparer le Royaume des cieux ? Il est semblable, écoute bien, au grain de sénevé qu'un homme a pris et qu'il a jeté dans son jardin ; et il a poussé et, en vérité, il est devenu un grand arbre. » Ce grain, c'est le Royaume des cieux, c'est la grâce de l'Esprit divin, et le jardin, c'est le cœur de chaque homme, là où celui qui l'a reçu cache l'Esprit au fond de lui-même, dans les replis de ses entrailles, pour que personne ne puisse le voir. Et il le garde avec tous ses soins, pour qu'il pousse, pour qu'il devienne un arbre et s'élève vers le ciel.

     Si donc tu dis : « Ce n'est pas ici-bas, mais c'est après la mort que recevront le Royaume tous ceux qui l'auront désiré avec ferveur », tu bouleverses les paroles du Sauveur notre Dieu. Et si tu ne prends pas le grain, ce grain de sénevé, comme il l'a dit, si tu ne le jettes pas dans ton jardin, tu demeures totalement stérile. À quel autre moment, sinon maintenant, recevras-tu la semence ?

     Ici-bas, reçois les arrhes, dit le Maître ; ici-bas, reçois le sceau. Dès ici-bas allume ta lampe. Si tu es sensé, c'est ici-bas que je deviens pour toi la perle (Mt 13,45), c'est ici-bas que je suis ton froment, et comme un grain de sénevé. C'est ici-bas que je deviens pour toi un levain et que je fais lever la pâte. C'est ici-bas que je suis pour toi comme de l'eau et que je deviens un feu adoucissant. C'est ici-bas que je deviens ton vêtement et ta nourriture et toute ta boisson, si tu le désires. » Voilà ce que dit le Maître. « Si donc ainsi, dès ici-bas, tu me reconnais tel, là-bas aussi tu me posséderas ineffablement, et je deviendrai tout pour toi. »















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 31 Oct 2017 - 23:47

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.


Homélie :

"Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

Les Béatitudes sont vraiment la perle de l’Évangile, elles sont un portrait de Jésus et nous décrivent ses traits. Jésus nous donne le sens de chacun de ses miracles, de chacune de ses paraboles. Nous voulons les garder en mémoire, au fond de nous. Nous gardons les Béatitudes dans notre cœur, en voyant Jésus agir, en entendant ses paroles, en l’écoutant, nous savons ce que signifie avoir le cœur pur, être pauvre, doux, miséricordieux ou artisan de paix. Heureux ceux qui refusent la volonté de puissance, ceux qui acceptent de combattre sans haïr, ceux qui savent ne pas abuser de leurs forces, ceux qui laissent toujours aux autres un espace où être libres et les moyens de se dépasser. C’est la douceur même du Christ qui pouvait dire : « Chargez-vous de mon joug, et mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de cœur. » La fraîcheur de l’Evangile nous apparaît, elle nous amène au réalisme chrétien qui est à base de vérité intérieure et d’accueil filial de ce que Dieu fait, de miséricorde inlassable envers le monde. Jésus ne parle jamais de lui, il explique que la semence, c’est la Parole, et les sols qui la reçoivent correspondent à nos diverses situations humaines ou spirituelles. Il a soif que toute l’humanité sortie du cœur de son Père, soit ramenée vers Dieu. Les béatitudes sont un chemin pour nous faire pénétrer dans l’amour de la Trinité, « je suis le Chemin, » dit Jésus.

"« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux."

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
La première béatitude de Jésus s’adresse à tous ceux qui ont un cœur assez pauvre pour se retrouver petit devant Dieu, les mains ouvertes pour recevoir de lui seul la force et l’espérance. Le mot de « pauvre, » a déjà une longue histoire quand Jésus a prononcé les Béatitudes. Avant, le pauvre était l’homme courbé, abaissé, opprimé, incapable de résister et de tenir tête, celui qui devait toujours céder aux puissants. L’accent était mis sur l’humiliation du pauvre qui fait figure d’homme paisible, soumis, mais qui met sa confiance en Dieu et attend de lui son secours. Nous jugeons sur des signes extérieurs trompeurs de richesse ou de pauvreté, Dieu, lui regarde le cœur, car on peut être riche avec un cœur de pauvre, et pauvre avec un cœur de riche. Dieu a une tendresse spéciale pour ceux qui manquent de tout. Tout comme une mère garde des trésors de patience et de compréhension pour celui de ses enfants qui est le plus fragile et le plus démuni.


"Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! Les Béatitudes nous emmènent jusqu’à la croix où, dans sa souffrance, Jésus s’adresse avec douceur à sa mère : « Femme, voici ton fils », puis au disciple bien-aimé : « Voilà ta mère. » Dieu aime tout homme comme il est, dans un monde où les relations sont durcies, et ou nous dressons des barrières. Jésus les détruit, il arrive là ou la haine parasite dans le cœur la justice et la liberté.

Le monde « dominateur, jouisseur, orgueilleux » veut se sauver par lui-même et il fait tourner autour de lui toutes choses. Ce monde est à l’intérieur de chacun de nous et tous les Saints sont sortis vainqueurs de ce combat. Marie nous est donnée, elle est devenue la Reine de tous les Saints. Notre Espérance est de prendre ce chemin de l’ouverture à l’autre, le Chemin de l’Amour en regardant vers Jésus. Notre joie est immense, dans le combat de l’amour nous sommes heureux, car nous pouvons aspirer au Royaume. Heureux, nous marchons à la suite de Jésus et de Marie, nous savons que notre Chemin est sûr. Aujourd’hui nous renouvelons notre espérance dans le Royaume.



Citation :
Nous demandons la Grâce d’entendre ces Paroles de Vie pour prendre le Chemin des Béatitudes, le chemin de l’Amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélie 14 sur l'Évangile ; PL 76,1129 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 304 rev.)


« Le Royaume des cieux est à eux »

Jésus dit dans l'Évangile : « Mes brebis écoutent ma voix ; je les connais, elles me suivent et je leur donne la vie éternelle » (Jn 10,27). Un peu plus haut, il avait dit : « Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et trouvera des pâturages » (v.9). Car on entre par la foi, mais on sort de la foi vers la vision face à face ; passant de la croyance à la contemplation, on trouvera des pâturages pour un repos éternel.

     Ce sont donc les brebis du Seigneur qui ont accès à ces pâturages, car celui qui le suit dans la simplicité du cœur reçoit en nourriture une herbe toujours verte. Que sont ces pâturages des brebis, sinon les joies profondes d'un paradis toujours verdoyant ? La pâture des élus, c'est le visage de Dieu présent, contemplé dans une vision sans ombre ; l'âme se rassasie sans fin de cette nourriture de vie.

     Dans ces pâturages ceux qui ont échappé aux filets des désirs de ce monde sont comblés éternellement. Là, chante le chœur des anges, là sont réunis les habitants des cieux. Là, c'est une fête bien douce pour ceux qui reviennent après leurs peines dans un triste séjour à l'étranger. Là se trouvent le chœur des prophètes aux yeux perçants, les douze apôtres juges, l'armée victorieuse des martyrs innombrables d'autant plus joyeux qu'ils ont été ici-bas plus rudement affligés. En ce lieu, la constance des confesseurs de la foi est consolée en recevant sa récompense. Là se trouvent les hommes fidèles dont les plaisirs de ce monde n'ont pas pu amollir la force d'âme, les saintes femmes qui ont vaincu toute fragilité en même temps que ce monde ; là sont les enfants qui par leur manière de vivre se sont élevés au-dessus de leurs années, les vieillards que l'âge n'a pas rendu faibles ici-bas et que la force pour œuvrer n'a pas abandonnés. Frères bien-aimés, mettons-nous donc en quête de ces pâturages où nous serons heureux en compagnie de tant de saints.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 1 Nov 2017 - 23:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté,
mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.


Homélie :

"Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors."

Par Jésus nous posons un regard d’amour sur la volonté de Dieu. Nous lui demandons la grâce d’entrer dans une attitude d’offrande à sa suite. Nous croyons que Dieu nous veut du bien et qu’il nous invite à la vie. L’image de la vigne nous manifeste combien Dieu veut que nous fassions fructifier ce qu’il nous donne. Il y a nécessairement des choses qui doivent mourir dans nos vies. Rien ne se perd indique la parabole de la graine mise en terre. En fêtant les Fidèles défunts, nous voulons être sauvés pour demeurer dans la joie de la Résurrection. Ne rien perdre de ce que le Père nous donne en Jésus. Il nous donne sa vie. Manger sa chair et boire son sang à l’Eucharistie nous établit dans sa vie ! Nous comprenons qu’il s’agit du Pain essentiel donné par amour, qui nous fera vivre de la vie même de Dieu. Notre Père nous donne ce qu’il nous faut pour que nous accomplissions sa volonté. Par Jésus nous posons un regard d’amour sur la volonté de Dieu. Nous lui demandons la grâce d’entrer dans une attitude d’offrande à sa suite. Nous croyons que Dieu nous veut du bien et qu’il nous invite à la vie. L’image de la vigne nous manifeste combien Dieu veut que nous fassions fructifier ce qu’il nous donne. Il y a nécessairement des choses qui doivent mourir dans nos vies. Rien ne se perd indique la parabole de la graine mise en terre. En fêtant les Fidèles défunts, nous voulons être sauvés pour demeurer dans la joie de la Résurrection. Ne rien perdre de ce que le Père nous donne en Jésus. Il nous donne sa vie. Manger sa chair et boire son sang à l’Eucharistie nous établit dans sa vie ! Nous comprenons qu’il s’agit du Pain essentiel donné par amour, qui nous fera vivre de la vie même de Dieu. Notre Père nous donne ce qu’il nous faut pour que nous accomplissions sa volonté. « Pour eux, dit Jésus, je me consacre moi-même ! » Dans sa chair offerte, dans son sang versé, Jésus fait naitre une humanité toute nouvelle. C’est le chemin de consécration de notre vie à Dieu.

"Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.

Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Ce message d’amour, de paix et de joie, est le plus beau, le plus exaltant de tous les messages. Jésus est descendu du ciel, non pour faire sa propre volonté, mais la volonté de Celui qui l’a envoyé, la volonté du Père. Dieu est amour et miséricorde, il a créé l’homme par amour. Il est aimé de Lui et capable de l’aimer et d’aimer les autres. « Et celui qui vient à moi, je ne vais pas le rejeter dehors… Je le ressusciterai au dernier jour. » Dieu nous parle, il se donne à nous et il nous donne son Esprit Saint. La plus belle offrande que nous puissions faire de notre vie est contenue dans la Consécration de Jésus. « De même que le Père qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi, celui qui me mange vivra par moi. » Dieu se donne dans le Pain de l’Eucharistie, le cœur de la vie chrétienne. Par le service de la charité, à l’imitation de Jésus lavant les pieds de ses disciples, nous nous mettons au service de nos frères.

"Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour."

La volonté de Jésus fait naître en nous le meilleur de nous-même. A sa suite, nous apprenons à aimer ce qui nous est donné dans tous les évènements de notre vie quotidienne. L’Eucharistie entretient en nous la vie divine qui est déjà commencée des ici-bas. « Si quelqu’un mange ce pain, il vivra éternellement. » Jésus nous donne de nous libérer de ce qui nous renferme sur nous-mêmes. Il affronte sa Passion en chacun de nous. Notre feu intérieur est l’Amour de Jésus brulant dans nos cœurs. Dieu nous regarde dans son Fils et nous sommes déjà vainqueurs de la mort. Toute communion au Corps et au Sang de Jésus est une communion à la vie du Fils de Dieu, l’Envoyé du Père. Progressivement l’Amour de Dieu prend toute sa place en nous. Demeurer dans le Christ, c’est trouver en lui la lumière, la paix et le pardon. Il nous faut puiser à sa vie la force de vivre, surtout quand l’épreuve est là. La peur existentielle de la mort qui est à la racine de nos angoisses, peut être transfigurée. La mort vécue avec Jésus n’est pas une fin, elle est un commencement.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus victorieux de la mort pour obtenir la vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
Sur la mort § 20 ; PL 4, 596s (trad. Orval)


« Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra »

Nous ne devons pas pleurer nos frères que l'appel du Seigneur a retirés de ce monde, puisque nous savons qu'ils ne sont pas perdus mais partis avant nous : ils nous ont quittés comme des voyageurs, des navigateurs, pour nous précéder. Nous devons donc les envier au lieu de les pleurer, et ne pas nous vêtir ici-bas de sombres vêtements alors qu'ils ont revêtu là-haut des robes blanches. Ne donnons pas aux païens l'occasion de nous reprocher avec raison de nous lamenter sur ceux que nous déclarons vivants auprès de Dieu, comme s'ils étaient anéantis et perdus. Nous trahissons notre espérance et notre foi si ce que nous disons paraît feinte et mensonge. Il ne sert à rien d'affirmer son courage en parole et d'en détruire la vérité par les faits...

     Lorsque nous mourons, nous passons par la mort à l'immortalité ; et la vie éternelle ne peut être donnée que si nous sortons de ce monde. Ce n'est pas là un point final mais un passage. Au terme de notre voyage dans le temps, c'est notre passage dans l'éternité. Qui ne se hâterait vers un plus grand bien ? Qui ne désirerait être changé et transformé à l'image du Christ ?...

     Notre patrie, c'est le ciel... Là un grand nombre d'êtres chers nous attend, une immense foule de parents, de frères et de fils nous désire ; assurés désormais de leur salut, ils pensent au nôtre... Hâtons-nous d'arriver à eux, souhaitons ardemment d'être vite auprès d'eux et d'être vite auprès du Christ.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 2 Nov 2017 - 23:36

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




« Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? »


Homélie :

"Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.

Nous fêtons Saint Martin de Porrès, un homme étonnant, le premier « métis » du nouveau monde qui ai été béatifié. Il était méprisé parce qu’il était fils « naturel » d’une esclave de couleur noire, son « père », militaire de passage, était reparti de ce pays. Jésus, par ses paroles de miséricorde exprime l’amour de Dieu qui part à notre recherche et célébre la joie de notre guérison. Saint Martin de Porrès, à l’écoute de Jésus faisait de même envers les pauvres qu’il rencontrait. La guérison de cet homme atteint d’hydropisie le rend tout joyeux ainsi que son entourage qui se réjouit avec lui. Ainsi Dieu s’adresse à nous tous, créés à son image et à sa ressemblance, quelles que soient les conditions de notre conception, de notre naissance. Martin est venu vers Jésus et il l’écoutait. Il avait le regard sans cesse tourné vers les pauvres, avec un cœur plein d’amour, comme Jésus. La Communauté est le lieu où les plus petits et les plus pauvres sont retrouvés. Jésus appelle Martin chez les religieux du couvent des Dominicains, il est plein de tendresse et d’amour pour lui. Martin qui était rejeté à cause de son état de fils naturel, s’est plu avec les plus petits, les plus pauvres. Il soignait les malades de la communauté et donnait le nécessaire à tous les pauvres qui venaient dans le monastère.

Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller.

Pour accomplir son œuvre de salut, Jésus s’est fait pauvre, et il se sert des pauvres pour chercher la brebis égarée, lorsqu’il l’a retrouvée, elle appelle ses amis et dit : « Réjouissez–vous avec moi, car j’ai retrouvé ma « brebis égarée. » Il nous faut, à la suite de Jésus, nous reconnaître d’abord comme frères, et retrouver avec notre Père des cieux une relation filiale pour nous réjouir de la joie de Dieu. Fils d’un même Père, nous sommes frères car Jésus nous donne la vraie vie. Pour nous réjouir entre frères, il nous faut nous reconnaître pécheur, et découvrir notre ouverture comme une grâce. Avec Jésus nous sommes attentifs à nos frères pour les servir. Martin a su ouvrir sa porte à ses frères en les soignant comme les amis de Jésus. Il a cherché la brebis perdue, et demandé à Jésus de lui donner un cœur plein d’amour.

"Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse."

L’action de grâce monte de nos cœurs pour Jésus devant tant d’amour. Pauvres pécheurs, dans l’Esprit Saint, nous confessons nos péchés. L’Amour miséricordieux nous invite à sa table, dans le pardon et la miséricorde. Ensemble, tournés vers notre Père, nous nous nourrissons du Pain de Vie et du Vin de Noces qui ne manqueront jamais. C’est dans le banquet Eucharistique que nous rendons grâce à Celui qui nous accueille toujours pour nous donner la vie. Jésus, dans son amour infini pour les pauvres, a donné son Corps et son sang pour eux, il a donné toute sa vie. La célébration de l’Eucharistie nous rappelle combien nous sommes rassemblés dans le Christ, pour être soucieux de tous les enfants de Dieu dispersés.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’être soucieux de tous ceux qui sont en dehors de la maison.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Catéchisme de l'Église catholique
§ 345-349


Le sens du sabbat

Le sabbat, fin de l'œuvre des « six jours » : Le texte sacré dit que « Dieu conclut au septième jour l'ouvrage qu'il avait fait » et qu'ainsi « le ciel et la terre furent achevés », et que Dieu, au septième jour, « chôma » et qu'il sanctifia et bénit ce jour (Gn 2,1-3). Ces paroles inspirées sont riches en enseignements salutaires :

     Dans la création Dieu a posé un fondement et des lois qui demeurent stables, sur lesquels le croyant pourra s'appuyer avec confiance, et qui lui seront le signe et le gage de la fidélité inébranlable de l'alliance de Dieu. De son côté, l'homme devra rester fidèle à ce fondement et respecter les lois que le Créateur y a inscrites.
     La création est faite en vue du sabbat et donc du culte et de l'adoration de Dieu. Le culte est inscrit dans l'ordre de la création. « Ne rien préférer au culte de Dieu », dit la règle de saint Benoît, indiquant ainsi le juste ordre des préoccupations humaines.
     Le sabbat est au cœur de la loi d'Israël. Garder les commandements, c'est correspondre à la sagesse et à la volonté de Dieu exprimées dans son œuvre de création.

     Le huitième jour : Mais pour nous, un jour nouveau s'est levé : le jour de la résurrection du Christ. Le septième jour achève la première création. Le huitième jour commence la nouvelle création. Ainsi, l'œuvre de la création culmine en l'œuvre plus grande de la rédemption. La première création trouve son sens et son sommet dans la nouvelle création dans le Christ, dont la splendeur dépasse celle de la première.

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 3 Nov 2017 - 23:16

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé.


Homélie :

"Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient."

Jésus partage la vie des hommes, il est de plein pied avec eux. Il fait les mêmes choses qu’eux, se rend dans les mêmes lieux qu’eux, ce jour de sabbat, il va partager le repas chez un chef des pharisiens. Jésus regarde regarde chacun en profondeur. Il est proche d’eux, attentif à la manière dont ils vivent, comment ils se situent dans la vie. Il écoute ce qu’ils disent, il réagit, il entre en dialogue avec eux. Nous sommes attentifs à ce que vit Jésus car nous voulons nous ouvrir à lui, à sa parole, à ses gestes, à sa manière d’agir. Nous laissons notre manière de vivre, d’être, pour nous laisser influencer, nous imprégner de lui. Par notre appartenance à lui comme "Chrétien," nous sommes, comme un autre Christ. C’est par lui que nous pouvons percevoir ce qu’est notre juste place parmi nos frères. Jésus instruit ses proches dans ses rencontres, il les aide à se situer dans l’amour. L’Évangile est pour nous une règle de bonheur si nous le mettons en pratique. Beaucoup de malheurs arrivent dans nos vies du fait que nous n’avons pas entendu sa Parole.

« Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :"

« Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Choisir les premières places se joue à tous les niveaux de notre vie. Dans nos relations personnelles, dans les études, nous voulons être félicités ! Or, le plus important est d’abord d’être sous le regard de Dieu, dans son amour infini. Nous voulons honorer ce qui est le plus fondamental à notre nature humaine, notre existence. Quelle place vais-je occuper ? Quel est mon "rang" ? Cet imaginaire nous fait quitter l’essentiel pour avoir "la première place." Alors je n’honore plus ce que je suis, tout simplement. le psalmiste dit : « Seigneur, je n’ai pas le regard hautain, ni le cœur fier, je n’ai pas choisi de grands desseins qui me dépassent. Non, je tiens mon âme égale et silencieuse, près de toi, mon Dieu. »

"Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place.

Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. » Jésus nous libère de ce qui nous tient captifs, sa parole est vérité. La mettre en œuvre nous donne de nous éprouver comme juste et nous ouvre à la vraie vie. Le bonheur de rendre grâce à Dieu pour tout ce que nous avons est immense. Le simple fait d’exister sous le regard de Dieu, de se savoir aimé infiniment de lui, est si beau ! C’est honorer le fait que nous soyons dans l’amour avec lui qui va développer encore son amour en nous. Notre joie et notre grâce n’est pas d’imaginer quelle serait notre place, mais d’honorer l’amour infini que Dieu nous donne dans l’existence, par la vie et par l’être. Si nous honorons la relation d’amour avec lui, tout le reste nous sera donné par surcroît. "Jésus a tellement choisi la dernière place, que jamais personne ne pourra la lui ravir." Celui qui se sera abaissé pour être avec lui, sera élevé au plus haut des cieux.


Citation :
Nous demandons à Marie de nous obtenir la grâce de choisir la dernière place, là ou Jésus se trouve, pour demeurer avec lui dans cette joie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bruno de Segni (v. 1045-1123), Évêque
Commentaire sur l'évangile de Luc, 2,14 ;
PL 165,406 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 435)


« Qui s'abaisse sera élevé »

« Tu prépares une table pour moi devant mes ennemis » (Ps 22,5)... Que pourrions-nous donc désirer de plus ? Pourquoi choisirions-nous les premières places ? Quelle que soit la place que nous occupions, nous avons tout en abondance et ne manquons de rien. Mais toi qui cherches à avoir la première place, qui que tu sois, va t'asseoir à la dernière place. Ne permets pas que ton savoir te gonfle d'orgueil ; ne te laisse pas exalter par la renommée. Mais plus tu es grand, plus il faut t'humilier en toute chose et « tu trouveras grâce auprès de Dieu » (Lc 1,30), si bien qu'au moment favorable il te dira : « Mon ami, avance plus haut », et « ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi ».

     Assurément, pour autant que cela dépendait de lui, Moïse occupait la dernière place. Lorsque le Seigneur voulait l'envoyer vers les fils d'Israël et l'a invité à accéder à un rang plus élevé, il lui a répondu : « Je t'en prie, Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer, car je n'ai pas la parole facile. » (Ex 4,13) C'est comme s'il avait dit : « Je ne suis pas digne d'une fonction aussi haute. » Saül aussi se considérait comme un homme d'humble condition, quand le Seigneur a fait de lui un roi. Et de même Jérémie, craignant de monter à la première place, disait : « Oh ! Seigneur mon Dieu, vois donc : je ne sais pas parler, je ne suis qu'un enfant. » (1,6) C'est donc par l'humilité, non par l'orgueil, par les vertus, non par l'argent, que nous devons chercher à occuper la première place.

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 5 Nov 2017 - 11:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.


Homélie :


"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le."

Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. A Jérusalem, nous sommes dans une atmosphère lourde de conflits entre Jésus, les scribes et les Pharisiens. Jésus sait qu’il va à sa Passion et que ses disciples seront bientôt seuls. Un nouveau style de vie doit se constituer entre eux pour qu’ils puissent être fidèles à la nouveauté de Jésus. Ils auront à s’ouvrir au Royaume des Cieux. Trouver un nouvel art de vivre ensemble s’impose, de nouveaux rapports entre les croyants en Jésus sont à découvrir. Si nous voulons entrer dans la nouveauté de la Vie de Jésus, il nous faut retrouver la fidélité à son Père. Jésus est scandalisé par l’attitude des scribes et les pharisiens qui se sont assis dans la chaire de Moïse. Là, ils sont revêtus d’autorité et de prestige ! Les petites gens crédules se laissent prendre par cet « extérieur, » ils sont perdus à cause de cette hypocrisie. Ce divorce entre le dire et le faire est désastreux ! C’est la caricature de la Vérité du Dieu qui « dit et cela fut. » Il reste cependant une parole qui continue à dire un message sur Dieu ! Le nouveau rapport que propose Jésus est celui de fraternité. Elle naît à partir de la liberté de chacun et d’une manière nouvelle de se rapporter les uns aux autres.[/b]

"Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Jésus démasque le « paraître » qui se déploie dans ces manières de vivre, de parler et d’agir. La chaire de Moïse est fermée, elle est occupée par de la publication, par le fait que l’action soit vue. Jésus annonce une tout autre manière basée sur le secret d’une intériorité, d’un Amour qui se transmet par la limpidité de la vie en accord avec le message d’Amour annoncé. La chaire de Moïse devait normalement être vide. Elle signifiait, par là, cette volonté pour le Peuple Juif de se livrer à la Parole reçue au-delà de ceux qui pouvaient la transmettre ou l’interpréter. Cette place vide renvoyait au surgissement toujours possible du prophète rappelant ponctuellement chacun à sa finalité. Les scribes et les pharisiens s’arrogent donc une position qu’ils n’ont aucun droit à occuper. Ils se coupent et coupent les autres du surgissement de la Parole de Dieu. Quand à l’intériorité, la relation vivante avec le Dieu vivant, elle s’est éclipsée ! Jésus met en garde ses disciples :

"Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.

Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Jésus rappelle ainsi le début du discours sur la Montagne qui a commencé par la proclamation des béatitudes. Tel un nouveau Moïse, à même le sol, Jésus était assis lui aussi lors de son enseignement. Il marchera ensuite avec ses disciples humblement, incarnant de tout son être ce qu’il a annoncé. Il nous faut laisser un espace vide entre ce qui est dit et celui qui le dit pour permettre à chacun de pouvoir faire silence, de pouvoir se situer lui-même, de pouvoir se déterminer. La tendance à être vus des hommes, à vouloir occuper les places d’honneur, signifient une incapacité à se tenir sur soi, dans le silence et la solitude, en intimité avec Celui qui nous fait vivre. La tentation est grande de se récupérer dans une extériorité où chacun reçoit de l’autre son identité dans un charivari de salutations. C’est toute la vie et l’action de Jésus qui est ici décrite ! Il sera le serviteur souffrant annoncé par Isaïe ! Humilié, il n’ouvrira pas la bouche. Abaissé, il nous donne le remède face à un tel mal. Mais la place à nouveau sera ouverte à l’action du Père de qui vient toute paternité : Vous, vous êtes tous frères. La fraternité et le respect de l’autre pourra enfin être réintroduit dans l’humanité.


Citation :
Nous demandons la grâce d’écouter la Parole et de la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 6, 4-5 ; PL 9, 952-953 (trad. Orval rev.)


« Ils disent et ne font pas »

Le Seigneur nous avertit que les paroles flatteuses et les allures douces doivent être jugées aux fruits qu'elles produisent. Il nous faut donc apprécier quelqu'un, non pas tel qu'il se propose en paroles mais tel qu'il est réellement dans ses actes. Car bien souvent sous des dehors de brebis se dissimule une rage de loup (Mt 7,15). Et de même que les épines ne produisent pas de raisin ni les ronces de figues..., ainsi, nous dit Jésus, ce n'est pas en ces belles paroles que consiste la réalité des bonnes œuvres ; tous les hommes doivent être jugés d'après leurs fruits (v. 16-18).

     Non, un service qui se limiterait à de belles paroles ne suffit pas pour obtenir le Royaume des cieux ; ce n'est pas celui qui dit : « Seigneur, Seigneur » qui en sera l'héritier (v. 21)... À quoi rimerait une sainteté qui se limiterait à l'invocation d'un nom, puisque le chemin du Royaume des cieux se trouve dans l'obéissance à la volonté de Dieu ?...

     Il faut donc y mettre du sien, si on veut parvenir à la béatitude éternelle. Il faut donner quelque chose de notre propre fonds : vouloir le bien, éviter le mal et obéir de tout cœur aux préceptes divins. Une telle attitude nous vaudra d'être reconnus par Dieu comme siens. Conformons donc nos actes à sa volonté au lieu de nous glorifier de sa puissance. Car il repoussera et rejettera ceux qui se seront détournés eux-mêmes de lui par l'injustice de leurs actes.

















Dernière édition par Lumen le Lun 13 Nov 2017 - 11:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 5 Nov 2017 - 22:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour


Homélie :


Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour."

Nos relations sont à base d’échange, l’une des parties prend l’initiative libre du don, l’autre partie accuse réception puis entreprendra plus tard le contre-don. C’est ainsi que chacun peut s’ouvrir à l’autre, le reconnaître, et faire croître l’échange. Pour bâtir un avenir commun, nous ne minimisons pas l’importance de la réciprocité qui constitue un premier niveau de relations, d’échanges. Jésus nous invite bien au-delà, en donnant librement, sans la moindre perspective de retour. L’expérience d’une gratuité faite à notre égard, qui se fonde sur la gratuité de Dieu notre Père, est déterminante dans l’Evangile. Le geste que nous posons est un témoignage de reconnaissance envers ce que nous avons reçu de Dieu. Donner gratuitement, parce que nous avons reçu gratuitement. C’est bien ce que Jésus a vécu dans sa vie terrestre, un don sans retour à la générosité de son Père. Pierre et Jean disent à l’infirme de la Belle Porte au début des Actes des Apôtres : « D’or et d’argent nous n’en avons point, mais ce que nous avons, nous te le donnons : Au nom de Jésus Christ lève-toi et marche. »

"Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;"

Pour entrer dans cette perspective tracée par Jésus dans l’Evangile, il nous faut d’abord réaliser tous les bienfaits que Dieu nous a faits et qu’il ne cesse de nous faire. De cette reconnaissance, pourra émerger une générosité véritable envers nos frères. Il s’agit d’être pleinement reconnaissant de tous les bienfaits reçus, afin de pouvoir aimer et servir en tout nos frères. Partager la table avec les pauvres nous remet en effet à un niveau humain fondamental, sinon nous restons au niveau de la politesse, un niveau très extérieur. Notre condition humaine est révélée en face du pauvre, de l’estropié, du boiteux et de l’aveugle. L’humanité est ignorante de cela car elle est esclave de ses passions et de son orgueil, c’est sa souffrance. Les souffrants qui connaissent leurs infirmités n’ont qu’un seul recours qui est Dieu. Jésus dit : « Invite-les à ta table. » Nous pouvons comprendre que la compagnie du « pauvre extérieur » à nous, permet par effet de miroir, de nous reconnaître dans notre pauvreté et notre misère. Nous accueillir ainsi, c’est déjà être sauvés et être invités à la table de Dieu ! Nous sommes émerveillés devant les « profondeurs de la richesse et de la science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables. »

"heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

Jésus, le Fils unique du Père, a été au-delà de tout Don. A la suite du Père : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout, » Jésus prendra le pain et dira : « C’est mon Corps livré pour vous », il prendra le vin et dira : « C’est mon Sang qui est versé pour vous. » C’est au moment où Jésus prend sur Lui nos pauvretés, notre péché, nos blessures avec nos aveuglements. Il fait d’un lieu de douleurs un lieu de bénédictions. C’est un renversement fondamental, nous sauver à tout prix. Jésus énonce l’expérience d’une béatitude : « Tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre. » Il s’agit d’une grande fête, un festin de noces ! « Si tu invites à ta table des pauvres, tu seras béni. » C’est pour les pauvres et les malades que Jésus est venu. La fréquentation des pauvres nous réintroduit au plus profond de nos vies. Nous sommes dans la joie parce que Dieu est notre seule lumière, notre salut. Si le pauvre est à ma table, il exulte, il est heureux, il est joyeux, il est un lien avec le Royaume de Dieu qui est gratuit ! L’attitude du pauvre nous fait entrer dans la résurrection de Jésus, dans le salut. L’expérience de la pauvreté nous fait entrer dans la joie de Dieu ! Pour avoir accès à notre cœur, il nous faut être dans la vérité. Le Père qui nous invite à sa table est plein d’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrevoir ce mystère au festin eucharistique pour faire de notre vie un chemin d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Discours sur le psaume 121


« Cela te sera rendu à la résurrection des justes »

L'amour est d'une grande puissance ; il est notre force. Si nous n'en avons pas, tout le reste ne nous servira de rien. « J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, dit l'apôtre Paul, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante » (1Co 13,1). Écoutez ensuite cette parole magnifique : « J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert de rien » (v. 3). Si tu n'as que l'amour, même si tu ne peux rien distribuer aux pauvres, aime. Ne donnerais-tu qu' « un verre d'eau fraîche » (Mt 10,42), cela te vaudrait la même récompense que Zachée, qui avait distribué la moitié de sa fortune (Lc 19,8.). Comment cela ? L'un donne peu, l'autre beaucoup et leurs gestes ont le même prix ? Eh oui ‒ ; les ressources sont inégales mais égal est l'amour...

     Le psalmiste dit : « Nous irons dans la maison du Seigneur » (121,4). À nous de voir si nous y allons. Ce ne sont pas nos pieds, mais nos cœurs qui nous y portent. Voyez si nous y allons ; que chacun de vous s'interroge : Que fais-tu pour le pauvre fidèle, pour l'indigent ton frère ou le mendiant qui tend la main ? Vois si ton cœur n'est pas étroit... « Recherchez ce qui fait la paix de Jérusalem » (v. 6). Qu'est-ce qui fait la paix de Jérusalem ? « L'abondance pour ceux qui t'aiment » (Vulg). Le psalmiste adresse la parole à Jérusalem : « Ceux qui t'aiment seront dans l'abondance » ‒ ; l'abondance après le dénuement. Ici-bas, la misère, là-haut l'abondance ; ici la faiblesse, là, la force ; ceux qui sont pauvres ici, là-haut sont riches. D'où vient leur richesse ? De ce qu'ils ont donné ici les biens qu'ils avaient pour un temps reçus de Dieu ; là ils reçoivent ce que Dieu leur donne pour l'éternité.

     Mes frères, ici les riches sont des pauvres ; il est bon que le riche découvre sa pauvreté. Se croit-il rempli ? C'est enflure, non plénitude. Qu'il reconnaisse son vide afin de pouvoir être comblé. Que possède-t-il ? De l'or. Que lui manque-t-il encore ? La vie éternelle. Qu'il regarde bien ce qu'il a et reconnaisse ce qui lui manque. Frères, qu'il donne de ce qu'il possède, afin de recevoir ce qu'il n'a pas.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 6 Nov 2017 - 21:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer
les gens de force, afin que ma maison soit remplie.


Homélie :

En entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! »

Jésus nous offre une image de l’éternité représentée par un banquet. C’est le lieu où la famille et les amis se retrouvent, se réjouissent autour de la table. Cette image nous parle de l’intimité avec Dieu Amour et du plaisir de nous retrouver au ciel. Jésus veut faire avancer vers le Royaume de Dieu ! Il était invité chez un chef des Pharisiens. Un malade s’est présenté et Jésus l’a guéri malgré les soupçons posés sur lui. Aujourd’hui encore, à ce repas, on l’observe. Jésus avait fait une recommandation aux convives de ne pas choisir les premières places. Il s’adresse ensuite à son hôte sur le choix des invités. Ceux que Jésus aimait particulièrement sont en marge de la société. Tous sont invités, les hommes, les femmes, les enfants, les riches, les pauvres, ceux en bonne santé et les malades, personne n’est exclu. Si ce sont des gens qui ne peuvent pas lui rendre son invitation comme les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles, il sera heureux puisque ce sera Dieu qui le lui rendra lors de la résurrection des justes.

Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.”

Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Le ciel est notre demeure éternelle qui dépasse les aspirations humaines les plus nobles. Quand nous laissons passer l’offre que Dieu nous fait, quelle responsabilité nous prenons ! Nous prions le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Les bœufs, les champs, le mariage, toutes nos possessions ne peuvent pas devenir des obstacles au don de Dieu. Jésus ressuscité dit à ses apôtres d’aller dans le monde entier et de proclamer la Bonne Nouvelle. Souvent nous revenons frustré par l’échec apparent de nos actions. Il est important de ne pas permettre au découragement de gagner du terrain en nous. La grâce de Dieu et le pouvoir de la vérité porteront leur fruit.

Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie.

Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” » Chacun d’entre nous est appelé au banquet de grâce de Dieu, dans cette vie et la celle qui est à venir. Que notre réponse à l’invitation divine soit toujours un oui, plein de reconnaissance et d’admiration. Le maître envoie encore son serviteur en dehors de la ville, sur les routes et les sentiers de la campagne pour en ramener d’autres qui sont encore plus loin que les marginaux de la ville. L’unité de l’Amour nous prépare aux noces de l’Agneau : Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau. Dieu prend l’initiative, il vient vers nous, il est très intéressé par notre salut. Jésus en croix dira au bon larron : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. Dans le Christ, nous ne formons qu’un seul corps. L’épouse fête les noces de son Époux, son Bien-aimé. Nous entrons en communion d’Amour avec Dieu et avec nos frères.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous disposer aux noces de l’Agneau en participant au mystère de l’Eucharistie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
De la vie parfaite, ch. VIII, §2-4 (Œuvres spirituelles, rev.)


Le Pain des Noces

Si vous avez quelques vertus, sources de bonnes œuvres, ou plutôt parce que vous êtes riche en vertus, persévérez dans leur pratique, progressez-y toujours, et, par elles, menez le combat du Christ jusqu'à la mort, afin qu'au dernier jour, au terme de votre vie, vous receviez pour salaire et récompense de votre travail la couronne de gloire et d'honneur. C'est pourquoi Jésus-Christ, votre unique amour, vous dit dans l'Apocalypse : « Soyez fidèle jusqu'à la mort, et je vous donnerai la couronne de vie. » (Ap 2,10) Cette couronne n'est pas autre chose que la récompense de la vie éternelle, dont la possession doit enflammer de désir tous les chrétiens. Levez-vous donc, amie de Dieu, épouse de Jésus-Christ, colombe du Roi éternel, venez, hâtez-vous aux noces du Fils de Dieu, car toute la cour céleste vous attend, « tout est préparé » (Cf. Mt 22,4 ; Lc 14,17b).

     Un serviteur beau et noble est prêt à vous servir ; un mets précieux et délectable est préparé pour vous restaurer ; une société douce et très aimable est prête à partager votre joie. Levez-vous donc et hâtez-vous !

     Courez à ces noces, puisqu'un serviteur d'une grande beauté est prêt à vous servir. Ce serviteur, c'est l'assemblée des anges, que dis-je ? c'est le propre Fils du Dieu éternel ! Ne se donne-t-il pas lui-même pour tel dans le Saint Évangile ? « En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera asseoir à table, et passant devant eux, il les servira » (Cf. Lc 12, 37). Oh ! que la gloire des pauvres et des méprisés sera grande quand ils seront servis par le Fils de Dieu, du souverain Roi, et par toute l'armée réunie du Royaume céleste.

     Un aliment précieux et délectable est aussi préparé pour vous nourrir. Le Fils de Dieu, lui-même, dressera la table de ses propres mains. il l'affirme dans le Saint Évangile : « Et moi, je vous prépare le Royaume, comme mon Père me l'a préparé, afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume » (Lc 22,29-30a). Oh ! Qu'il est suave et délicieux cet aliment, que Dieu dans sa bonté a préparé pour le pauvre ! Oh ! Comme il est heureux celui qui doit manger au Ciel ce pain préparé dans le sein de la Vierge par le feu du Saint-Esprit ! « Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6,58b). Le Roi céleste nourrit et restaure ses élus de ce pain, de cet aliment, comme il est dit au Livre de la Sagesse : « Vous avez nourri votre peuple de la nourriture des Anges » (Sg 16,20).












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 8 Nov 2017 - 12:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient
ne peut pas être mon disciple.

Homélie :

De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.

L’amour de Dieu doit être si grand pour nous que nous ne lui préférions rien, ni personne, en priorité. L’affection naturelle de la famille est ainsi surpassée par le lien qui nous unit à Dieu. Jésus nous entraîne à vivre dans un au-delà plus grand de l’amour de Dieu. Jésus ne préconise pas l’abandon des responsabilités familiales, au contraire, elles seront animées par cet Amour nouveau. Il s’agit d’aimer Dieu par-dessus tout, au point que toutes les autres personnes ou toutes les autres choses deviennent secondaires par rapport à lui. Si nous voulons bâtir avec le Christ le Royaume de Dieu, nous ne pouvons le faire que dans la Passion de Jésus et la compassion du cœur de Marie. Cet amour nouveau qui nous est manifesté, nous y entrons par grâce. Avec les dons de Dieu qui nous unissent, nous suivons Jésus dans son combat pour le salut du monde. Dieu est amour, Marie a porté Jésus dans son sein et cet Amour a marché sur nos chemins. La Bonne Nouvelle, c’est que toutes nos relations soient régénérées. L’amour de notre famille, l’amour de nos compagnons de travail est complètement transfiguré. L’amour infini de Dieu doit tout brûler dans nos vies.

Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
“Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”
Quel embarras pour cet homme qui n’a pas su calculer le coût de sa démarche. Il aurait pourtant dû savoir qu’on n’entreprend pas une construction sans s’assurer d’avoir les moyens de la compléter. Il en est de même pour nous, avant de faire profession d’être un disciple de Jésus, il nous faut savoir si nous aurons les moyens d’abandonner entièrement notre vie à Jésus. Jésus nous donne d’accueillir de lui une vie fondamentalement nouvelle. Nous demandons la grâce d’entrer dans la parole de Dieu qui nous remet devant l’authenticité de notre vocation chrétienne, au niveau de l’Incarnation, de la venue de Jésus dans la chair humaine. Il veut nous emmener plus loin, lui qui est le fils de Marie, est vrai Dieu et vrai homme. Nous avons été baptisés en Lui, plongés dans sa passion et sa résurrection jusque dans l’amour infini de Dieu. Nous sommes devenus des créatures nouvelles. Il nous faut d’abord croire, il nous faut ensuite prendre les moyens de réaliser ce nouvel Amour. Notre cœur vit maintenant au rythme divin, il assume dans cet Amour le rythme humain ! Le Saint-Esprit vient à notre secours car que nous ne pouvons pas bâtir la communauté sans le Christ.


Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.

Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. Le combat avec le monde est disproportionné. Seul l’Esprit Saint, au cœur de notre cœur, peut accomplir l’œuvre de Jésus qui ne veut pas de disciples au cœur partagé. C’est comme la situation de ce roi qui doit décider s’il fera la guerre à un autre roi avec une armée inférieure à celle de son adversaire. En fait, il n’a que la moitié des forces de son adversaire : "Dix mille contre vingt mille." Il doit donc évaluer consciencieusement ses chances de remporter la bataille. S’il est clair qu’il ne peut pas gagner, il lui vaut mieux rester en paix plutôt que de s’exposer à un honteux massacre. Il en est de même de celui qui désire suivre Jésus. La décision de le suivre ne peut pas être prise à la légère. Il nous faut nous asseoir, nous recueillir, car Jésus nous invite à le suivre sur un chemin d’Amour total. Il nous faut bâtir le Corps du Christ en mettant tout en œuvre pour laisser l’amour divin être vainqueur. "Voyez comme ils s’aiment," est le témoignage de toujours que nous voulons encore rendre à Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole pour vivre au rythme de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Grandes Règles monastiques ; question 8 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 224 et Lèbe, Maredsous)


Ne rien préférer au Christ

Notre Seigneur Jésus Christ a dit à tous, à plusieurs reprises et en donnant diverses preuves : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive » ; et encore : « Celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qu'il a ne peut être mon disciple ». Il nous paraît donc exiger le renoncement le plus complet... « Où est ton trésor, dit-il ailleurs, là est ton cœur » (Mt 6,21). Si donc nous nous réservons des biens terrestres ou quelque provision périssable, notre esprit y demeure enlisé comme dans de la boue. Il est alors inévitable que notre âme soit incapable de contempler Dieu, et devienne insensible aux désirs des splendeurs du ciel et des biens qui nous sont promis. Nous ne pourrons obtenir ces biens que si nous les demandons sans cesse, avec un ardent désir qui, du reste, nous rendra léger l'effort pour les atteindre.

Se renoncer, c'est donc délier les liens qui nous attachent à cette vie terrestre et passagère, se libérer des contingences humaines, afin d'être plus à même de marcher dans la voie qui conduit à Dieu. C'est se libérer des entraves afin de posséder et user de biens qui sont « beaucoup plus précieux que l'or et que l'argent » (Ps 18,11). Et pour tout dire, se renoncer, c'est transporter le cœur humain dans la vie du ciel, en sorte qu'on puisse dire : « Notre patrie est dans les cieux » (Ph 3,20). Et surtout, c'est commencer à devenir semblable au Christ, qui pour nous s'est fait pauvre, de riche qu'il était (2Co 8,9). Nous devons lui ressembler si nous voulons vivre conformément à l'Évangile.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 9 Nov 2017 - 15:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »

Homélie :

"Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. »

Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. Nous fêtons aujourd’hui la dédicace de la basilique de saint Jean de Latran, la Cathédrale de l’évêque de Rome, successeur de Pierre. Un temple est un lieu de beauté où l’on rencontre Dieu, un lieu où Dieu se fait proche, et où nous acceptons de nous approcher de lui. Le temple de Salomon à Jérusalem avait été rebâti pour la communauté de pauvres, au retour d’un exil de quarante ans. L’Évangile de la purification du Temple est toujours très actuel : Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ! Le commerce des hommes gêne la rencontre avec le Seigneur Dieu dans le Temple. Trop d’intermédiaires veulent servir à la fois Dieu et Mamôn. Durant les siècles qui ont suivi la Mort et la Résurrection de Jésus, à Rome les chrétiens étaient persécutés. C’était le temps des premiers Martyrs. Dans cette épreuve, ils se sont réfugié dans les « caves, » les Catacombes. Les saints Mystères étaient célébrés dans ces lieux secrets, l’annonce de la Bonne Nouvelle se faisait ainsi en Secret. Dans ce contexte, le « Mystère » et « l’intériorité » étaient favorisés.

Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. »

Sous le règne de Constantin, l’Église reçoit des bâtiments, une cathédrale, avec la possibilité de célébrer les Saints Mystères à ciel ouvert ! Quand le Culte chrétien devient public, reconnu, ouvert au monde. Il lui faut une intériorité plus grande car la tentation sera de faire en Église ce qui se fait dans le monde. La nouvelle épreuve sera que « l’esprit du monde », en matière de pouvoir, de savoir, d’avoir, entre dans les mœurs de l’Église. Nous supplions Jésus que le Père nous trouve chaque jour ouverts à cette rencontre, en attente de ce dialogue où il va nous promouvoir dans notre liberté filiale. Quand nous nous approchons de Dieu pour la prière, notre cœur demeure encombré de marchandises et de calculs, comme un temple profané. Mais nous désirons sincèrement les rendez-vous d’alliance avec notre Père qui nous appelle. Nous sommes avec le Christ, le temple où habite l’Esprit de Dieu. Tous nous entrons, comme autant de pierres vivantes, dans la construction d’une vivante maison de Dieu, l’Église sainte. Jésus nous donne de vivre Dieu, déjà sur la terre, dans des relations d’amour toutes nouvelles : « Voyez comme ils s’aiment, » disait-on des premiers chrétiens.

Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »

Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Jésus, pour toute justification, renvoie ces Juifs à l’œuvre suprême de Dieu. Jésus répond cette phrase qui pèsera si lourd dans son procès : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Jean commente : « Mais lui parlait du temple de son corps. » Le corps de Jésus, c’est sa Personne vivante, le seul lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes, entre Dieu et ceux qui l’adorent en vérité. Jésus est en effet pour nous le Temple de la nouvelle alliance. C’est par lui et en lui que nous avons accès auprès du Père. C’est lui qui, conjointement avec le Père, nous envoie chaque jour l’Esprit Saint qui fait vivre. L’Église a reçu la possibilité de célébrer les Mystères du Christ en public. Le Mystère du Dieu vivant est célébré au milieu des hommes, alors qu’il était jusqu’alors célébré dans le Secret. Mais c’est aussi l’ouverture à des possibilités de dérives !


Citation :
Nous demandons la grâce d’édifier l’Église de Dieu, de vivre de sa Bonne Nouvelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Lansperge le Chartreux (1489-1539), religieux, théologien
Sermon sur la dédicace de l'église ; Opera omnia, 1, 702s (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 520)


« Vous êtes le temple de Dieu, et l'Esprit de Dieu habite en vous » (1Co 3,16)

La dédicace que nous commémorons aujourd'hui concerne, en réalité, trois maisons. La première est le sanctuaire matériel... Il faut certes prier en tout lieu et il n'y a vraiment aucun lieu où l'on ne puisse prier. Pourtant, c'est une chose très convenable que d'avoir consacré à Dieu un lieu particulier où nous tous, chrétiens qui formons cette communauté, puissions nous réunir, louer et prier Dieu ensemble, et obtenir ainsi plus facilement ce que nous demandons, grâce à cette prière commune, selon la parole : « Si deux ou trois d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père » (Mt 18,19)...

La deuxième maison de Dieu, c'est le peuple, la sainte communauté qui trouve son unité dans cette église, c'est-à-dire vous qui êtes guidés, instruits et nourris par un seul pasteur ou évêque. C'est la demeure spirituelle de Dieu dont notre église, cette maison de Dieu matérielle, est le signe. Le Christ s'est construit ce temple spirituel pour lui-même... Cette demeure est formée des élus de Dieu passés, présents et futurs, rassemblés par l'unité de la foi et de la charité, en cette Église, une, fille de l'Église universelle, et qui ne fait d'ailleurs qu'un avec l'Église universelle. Considérée à part des autres Églises particulières, elle n'est qu'une partie de l'Église, comme le sont toutes les autres Églises. Ces églises forment cependant toutes ensemble l'unique Église universelle, mère de toutes les Églises...

La troisième maison de Dieu est toute âme sainte vouée à Dieu, consacrée à lui par le baptême, devenue le temple de l'Esprit Saint et la demeure de Dieu... Lorsque tu célèbres la dédicace de cette troisième maison, tu te souviens simplement de la faveur que tu as reçue de Dieu quand il t'a choisi pour venir habiter en toi par sa grâce.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 12 Nov 2017 - 17:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



“Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”


Homélie :


« Alors, le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. »

Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Nous arrivons à la fin de l’année liturgique, un temps qui nous rappelle la fidélité au don reçu. Comment vivre de sa Présence, en l’absence du Seigneur Jésus ? La passion ne cesse d’approcher, elle s’impose à Jésus et à ses disciples. « Jésus parlait à ses disciples de sa venue. » Il faut recentrer l’échange sur les liens d’amour, sur l’intime, sur la suite de la relation entre les disciples quand Jésus ne sera plus là. En effet, Jésus parle du temps où les disciples devront vivre seuls. La célébration de l’Eucharistie, annonce la rencontre avec l’époux. Notre vie est un grand désir de le rencontrer et d’être uni à lui. Quand nous rencontrerons Jésus au ciel, notre désir de lui apparaîtra en grande lumière dans la flamme de notre cœur. Nous célébrerons dans l’ardeur de notre cœur, Jésus, le bien aimé, dont témoigne la lampe constamment allumée de notre cœur. La délicatesse de Jésus nous prévient pour nous préparer à célébrer les noces de l’Agneau. Un grand jour se prépare, notre cœur a besoin d’être préparé pour fêter l’Amour de Dieu qui se donne dans la foi depuis si longtemps.


"Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.

Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Jésus met en scène, dans cette parabole du Royaume, l’attitude de la fidélité dans l’attente, qui rendra possible l’accès au Royaume. Il s’agit d’être présent et disponible au moment venu, qui est imprévisible. Ces dix vierges, cinq insensées et cinq prévoyantes, vivront sensiblement la même chose. Mais certaines prendront assez d’huile dès le départ et d’autres rateront le rendez-vous parce qu’elles devront aller chercher l’huile qui leur manque au moment de la venue de l’Epoux. L’huile de nos vies, l’huile que nous ne pouvons nous échanger, c’est la fidélité au cœur de Jésus dans la liberté qui conduit à la vie. C’est le désir de notre cœur pour Jésus. Avec beaucoup de finesse et de délicatesse, Jésus nous demande cette prévoyance. Nourris de son Corps et de son Sang, notre désir est d’aller vers le Père pour célébrer les noces de l’Agneau avec toute l’humanité. Marie, au ciel, rayonne le visage de l’humanité conviée aux noces. Toute sa vie a été prévoyance dans la foi pour courir à la rencontre de Jésus.

"Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”

Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. Jésus nous appelle à une attitude de veille et d’attente qui va informer toute notre vie. Attendre quand l’autre n’est pas là, ne peut se vivre qu’en aimant. Aimer dans l’absence, c’est attendre, c’est accepter le travail de ce manque, savoir que là, mystérieusement, l’amour est présent sous la forme de l’absence. C’est apprendre à le recevoir en se quittant pour creuser en nous cette aptitude à le recevoir lorsqu’il surgira. Là est le secret du temps de laisser grandir l’amour en nous. Être prêts pour accueillir l’époux qui nous introduit aux noces, symbole d’épousailles et de joie. Les vierges sages, même si elles se sont endormies, ont pris soin de garder toujours la flamme de leur cœur allumée. Elles ont veillé à la qualité de leur attente, leur désir est prompt à recevoir celui qui vient. Elles ont mis une garde à leur cœur, la lampe représente cette capacité de rester éveillé tandis que l’huile est l’attitude de la prière qui nourrit le vrai désir. La bonne huile qui alimente notre lampe, c’est notre cœur attentif, mû par l’Esprit Saint. Nous avançons vers le Christ, par lui, avec lui, pour lui et en lui.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la parole et de modeler notre vie dans le Christ pour nous garder vigilants pour sa venue.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 93


« Au milieu de la nuit »

Les dix vierges ont toutes voulu aller au-devant de l'époux. Que signifie aller au-devant de l'époux ? C'est y aller de cœur, c'est vivre dans l'attente de son arrivée. Mais il tardait de venir, et « toutes elles s'endormirent »... Que signifient ces paroles : « Elles sommeillèrent toutes » ? Il y a un sommeil auquel personne ne peut échapper. Souvenez-vous de ces paroles de l'apôtre Paul : « Nous ne voulons pas, mes frères, que vous ignoriez ce qui regarde ceux qui dorment » (1Th 4,12), c'est-à-dire ceux qui sont morts... Elles se sont donc toutes endormies. Croyez-vous que la vierge prudente puisse échapper à la mort ? Non, qu'elles soient prudentes ou folles, toutes doivent passer par le sommeil de la mort...

     « Et voici qu'au milieu de la nuit un cri se fit entendre. » Qu'est-ce à dire ? C'est au moment où personne n'y pense, où personne ne s'y attend... Il viendra au moment où vous y penserez le moins. Pourquoi viendra-t-il de la sorte ? « Parce que, dit-il, ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa seule autorité. » (Ac 1,7) « Le jour du Seigneur, dit l'apôtre Paul, viendra comme un voleur en pleine nuit. » (1Th 5,2) Veillez donc pendant la nuit pour ne pas être surpris par le voleur. Car que vous le vouliez ou non, le sommeil de la mort viendra nécessairement.

     Et pourtant, cela n'arrivera que lorsqu'un cri se sera fait entendre au milieu de la nuit. Quel est ce cri, sinon celui dont l'apôtre Paul dit : « En un instant, en un clin d'œil, au son de la dernière trompette. Car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons transformés » (1Co 15,52). Après ce cri qui retentira au milieu de la nuit : « Voilà que l'époux vient », qu'arrivera-t-il donc ? « Toutes elles se sont levées. »















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 13 Nov 2017 - 15:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Augmente en nous la foi ! »

Homélie :

"Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! »

Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. En marche vers Jérusalem avec Jésus, nous prenons conscience de l’amour infini de Dieu qui nous est donné dans le combat de Jésus. Il nous faut entrer dans cet amour pour devenir amour. L’adversaire va s’abattre sur nous comme il s’est abattu sur Jésus. Il nous faut consentir au réel, quitter notre représentation des choses pour dire oui à une vie renouvelée et plus pauvre. Des évènements cruels peuvent surgir entre notre aspiration au bien, ce qui compte pour nous, et la réalité. La souffrance dans laquelle nous sommes peut atteindre notre capacité à croire, à espérer, à nous ouvrir à l’autre. Nous nous sentons près à défaillir en notre être, niés, bafoués en notre être. Il s’agit d’accueillir la réalité et de voir comment avancer de nouveau sur la terre des vivants. Quand nous avons rencontré Jésus dans son amour vivant, nous supplions l’Esprit Saint de devenir amour en nous pour pardonner sans cesse.

"Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui."

Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » Il nous faut, avec Jésus, entrer dans une attitude qui dépasse nos propres capacités humaines, et qui nous appelle à nous situer autrement dans la réalité. Cela nécessite une vigilance dans l’orientation de notre volonté. Il nous faut être attentifs à tout. Jésus nous appelle à l’attention envers notre propre cœur pour contribuer à rendre possible la construction de l’unité entre nos frères. Parler, dire les choses, et si c’est nécessaire offrir le pardon à l’autre. Jésus nous invite à prendre le point de vue de Dieu notre Père qu’il va manifester dans sa Passion. Des sources surabondantes de grâce vont nous être données dans le pardon ainsi exercé. Nous assumons les combats venant de l’extérieur comme les combats venant de l’intérieur. Rester vulnérable, doux et humble, en toute circonstance empêche notre imaginaire de prendre le pas sur la réalité.

"Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »

Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. Jésus nous projette loin. Il nous a sauvé sur l’arbre de la Croix, planté dans la mer du péché, de la trahison pour que la vie s’impose par sa splendeur. Le reconnaître, c’est vivre à partir du Don de son Amour immense. Que tout soit Eucharistie, que notre action ne soit plus qu’action de grâce. Chaque épreuve est un appel à rejoindre le Christ de la Croix où surgit en nous le frère de Jésus. La présence de Jésus, l’amour de Dieu, la Lumière dont nous avons besoin ne nous manquera jamais. Un véritable amour s’édifie dans la vérité. La foi est notre plus grand combat dans la nuit de notre vie, nous ne voyons pas Dieu, nous croyons en lui. L’Esprit Saint qui avait conduit Jésus au désert est notre force et notre lumière. Il est celui qui imprime dans notre vie, la vie de Jésus. Il faut que nous ayons le courage de nous dire les uns aux autres ce qui nous fait mal, ce qui nous blesse pour ne pas entrer dans le scandale. L’autre a ainsi la possibilité de pardonner et de se rectifier, même si c’est sept fois par jour.


Citation :
Nous demandons la grâce de grandir dans la foi qui est un don de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Lettre du 15/07/1916 (Œuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 777)


« Pardonne-lui » (1Co 3,16)

L'amour consiste non à sentir qu'on aime, mais à vouloir aimer. Quand on veut aimer, on aime ; quand on veut aimer par-dessus tout, on aime par-dessus tout. S'il arrive qu'on succombe à une tentation, c'est que l'amour est trop faible, ce n'est pas qu'il n'existe pas. Il faut pleurer, comme saint Pierre, se repentir comme saint Pierre..., mais comme lui aussi, dire par trois fois : « Je vous aime, je vous aime, vous savez que malgré mes faiblesses et mes péchés, je vous aime » (Jn 21,15s).

Quant à l'amour que Jésus a pour nous, il nous l'a assez prouvé pour que nous y croyions sans le sentir. Sentir que nous l'aimons et qu'il nous aime, ce serait le ciel ; le ciel n'est, sauf rares moments et rares exceptions, pas pour ici-bas.

Racontons-nous souvent la double histoire des grâces que Dieu nous a faites personnellement depuis notre naissance et celle de nos infidélités ; nous y trouverons...de quoi nous perdre dans une confiance sans bornes en son amour. Il nous aime parce qu'il est bon, non parce que nous sommes bons ; les mères n'aiment-elles pas leurs enfants dévoyés ? Et nous trouverons de quoi nous enfoncer dans l'humilité et la défiance de nous. Cherchons à racheter un peu nos péchés par l'amour du prochain, par le bien fait au prochain. La charité envers le prochain, les efforts pour faire du bien aux autres sont un excellent remède à opposer aux tentations : c'est passer de la simple défense à la contre-attaque.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 14 Nov 2017 - 13:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Nous sommes de simples serviteurs :
nous n’avons fait que notre devoir. »

Homélie :

« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?

Nous sommes devant la réalité de tant d’hommes et de femmes qui cherchent du travail aujourd’hui dans un tel désarroi ! Les serviteurs de l’Évangile qui sont au travail, au service des frères, sont heureux ! Pour que notre vie soit plus belle, toute livrée à l’amour, nous prenons la mesure du don de soi total. Nous recevons tout de Dieu, la vie et le pouvoir de servir. Nous ne pouvons donner que ce que nous avons d’abord reçu. Le service le plus fidèle rendu à Dieu ne donne aucun droit à la reconnaissance. Notre service manifeste que Dieu est à la source de tout don. C’est dans ce don sans limite, qu’il nous est donné de pouvoir donner. En actualisant la générosité de Dieu dans notre vie, nous révélons que nous sommes créés à son image et à sa ressemblance. L’expérience de la réalité, vécue dans un amour si grand de Dieu, nous prépare à vivre humblement. La Parole de Jésus nous entraîne beaucoup plus loin. Nous contemplons la Vierge Marie à l’Annonciation, à l’invitation de Dieu, elle répond par un don total et absolu d’elle-même, que nous pouvons réaliser librement si nous le voulons.

Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour.”

Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? Au delà des conditions de travail difficiles, nous comprenons qu’entrer dans la dynamique de Jésus, c’est entrer dans le mystère de l’amour infini de Dieu, de l’amour qui n’aura pas de fin, de l’amour sans mesure, du don de soi le plus total, le plus absolu qui soit. En Jésus, lavant les pieds de ses disciples, Dieu nous révèle que c’est vraiment lui qui est à nos genoux. Dans ce geste, le Christ se révèle à la fois Dieu au service de l’homme, et l’homme au service de Dieu, par le service de ses frères. Le lavement des pieds est un lieu privilégié ou Dieu nous est montré « passant de l’un à l’autre en servant ses serviteurs. » Tel est le réalisme de la charité : « Celui qui dit qu’il sert Dieu, et qui ne sert pas ses frères, est un menteur. » Jésus confirme pleinement ce qu’il fait à ses disciples, après leur avoir lavé les pieds : « Si votre Seigneur, votre Maître, vous lave les pieds, c’est que vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns les autres. » Jésus ne nous demande pas quelque chose qu’il n’ai pas Lui-même réalisé.

« De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.”

Nous reconnaissons qu’il nous faut une grande foi pour vivre de cet amour là, infiniment aimé, infiniment aimant. Ceux qui aiment vraiment sont prêts à tout donner, à vivre à l’intérieur de l’aimé. Dieu est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes nous-mêmes. L’amour de Dieu est un Amour infini ! C’est à travers nos gestes d’amour et de service, les plus modestes soient-ils, que nos frères peuvent découvrir qu’ils sont aimés de Dieu. Il nous est révélé que par nous, l’amour de Dieu pour tout homme se concrétise et prend corps. Nous pouvons être des chemins de l’amour de Dieu, si nous sommes irrigués par un amour sans limite. Jésus, l’Envoyé du Père, est totalement donné, il est celui dont la vie est au service de toute personne. C’est par là même, qu’il glorifie le Père. Dans sa Passion, Jésus glorifie le Père qui nous donne tout en nous donnant son Unique. Ce que Jésus nous demande dans l’Évangile est pour notre plus grand bonheur. Jésus, par nous, continue ainsi à donner sa Vie jusqu’au bout. Pour le signifier, Jésus prend le pain et il dit : "Prenez et mangez, ceci est mon corps," il est totalement donné.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans cet amour infini de Dieu pour réaliser au quotidien ce qu’il attend de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p. 106)


« Nous sommes des serviteurs quelconques » (1Co 3,16)

Ne vous souciez pas de chercher la cause des grands problèmes de l'humanité ; contentez-vous de faire ce que vous pouvez faire pour les résoudre en apportant votre aide à ceux qui en ont besoin. Certains me disent qu'en faisant la charité aux autres, nous dédouanons les États de leurs responsabilités envers les nécessiteux et les pauvres. Je ne me tracasse pas pour autant, car ce n'est généralement pas l'amour qu'offrent les États. Je fais simplement tout ce que je peux faire, le reste n'est pas de mon ressort.

     Dieu a été si bon avec nous ! Travailler dans l'amour est toujours un moyen de se rapprocher de lui. Regardez ce que le Christ a fait durant sa vie sur terre ! Il l'a passée à faire le bien (Ac 10,38). Je rappelle à mes sœurs qu'il a passé les trois ans de sa vie publique à soigner les malades, les lépreux, les enfants et d'autres encore. C'est exactement ce que nous faisons en prêchant l'Évangile par nos actions.

     Nous considérons que servir les autres est un privilège et nous essayons à chaque instant de le faire de tout notre cœur. Nous savons bien que notre action n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, mais sans notre action cette goutte manquerait.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 15 Nov 2017 - 17:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »


Avoir la lèpre, c’est être condamné à vivre en marge de la communauté humaine. C’est à l’entrée d’un village, que Jésus entend : « Jésus, maître, prends pitié de nous ! » Dix lépreux sont là, compagnons de misère, mais décidés à saisir la chance de leur vie, car ils sont rejetés des hommes. Ils se tiennent à distance, par habitude, par crainte. Dans notre relation à Jésus, nous croyons aussi que notre situation de pécheurs nous éloigne de l’amour de Dieu. Nous avons peur de nous approcher tels que nous sommes. Jésus marche vers sa mort et sa résurrection, il marche vers Jérusalem. Ces « Dix lépreux » rassemblés, constituent une assemblée de prières. Ils crient : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » Ils sont le symbole de l’humanité, ils sont représentatifs du peuple de Dieu qui a besoin d’être guéri. Nous supplions encore comme ces lépreux : « Jésus aie pitié de nous, viens à notre secours. » Remplis nous de ton amour, mets en notre cœur les sentiments qui sont dans ton cœur. Ces cris de supplication et d’action de grâce sont notre vie de prière. Jésus marche pour accomplir notre purification et notre sanctification. Il ne brusque rien, il respecte la gêne de ces lépreux, qui se sentent si laids et si peu agréables.

« A cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.

L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Nous croyons qu’une distance nous sépare de Jésus. Or, jamais Jésus n’est plus proche de nous, que lorsque nous souffrons, lorsque nous sentons le poids de la solitude, et que nous nous croyons coupés de tout secours humain. D’après la Loi, il revenait aux prêtres de faire le constat officiel de la guérison, puis d’offrir des sacrifices. En cours de route, ces lépreux furent purifiés. L’un d’eux, revient sur ses pas et il glorifie Dieu. Cet ancien lépreux se jette la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Un nouveau dialogue, plus riche, s’établit avec Jésus qui lui dit : « ta foi t’a sauvé. » Jésus donne le sens final de la guérison, il lui offre d’entrer dans le salut, dans la vie en plénitude. Il y a aussi dans notre vie des événements qui surgissent et dont il nous faut trouver le sens véritable. Nous entrons alors dans la louange, Jésus nous donne sa réponse d’amour : « Ta foi t’a sauvé ! » Rien n’échappe à l’action purifiante et bienfaisante de Jésus. Dieu rend justice aux faibles, à l’orphelin, à l’indigent, au malheureux.

Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?

Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » Jésus nous demande un acte de foi total. Se mettre en route pour le constat de la guérison de la lèpre est l’obéissance à la parole de Jésus. Devant la guérison, subite, complète, pour les dix en même temps, ils ont cru, mais un seul est venu remercier Jésus. Les neuf ont reçu le cadeau de Jésus, et cela leur a semblé normal. La bonté de Dieu ne les a pas tirés de leur torpeur ; ils ont saisi le bienfait. Ils n’ont pas compris qu’à travers cette guérison, Jésus leur faisait signe. Dieu les libérait pour la louange et le service. Le samaritain, lui, est revenu, fou de joie, parlant tout haut et ne cessant pas de remercier Dieu. Il a pris conscience que Jésus l’aimait au point de le guérir. Il se prosterne aux pieds de Jésus pour lui dire avec son corps guéri, avec son cœur adouci par la joie, le merci qui n’est dû qu’à Dieu. Devenir un vrai disciple de Jésus reconnaissant, nous donne sa réponse d’amour : « Ta foi t’a sauvé ! » Nous rendons grâce à Dieu, et nous nous souvenons de nos frères. Dieu rend justice aux faibles, à l’orphelin, à l’indigent, au malheureux.


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir de plus en plus des êtres d’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Vie de saint François d'Assise dite « Compilation de Pérouse » (v. 1311)
§ 43 (trad. Debonnets et Vorreux, Documents, 1968, p. 924)


« Rendre gloire à Dieu » (1Co 3,16)

Deux ans avant sa mort, le bienheureux François était déjà bien malade, souffrant surtout des yeux... Il a été cinquante jours et plus sans pouvoir supporter pendant la journée la lumière du soleil, ni pendant la nuit la clarté du feu. Il demeurait constamment dans l'obscurité à l'intérieur de la maison, dans sa cellule... Une nuit, comme il réfléchissait à toutes les tribulations qu'il endurait, il a eu pitié de lui-même et a dit intérieurement : « Seigneur, secours-moi dans mes infirmités, pour que j'aie la force de les supporter patiemment ! » Et soudain il a entendu en esprit une voix : « Dis-moi, frère : si, en compensation de tes souffrances et tribulations, on te donnait un immense et précieux trésor..., ne te réjouirais-tu pas ? ... Réjouis-toi et sois dans l'allégresse au milieu de tes infirmités et tribulations : dès maintenant vis en paix comme si tu partageais déjà mon Royaume. »

     Le lendemain il a dit à ses compagnons... : « Dieu m'a donné une telle grâce et bénédiction que, dans sa miséricorde, il a daigné m'assurer, à moi son pauvre et indigne serviteur vivant encore ici-bas, que je partagerais son Royaume. C'est pourquoi, pour sa gloire, pour ma consolation et l'édification du prochain, je veux composer une nouvelle « Louange du Seigneur » pour ses créatures. Chaque jour, celles-ci servent à nos besoins, sans elles nous ne pourrions pas vivre, et par elles le genre humain offense beaucoup le Créateur. Chaque jour aussi nous méconnaissons un si grand bienfait en ne louant pas comme nous le devrions le Créateur et Dispensateur de tous ces dons »...

     Ces « Louanges du Seigneur » qui commencent par : « Très haut, tout puissant et bon Seigneur », il les appela « Cantique de frère Soleil ». C'est, en effet, la plus belle de toutes les créatures, celle que l'on peut, mieux que toute autre, comparer à Dieu. Et il disait : « Au lever du soleil, tout homme devrait louer Dieu d'avoir créé cet astre qui pendant le jour donne aux yeux leur lumière ; le soir, quand vient la nuit, tout homme devrait louer Dieu pour cette autre créature, notre frère le feu qui, dans les ténèbres, permet à nos yeux de voir clair. Nous sommes tous comme des aveugles, et c'est par ces deux créatures que Dieu nous donne la lumière. C'est pourquoi, pour ces créatures et pour les autres qui nous servent chaque jour, nous devons louer tout particulièrement leur glorieux Créateur. »

     Lui-même le faisait de tout son cœur, qu'il soit malade ou bien portant, et volontiers il conviait les autres à chanter la gloire du Seigneur. Quand il a été terrassé par la maladie, il entonnait souvent ce cantique et le faisait continuer par ses compagnons ; il oubliait ainsi, en considérant la gloire du Seigneur, la violence de ses douleurs et de ses maux. Il a agi ainsi jusqu'au jour de sa mort.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 17 Nov 2017 - 11:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.

On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.
Nous avançons dans l’année liturgique, le retour de Jésus est proposé à notre méditation. L'Évangile nous manifeste les différentes étapes qui nous mènent au salut, le terme de notre histoire individuelle et collective. Jésus veut nous rassurer, il bannit de notre cœur toute fausse crainte. La joie de sa rencontre est première en tout. Chercher à sauver ses biens ou essayer d’échapper à cette venue serait une grave erreur. Il nous faut reconnaître nos « idoles » et choisir Dieu, en vérité. Tout ce que Dieu nous donne est si merveilleux que cela nous conduit à la contemplation de son Amour. Dieu est éminemment beau, mais le diable-séducteur a les apparences du beau, la véritable beauté est subtile à saisir. « Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car ils ne s’égarent peut-être qu’en cherchant Dieu avec le désir de le trouver. » Il faut beaucoup de douceur et d’humilité pour être en relation avec Dieu. Dieu qui nous a fait nous attire, mais notre attachement à nos idées propres fait que nous ne pensons pas à Dieu qui vient au moment où nous ne l’attendons pas ! Nous demandons la grâce d’un état de vigilance, un état de prière.


En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.

Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. En évoquant l’histoire de Noé et de Loth, Jésus ne stigmatise pas la perversion des gens mais il nous reproche de vivre immergés dans le monde présent sans aucun souci du Royaume. Le concile Vatican II nous demande de prêter grande attention aux signes des temps. Si notre grand bonheur est de servir Dieu, celui qui est sur la terrasse, habité par le désir de Dieu le suit immédiatement. Il ne rumine ni son chagrin ni quelques contrariétés. S’il prévoit de bonnes affaires, il ne sera pas concerné par le passage de Dieu. Être disponible à la volonté de Dieu, ne vouloir que lui seul est notre but. « Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. » L’intelligence de l’Évangile nous dit la différence entre « l’icône, » qui en tout nous oriente vers Dieu et « l’idole, » qui retourne tout ce qu’elle touche sur elle même. Notre nature est bonne et tout ce que Dieu nous donne peut servir la grâce pour devenir meilleure. Un bon pain peut être transsubstantié et devenir le Corps de Jésus. Si nous sommes icône de Dieu, nous sommes appel de Dieu, désir de Dieu.

Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée.

Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. » Beaucoup d’événements nous rappellent que notre vie sur terre ne se prolongera pas indéfiniment. Les maladies et les épreuves, nous montrent notre fragilité et nous signalent que notre fin peut survenir à chaque instant. Jésus nous engage à nous montrer responsables, sans aucune peur, dans notre pèlerinage. La routine quotidienne peut voiler notre vue. La vigilance s’accorde bien avec la confiance de la foi : « Mon âme te désire, mon Dieu. Quand viendras-tu vers moi ? » L’Esprit de Dieu souffle pour une envolée plus grande vers Dieu, pour être en attente du Dieu qui vient. Tout dépend en effet de la disposition de notre cœur, si nous n’avons qu’un seul souci, la gloire de Dieu, la volonté de Dieu, alors tout est brûlé à l’autel de Jésus. Nous ne nous laissons pas affecter par les contraintes qui se succèdent au cours d’une journée, mais nous revenons toujours à l’essentiel.


Citation :
Nous demandons la grâce que Dieu fasse en nous sa volonté.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit journal, § 1230 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 102)


« Qui perdra sa vie la sauvegardera » (1Co 3,16)

Ô jour éternel, jour tant désiré,
Je te guette avec nostalgie et impatience,
Et très bientôt l'amour déchirera les voiles,
Et tu deviendras mon salut.

Jour merveilleux, moment incomparable,
Où pour la première fois je verrai mon Dieu,
L'époux de mon âme et le Seigneur des Seigneurs,
Je sens que l'épouvante n'étreindra point mon âme.

Jour très solennel, jour de clarté,
Où l'âme connaîtra son Dieu dans sa puissance,
Et tout entière sombrera dans son amour,
Et connaîtra que les misères de l'exil sont passées.

Jour bienheureux, jour béni
Où pour toi mon cœur flambera d'un feu éternel :
Car je te pressens déjà même si ce n'est qu'à travers des voiles,
Toi Jésus, dans la vie et la mort, tu m'es ravissement et enchantement.

Jour que j'espère toute ma vie durant :
Et je t'attends avec impatience, Seigneur,
Car toi tu es le seul que je désire,
Toi, l'Unique en mon cœur ; le reste ne m'est rien.

Jour de délice, d'infinies douceurs :
Mon époux, Dieu de grande majesté,
Tu sais que rien ne saurait contenter le cœur d'une vierge,
Sur ton doux Cœur j'appuie mon front.











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 18 Nov 2017 - 14:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Voilà sans doute une des paraboles les plus controversées de l’Evangile ! Qui d’entre nous ne s’est pas plaint un jour ou l’autre de ne pas avoir été exaucé, malgré une supplication insistante et persévérante ? Mais avant d’accuser le Seigneur de ne pas agir selon sa promesse, relisons d’abord à quoi il s’est engagé.

Dans le verset introductif, l’évangéliste nous donne la clé de lecture de la parabole : Jésus veut « montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager ». Et la question du Seigneur qui clôture ce passage, nous montre la condition de l’exaucement de notre prière instante : « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? ». Il s’agit donc de faire monter vers Dieu une prière de foi persévérante. Reste à préciser l’objet de cette prière ; or c’est probablement sur ce point que notre lecture est habituellement un peu trop rapide. Le Seigneur ne s’engage pas à exaucer toutes nos prières, mais seulement celle dont le contenu est précisé dans la promesse qui conclut la parabole : « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice ». Dieu ne nous promet donc pas de répondre sans délai aux requêtes concernant nos intérêts personnels - même les plus légitimes - mais à la demande qui porte sur notre justification, car lui seul peut « nous faire justice », étant le seul à pouvoir pardonner nos fautes. Tel est en effet le sens biblique de l’expression utilisée par Jésus : « faire justice ».

Pour nous inciter à « crier vers Dieu jour et nuit » en le suppliant de nous réconcilier avec lui, Jésus met en scène deux personnages, qui dans les Ecritures représentent le type même de l’oppresseur et de l’opprimé, à savoir le juge inique, et la veuve sans défense ni recours. Le juge d’une bourgade quelque peu retirée était un notable tout-puissant qui n’avait pratiquement de compte à rendre à personne ; le nôtre n’en rend même pas à Dieu. Face à cet homme, une veuve : lorsqu’on sait le peu de poids de la parole d’une femme dans la société juive de l’époque, on devine que le juge ne s’inquiète guère de ses lamentations. Pourtant, dans le bras de fer qui s’engage, c’est cette dernière qui l’emporte : elle parvient à « user » l’arrogance du juge, qui cède pour échapper aux insistances de la plaignante.

Rebondissant sur l’effet provoqué par la parabole sur son auditoire, Jésus s’élève au niveau spirituel, par une argumentation a fortiori qu’il affectionne particulièrement : si cet homme mauvais finit par exaucer le vœu de cette pauvre femme qui lui « casse la tête », d’autant plus Dieu qui est bon, « fera-t-il justice à ses élus, et sans tarder ».

Mais alors, pourquoi faut-il « prier sans se décourager », si l’exaucement est immédiat ? Pourquoi faut-il frapper avec insistance à la porte de la miséricorde, si le Seigneur répond positivement sans nous faire attendre ?

Si la nécessité d’une prière ininterrompue - « il faut prier toujours» - n’est pas due au manque de disponibilité de notre interlocuteur divin, il reste qu’elle s’impose en raison de la rapidité avec laquelle nous retombons dans le péché ! Autrement dit : Notre-Seigneur nous exhorte à ne pas nous décourager, non pas devant la lenteur du pardon de Dieu, mais devant la promptitude avec laquelle, à peine relevés, nous trébuchons à nouveau…

« Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Trouvera-t-il un homme assez humble pour persévérer, sans se décourager, dans l’aveu de sa faute et la confession de la miséricorde de son Sauveur ? « Jésus, Fils de Dieu, Sauveur, aie pitié de moi, pécheur » : la prière dite « de Jésus », résume bien cette attitude de componction qui attire sur nous la miséricorde divine. Si les moines du désert - ces géants dans la foi - ne se lassaient pas d’implorer le Seigneur au moyen de cette oraison jaculatoire qui exprime l’attitude intérieure de l’homme devant son Dieu, peut-être aurions-nous intérêt à en approfondir le sens et en pratiquer la méditation ?

Entre la voie de l’oubli de Dieu, sur laquelle se sont engagées nos cultures sécularisées qui exaltent l’autosuffisance de l’homme, et la voie de l’humble reconnaissance de notre besoin impérieux et constant de salut, le choix s’impose. Jésus nous adresse cette invitation à prier avec persévérance au moment où lui-même s’avance courageusement vers Jérusalem pour y offrir en notre nom le sacrifice rédempteur - cette suprême prière d’intercession au cours de laquelle il va remettre notre vie à tous entre les mains de son Père dans un irrésistible élan d’amour. La Croix où le Christ s’est fait péché pour nous, est la Parole de vérité qui nous révèle dans un même regard, le poids de notre faute, et la toute-puissance de la miséricorde divine. Mais « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »



Père Philippe
Source :





Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650), moine au Mont Sinaï
L'Échelle sainte (trad. Bellefontaine 1993, coll. Spiritualité orientale n°24, pp. 290.299-300 rev.)


Dieu, seul maître de prière (1Co 3,16)

La prière est, quant à sa nature, la conversation et l'union de l'homme avec Dieu, et quant à son efficacité, la conservation du monde et sa réconciliation avec Dieu, un pont élevé par-dessus les tentations, un rempart contre les tribulations, l'extinction des guerres, la joie future, l'activité qui ne cesse jamais, la source des grâces, le pourvoyeur des charismes, un progrès invisible, l'aliment de l'âme, l'illumination de l'esprit, la hache qui retranche le désespoir, le bannissement de la tristesse, la réduction de la colère, le miroir du progrès, la manifestation de notre mesure, le test de l'état de notre âme, la révélation des choses futures, la sûre annonce de la gloire.

     Aie un grand courage, et tu auras Dieu lui-même pour maître de prière. Il est impossible d'apprendre à voir au moyen de paroles, parce que voir est un effet de la nature. Il est tout aussi impossible d'apprendre la beauté de la prière par l'enseignement d'autrui. La prière ne s'apprend que dans la prière et elle a Dieu pour maître, lui qui enseigne à l'homme la science..., qui accorde le don de la prière à celui qui prie, et qui bénit les années des justes.











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 19 Nov 2017 - 15:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"« C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit."

Jésus marche vers Jérusalem, bientôt il sera élevé au ciel pour nous y préparer une place. La parabole que nous entendons dit quelque chose de notre passage vers le Royaume. Il pourrait arriver bientôt ! Jésus veut nous stimuler dans notre attente. La Parole de Dieu nous invite à une la vigilance active pour ne pas manquer le rendez-vous ! Nous sommes invités à une vigilance confiante et non à une inquiétude peureuse et paralysante. Dans cette situation de Pâques, la liturgie nous fait entrer dans le circuit de la vie qui nous est donnée. Il y a pour nous une urgence à nous laisser interroger pour entendre la Parole de Dieu. Il nous faut entrer dans le rayonnement d’Amour de la Trinité sainte. Dans l’attente du Seigneur, il ne s’agit pas seulement de rester actif, mais de nous préparer pour accueillir la rencontre d’amour. Les talents que nous recevons sont significatifs d’un enrichissement ! Un talent représente quinze années de travail, c’est une somme importante ! Le terme de "serviteur" qui est utilisé signifie que nous ne sommes pas des propriétaires sur cette terre. Jésus nous laisse le temps de faire fructifier les dons qu’il nous a obtenus par sa Passion et par sa Croix. Nous ne sommes pas propriétaires de notre vie, elle ne nous appartient pas, elle appartient au Seigneur. Mais nous pouvons l’enrichir de tous les dons qui nous sont donnés et qui viennent du ciel.

"Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître."

Nous recevons notre vie humaine de Dieu, avec beaucoup de capacités ! Cette vie nous est offerte comme un cadeau très merveilleux. Jésus nous constitue gérant de son amour. Ce qu’il nous donne gratuitement, il nous invite à le lui redonner enrichi de la manière dont nous lui avons répondu avec amour. La confiance et la gratuité sont le climat fécond de l’amour : « Celui qui a recevra encore, il sera dans l’abondance. » Les talents enrichissent donc notre vie humaine d’une manière surprenante ! Le capital a doublé, c’est une façon de s’exprimer en parlant de la vie divine. Le don s’est décuplé à l’infini. Ce sont toutes les possibilités qui nous sont données dans notre vie humaine qui peuvent être divinisée.

"…Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient."

Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Le serviteur qui est blâmé au retour du maître a vécu dans l’inquiétude et dans la crainte. Les deux autres serviteurs, après le départ de leur maître, se mettent tout simplement au travail, sans plus de préoccupations. Comme ce troisième serviteur, nous pouvons garder au cœur la mémoire de Jésus, en étant paralysé par la peur et la crainte. Nous pouvons aussi garder au cœur la mémoire de Jésus, libéré, avec des énergies et une grande confiance. Chacun agit selon l’image de Dieu qu’il porte en son cœur. Si nous gardons au cœur la mémoire du Seigneur Jésus dans la pensée de sa miséricorde qui résonne en nous, c’est un espace ouvert à notre liberté et à notre responsabilité pour faire fructifier nos dons, pour préparer la venue du Royaume qui nous est donné. Thérèse de Lisieux disait : "C’est la confiance et rien que la confiance qui nous conduit à l’amour." Cette rencontre est une rencontre d’amour, celle du bien-aimé avec sa bien-aimée. Cette bien-aimée, c’est chacun de nous identifié à son Bien-aimé. Nous comprenons le talent comme le don de Dieu qui nous est donné, et qui est encore plus précieux que notre vie, puisqu’il est enrichi à l’infini.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre le cadeau que Dieu nous fait en nous donnant la vie divine.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°78, 2-3


La parabole des talents

L'un des serviteurs dit : « Seigneur, tu m'as confié cinq talents » ; un autre en indique deux. Ils reconnaissent qu'ils ont reçu de lui le moyen de bien faire ; ils lui témoignent une grande reconnaissance et lui rendent leurs comptes. Que leur répond le maître ? « C'est bien, serviteur bon et fidèle (car le propre de la bonté, c'est de voir le prochain) ; tu as été fidèle en peu de chose, je t'établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton Seigneur. » Jésus désigne ainsi une béatitude complète.

Quant à celui qui n'avait reçu qu'un talent, il est allé l'enfouir. « Ce propre-à-rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres ; là seront les pleurs et les grincements de dents. » Tu le vois, ce n'est pas seulement le voleur, l'homme qui cherche toujours à s'enrichir, celui qui fait le mal qui est puni à la fin ; c'est aussi celui qui ne fait pas le bien... Que sont ces talents, en effet ? C'est la puissance de chacun, l'autorité dont on jouit, la fortune que l'on possède, l'enseignement que l'on peut donner et tout autre chose de même genre. Que personne ne vienne donc dire : je n'ai qu'un talent, je ne peux rien faire. Car tu peux, même avec un seul talent, agir de manière louable.















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Anne-Marie

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 2 Jan 2018 - 22:29

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 03 janvier 2018 : Le mercredi du temps de férie  de Noël


Fête du Très Saint Nom de Jésus.





Les saints du jour (Mercredi 03 janvier)

[url=https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9noch]Saint Hénok, patriarche biblique, fils de Yared, père de Mathusalem,
arrière grand-père de Noé


Saint Antère Pape (19 ème) de 235 à 236 et martyr (+ 236)

Sainte Geneviève, Vierge, Patronne de Paris et de la Gendarmerie,
Co-Patronne secondaire de la France (vers 420, 422 - vers 500, 512).


Saint Cyriaque Élie de la Sainte Famille Chavara, Prêtre de rite syro-malabar,
Fondateur de la Congrégation des Frères Carmes de Marie Immaculée pour les hommes
et de la Congrégation de la Mère du Carmel pour les femmes (1805-✝️ 1871).



Prière avant la lecture

Répandez sur nous, Seigneur,
l'esprit d'intelligence et d'amour
dont vous avez rempli sainte Geneviève, votre servante,
pour qu'attentifs à vous servir et cherchant à lui ressembler,
nous obtentions par son intercession dans le ciel,
de vous plaire sur la terre par notre foi, et toute notre vie.
Par Jésus-Christ, votre Fils unique, notre Seigneur et notre Dieu
qui vit et règne avec vous, dans l'unité du Saint-Esprit.
Pour les siècles des siècles.
- Amen

LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.

Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. Nous fêtons le Saint Nom de Jésus et nous demandons à Marie d’entrer dans la connaissance de ce Saint Nom. C’est par lui que nous sommes sauvés, que les Apôtres reçurent la grâce et la Sagesse. Personne n’a jamais vu Dieu et Jean Baptiste déclare : "Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde." Dieu habite une lumière inaccessible, que nul d’entre les hommes n’a vue, ni ne peut voir. Jésus, en parlant des petits et des pauvres dira : "Leurs anges voient sans cesse la face de mon Père." A la Résurrection, les hommes verront l’Agneau de Dieu, lorsqu’Il apparaîtra, et alors nous Lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’Il est. Fêter le Saint Nom de Jésus, c’est, dans l’Esprit Saint, être introduit dans l’intimité de Dieu comme Marie. Selon un mode éminent, par grâce, elle entre dans une lumière unique de contemplation : Tu l’appelleras "Jésus", Dieu sauve. Dans son cœur de mère, elle entre dans l’intelligence d’un Amour totalement nouveau.

Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. »

Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Jean Baptiste voyait toutes les réalités créées, toutes les personnes de son entourage, il voit Jésus maintenant, et il en est étonné, "je ne le connaissais pas." Jean Baptiste désire maintenant le connaître, "lui qui doit être manifesté à Israël." Dieu se cache derrière toutes les réalités et l’intelligence recherche comment le connaître. Son désir naturel reste insatisfait tant qu’il ne voit pas et ne connaît pas qui est Dieu. A Noel, Marie verra Jésus corporellement. Cette vision corporelle lui donne de saisir Dieu qui est incorporel et immatériel ; Dieu est esprit, ceux qui l’adorent, "c’est en esprit et en vérité qu’ils doivent l’adorer." "Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu," dit Jésus. Marie entre dans le "rayonnement de la gloire de Dieu." Jésus, son enfant divin, l’introduit dans le mystère de Dieu telle qu’elle peut l’accueillir. Si Jean Baptiste dit qu’il "ne le connaissais pas," en elle-même, Marie, sa mère, le connaît comme une mère connaît son enfant. Elle est Immaculée, elle est purifiée des passions corporelles et libérée des affections terrestres, elle peut s’élever dans la Contemplation de la vérité et goûter combien le Seigneur est doux.

Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Jean le Baptiste voit l’Esprit descendre du ciel, comme une colombe, et demeurer sur Jésus. Il "comprend" la réalité de Jésus par un Autre, l’Esprit Saint. Dieu, infini dans la puissance de son Amour est "connu" par Marie sa mère d’une manière unique, comme une mère connaît son enfant. "L’Esprit Saint viendra sur toi," lui est-il dit à l’Annonciation. Dieu est grand, Il surpasse tout et il vient nous sauver par Jésus qui nous enseigne la Sagesse. Jésus, étant le Fils unique, connaît le Père : ’Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils d’une manière unique, avant tous les autres, aujourd’hui je t’ai engendré." Marie entre dans le secret du Père avec Jésus qui transcende toute puissance et toute connaissance. Dieu, infiniment cachée dans son Amour est donné à Marie pour qu’il soit notre Sauveur. Dépassant la capacité de l’intelligence créée de Marie, l’Esprit Saint qui connaît les choses de Dieu le manifeste à Marie. "Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler." Jésus Sauveur, vrai Dieu et vrai homme, apporte la guérison à l’humanité par la connaissance de son Nom.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la connaissance du Nom de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
[/url]





Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942),
carmélite, martyre, copatronne de l'Europe

Les Noces de l'Agneau, 14/9/1940 (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 259


« Voici l'Agneau de Dieu »

Dans l'Apocalypse, l'apôtre Jean voit « un Agneau ; il se tenait debout et il était comme immolé » (Ap 5,6)... Au bord du Jourdain, Jean le Baptiste avait désigné Jésus comme « l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». L'apôtre Jean avait alors compris cette parole, et il comprenait maintenant cette image. Celui qui marchait autrefois sur les bords du Jourdain et qui s'était maintenant montré à lui « en vêtement blanc, avec des yeux de flamme » et avec l'épée du juge, lui « le Premier et le Dernier » (Ap 1,13-17), il avait accompli en vérité tout ce qu'esquissaient en symbole les rites de l'ancienne Alliance.

     Lorsque au jour le plus saint et le plus solennel de l'année le grand prêtre pénétrait dans le Saint des Saints, le lieu terriblement saint de la Présence divine, il avait pris auparavant deux boucs : l'un pour le charger des péchés du peuple afin qu'il les emporte au désert, l'autre pour asperger de son sang la tente et l'arche d'alliance (Lv 16). C'était le sacrifice pour le péché offert pour le peuple... Ensuite il sacrifiait un holocauste pour lui et pour tout le peuple et faisait brûler entièrement les restes de la victime d'expiation... C'était un jour solennel et saint que ce jour de la Réconciliation...

     Mais qu'est-ce qui avait donc réalisé la réconciliation ? Ce n'était pas le sang des animaux immolés ni le grand prêtre de la descendance d'Aaron, comme saint Paul l'a dit dans sa lettre aux Hébreux (ch. 8-9). C'était l'ultime sacrifice de réconciliation, celui qui était préfiguré dans tous les sacrifices prescrits par la Loi, et c'était « le grand prêtre selon l'ordre de Melchisédech » (Ps 110,4)... Il était aussi le véritable Agneau pascal à cause duquel l'ange exterminateur passait son chemin devant les maisons des Hébreux alors qu'il frappait les Égyptiens (Ex 12,23). Le Seigneur lui-même l'avait donné à entendre à ses disciples quand il a mangé l'agneau pascal avec eux pour la dernière fois et s'est donné ensuite lui-même à eux en nourriture.



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