FORUM APOCALYPSE NEWS - PROPHETIES POUR NOTRE TEMPS

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 JF Lavère - Enquête sur la datation de la Vie de Jésus éclairée par l’harmonie des évangiles et par les apports de Maria Valtorta ...

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Hercule
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Messages : 2023
Date d'inscription : 16/08/2017

MessageSujet: JF Lavère - Enquête sur la datation de la Vie de Jésus éclairée par l’harmonie des évangiles et par les apports de Maria Valtorta ...   Sam 15 Sep 2018 - 0:24

JF Lavère - Enquête sur la datation de la Vie de Jésus
éclairée par l’harmonie des évangiles et par les apports de Maria Valtorta ...
©️ 2015 (Révision Nov. 2017)

Introduction
L’Eglise, depuis saint Augustin, a toujours affirmé que les livres de l’Ecriture Sainte « enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée » (Dei Verbum n° 11). Pour tout chrétien, l’Evangile reste donc bien évidemment la base incontournable pour toute étude sur la vie du Seigneur. Nous devons croire aux informations qu’il nous fournit, même si leur vérité ne nous apparait pas au premier coup d’œil. N’en déplaise à l’esprit des « Lumières », et malgré de nombreuses tentatives faites au cours des trois derniers siècles, personne n’a réussi ni ne réussira jamais à prouver de façon irréfutable que les récits évangéliques se contredisent ou contiennent des erreurs historiques.
Certes les évangiles comportent plusieurs repères en apparence difficilement conciliables. Si l’on ajoute les données historiques, épigraphiques, numismatiques, astronomiques les plus pertinentes, et quelques éléments hagiographiques convaincants tirés des traditions les mieux établies, alors l’ensemble apparait d’abord comme totalement inextricable. Si tant de générations de chercheurs1 ont buté sur ce problème, ce n’est certes pas dû à un manque de repères, mais bien au contraire parce que ces repères sont très nombreux et semblent souvent, en première analyse, contradictoires entre eux. La tentation peut être forte alors de passer sous silence les données qui invalident la théorie retenue, et de tenter de focaliser l’attention uniquement sur celles qui la confortent... Ce stratagème, outre qu’il manque de rigueur scientifique, finit tôt ou tard par être dévoilé, donnant lieu à de nouvelles recherches et à de nouvelles théories. Au final, il apparaît qu’aucun système de datation de la vie de Jésus n’a réussi à s’imposer incontestablement depuis 2000 ans.
Mais ce constat ne signifie pas que parmi les différents systèmes proposés, il n’y s’en trouve pas un qui soit conforme à la vérité. L’absence d’une preuve incontestable pour imposer une datation suffit- elle pour mettre en doute l’historicité, l’harmonie, voire même la véracité des évangiles ? Depuis l’autoproclamé « Siècle des Lumières », c’est pourtant cette attitude que privilégient de nombreux auteurs, préférant dénigrer les Ecritures plutôt que d’avouer humblement leur incapacité à résoudre l’énigme séculaire qu’elles posent, en ce qui concerne la datation du séjour terrestre du Christ. C’est vraiment faire affront aux chrétiens des premiers siècles, que de les juger si crédules ou si peu avisés pour avoir pu accepter ces prétendues contradictions jusqu’à parfois accepter de mourir pour elles.
*
Luc 1,3
Au commencement de l’ère chrétienne, les Pères de l’Eglise tentèrent de dater les principaux événements de la vie de Jésus. Et dans ce but, bien évidemment, leur principale source d’information fut l’Evangile. En effet, si le Seigneur a désiré nous révéler les dates de son séjour terrestre, c’est certainement dans les Ecritures qu’il convient de les rechercher, car seule l’Ecriture Sainte comporte la Vérité « révélée ».
Pour mener à bien cette recherche, le texte de saint Luc s’impose prioritairement, puisque l’auteur lui-même revendique dés le début de son œuvre l’exactitude et l’ordonnancement de son récit. En étudiant scrupuleusement les datations de la vie de Jésus établies durant les cinq premiers siècles, il apparait effectivement assez clairement que les Pères de l’Eglise privilégièrent en premier lieu deux informations tirées du texte de saint Luc et concernant le début de la vie publique. Ce sera donc aussi notre point de départ.
————————————————————————————————————————— 1 Il suffit de rappeler par exemple les études savantes du 17e siècle : des astronomes Kepler, Calvisius et Riccioli, des chronologistes Scaliger, Herwaert, Petau, Usserius, Guillaume Lange, Grandami et Pezron, des critiques Noris, Labbe, Tillemont, Bernard Lami et Noël Alexandre ; celles du 18e siècle : de Thoynard, dom Calmet, Lardner, Tournemine, Magnan, Sanclemente et des académiciens Fréret, Fontenu, la Nauze, la Barre et Gibert, celles du 19e siècle : de Ideler, du Père Patrizzi, du père Mémain et de M. Wallon, sans oublier les innombrables publiées depuis le 20e siècle !
Il m’a semblé bon, à moi aussi qui ai tout accompagné de près depuis l’origine, d’écrire (...) avec exactitude, un récit ordonné...
1 / 40

Luc 3,1
Le début de la vie publique de Jésus
Jean Baptiste proclame le baptême de conversion en « l'an 15 de l'hégémonie de Tibère ». Luc 3,22
Jésus « avait comme trente ans en commençant » sa vie publique.
Saint Luc2 nous transmet ici un premier élément situant dans le temps le début du ministère du Christ, et un second permettant d’y raccorder sa naissance. L’histoire retient qu’Auguste mourut le mardi 12 août 14 et que Tibère lui succéda « légalement » le dimanche 17 août 14. Il fit ensuite serment le 14 septembre et reçut son investiture du Sénat romain le 15 septembre. C’est enfin le 13 octobre 14 qu’il fut officiellement nommé « Princeps ». Tout naturellement l’an 14 de notre ère fut généralement retenu par les historiens romains, dès la fin du premier siècle, comme première année du « règne » de Tibère. La quinzième année de son règne commence alors « mathématiquement » au cours de l’an 28. Inutile d’être « savant » pour en déduire que Jésus commença sa vie publique au début de l’an 29 !
Considérant sans doute cette indication comme étant la plus précise qu’on puisse tirer de l’Evangile, les Pères de l’Eglise purent alors fixer quasi unanimement la naissance du Seigneur trente ou trente-et-un ans plus tôt, selon qu’ils estimèrent le début du ministère de Jésus à son trentième anniversaire, ou à ses trente ans révolus, le texte de saint Luc laissant une certaine incertitude sur ce point. Comme il n’était pas encore question, à cette époque, de dater les événements en fonction de «l’ère chrétienne», les Pères prirent des références bien connues de tous: les olympiades, les nominations des consuls romains ou encore le commencement de l’Empire romain. Mais ce dernier repère était encore incertain, et les Pères indiquèrent la 41e ou la 42e année d’Auguste, selon qu’ils considéraient l’an 1 de son règne à la mort de Jules César (le 15 mars 44 av. J.-C.), ou lorsqu’il fut acclamé empereur (le 21 avril 43 av. J.-C.). Au final, ceci correspond à l’an 751 ou 752 de la fondation de Rome, ou plus simplement pour nous, à l’an 3 ou 2 av. J.-C. Voici un essai d’inventaire aussi détaillé que possible de la date de naissance de Jésus selon les témoignages antiques :
Témoignage antique en faveur de la Nativité en 4 av. J.-C :
Sulpitius Severus (vers 360-425, Chronique Livre II, ch. 27 ) « Sous Hérode dans la 33ème année de son règne le Christ naquit le 25 décembre sous le consulat de Sabinus et Rufinus (...) Hérode régna quatre ans après la naissance du Seigneur son règne ayant duré au total 37 ans ».
Témoignages antiques en faveur de la Nativité en 3 av. J.-C :
Tertullien (Adversus judaeos VIII,11 vers 197) « Nous voyons que dans la 41ème année de l'Empereur Auguste, ce qui signifie 28 ans de pouvoir après la mort de Cléopâtre, naquit le Christ. Le même Auguste survécut quinze ans après la naissance du Christ »
Saint Irénée (Adversus Haereses - III. 21-3 vers 170-180) : « Le Seigneur est né dans la 41ème année du règne d'Auguste »
Saint Clément d'Alexandrie (Stromates L1 ch 21 vers 210-220). « Le 25 du mois de Pachon, en la 28e année depuis l'Egypte subjugée » (depuis Actium). (Mais par ailleurs la chronologie de Clément comporte plusieurs erreurs flagrantes).
Eusèbe de Césarée : (vers 315-320) « 2e année de la 194e olympiade, 42e d'Auguste et 28e année de la soumission de l'Egypte et de la mort d'Antoine et Cléopâtre...Notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ naquit au temps du premier dénombrement, alors que Quirinius gouvernait la Syrie » (Hist. Eccl. L1 5-2)
Saint Jérôme (vers 380-400) note pour la 2e année de la 194e olympiade la correspondance avec la date donnée par Tertullien pour la naissance du Christ. Il confirme ailleurs : « La 28e année de César Auguste, la 41e année de son règne, le Christ est né en Judée alors que régnait la confusion dans le monde » (Commentaire sur Isaïe vers 380). Ce fut aussi l’opinion retenue par le cardinal Baronius.
Saint Jean Chrysostome (vers 400) place la naissance en la 42e année de l'empire d'Auguste « depuis la mort de César ».
Cassiodore(vers 560) place la naissance de Jésus sous le consulat de Lentulus et de Messala, en la 41e de l'empire d'Auguste « depuis son premier consulat ».
Témoignages antiques en faveur de la Nativité en 2 av. J.-C :
Saint Hippolyte de Rome, vers 204 : (Commentaire sur le livre du prophète Daniel 9,27l) « Le Seigneur est né à Bethléem le 2 Avril 5500, an 752 de la fondation de Rome ». Ailleurs dans le même ouvrage (4,23) il écrit que Jésus est né la quarante-deuxième année du règne d’Octave Auguste.
————————————————————————————————————————— 2 Les citations ci-dessus sont une traduction littérale du Codex Bezae Cantabrigiensis ( manuscrit connu sous le sigle D 05).
2 / 40

Saint Epiphane de Salamine (Panarion 20,2 vers 374-377) : la 42ème année de pouvoir d'Auguste, 13ème de son consulat (?), et sous le consulat de Silvanus.
Apollinaire de Laodicée (vers 375-390) comptait 49 ans de la naissance du Christ à la 8e année de l'empereur Claude.
Orose : (Histoires, contre les païens. VI / 22-1, livre 7/ 2-14 et 3-1, vers 410-420) : « C'est pourquoi, en 752 après la fondation de Rome... César Auguste ferma alors lui-même les portes du Janus pour la 3ème fois (...) naquit le Christ. De notre temps, quasiment à la fin de la 42e année de l'empire, d'Auguste César...naquit le Christ. - Donc en 752 après la fondation de Rome naquit le Christ qui apportait au monde la foi salvatrice ».
Malalas : (Chronographia Ioannis Malalae, vers 565-575) « La 42e année de l'Empereur Auguste, le 25 Décembre, (...) est né le Seigneur Notre Dieu, Jésus Christ dans la ville de Judée, du nom de Bethléem (...) Octavien et Silvanus étant consuls, Hérode étant roi de Judée ».
Durant les six premiers siècles, la naissance de Jésus fut donc très majoritairement située en 3 ou en 2 av. J.-C, et ceux qui la fixaient ainsi admettaient donc plus ou moins implicitement que Hérode le Grand n’était pas mort en 4 av. J.-C (comme cela fut affirmé bien des siècles plus tard), mais vers l’an 2 ou 1 av. J.-C.
C’est aussi à partir du texte de saint Luc que Denys le Petit, en 532, considérant que l’an 15 de Tibère avait débuté le 19 août 283 et estimant que Jésus avait alors non pas 30 ans, mais seulement 29 ans, fixa l’Incarnation au 25 mars de l’an 753 de Rome, en la 3e année de la 194e Olympiade. Il désigna donc le 1er janvier 754 de Rome comme étant l’an 1 de Jésus-Christ. Ce repère s’imposa peu à peu, et c’est celui qui fixe encore aujourd’hui le calendrier grégorien.
Mais les innombrables chercheurs qui étudièrent cette question au cours des siècles s’aperçurent que ce raisonnement présentait quelques failles. Eusèbe de Césarée4 avait déjà remarqué que placer le début du ministère de Jésus en janvier 29 (comme le fit ensuite Denys le Petit) conduit naturellement à fixer la Passion en l’an 32, et cette date s’avéra vite incompatible avec d’autres données évangéliques et astronomiques relatives au temps de la Passion.
Voici donc deux indications de saint Luc qui, par leurs interprétations, mènent plus ou moins à une impasse, et suscitent deux interrogations.
*
Première question
A partir du 3e siècle, les Pères avaient à leur disposition les écrits de Flavius Josèphe, de Suétone, de Tacite ou de Dion Cassius, qui tous s’accordaient à peu près sur les années du règne de Tibère. Ils n’avaient guère de raison de mettre en doute ces écrits.
Mais un peu plus tôt, vers la fin du 2e siècle, saint Clément d'Alexandrie affirme que certains, au lieu de donner au règne de Tibère une durée de vingt-deux ans, lui en donnaient une de vingt-six ans six mois et dix neuf jours5. C’est donc qu’à cette époque (et même longtemps après6) « quelques uns » considéraient encore que le règne de Tibère avait débuté en l’an 11 ou 12 et non en l’an 14 de l’ère chrétienne. Or le 11 août 11, c’est justement la date où il fut associé au gouvernement de l'empire. L’année suivante, le 15 janvier 12, on célèbre à Rome son triomphe et son titre d’imperium proconsulare maius, qui le désigne officiellement comme successeur d’Auguste. Il prend dès lors une part active dans le gouvernement de l'État, aidant son beau-père pour la promulgation de lois et pour
————————————————————————————————————————— 3 Date retenue par Suétone pour le décès d’Auguste.
4 Eusèbe de Césarée résume ainsi son raisonnement : « Jésus Christ souffrit la mort en la 18e année de l'empire de Tibère. Et
la preuve se tire du témoignage de saint Jean, dont l'évangile prouve que la prédication de Jésus Christ a duré trois ans depuis la quinzième année de l'empire de Tibère ». Ce fut aussi la conclusion du cardinal Baronius qui fixe la mort de Jésus « sous le consulat de Gn Domitius Ahenobarbu, et Camillus Scribonianus, en la 18e année de Tibère empereur ».
5 Vers190-210 dans les Stromates Livre II, comme ceci est rappelé par Migne, Clementis Alex. Opera. 1857, vol. I, col. 882. 6 Nous verrons plus loin, en examinant les dates possibles de la Passion, que Tertullien et plusieurs auteurs avec lui placent la Crucifixion sous le consulat des deux Geminus, Ruffus et Rubellius, c’est-à-dire en l'an 29 de l’ère chrétienne, considérant
Quand saint Luc écrit « l'an 15 de l'hégémonie de Tibère », fait-t-il indubitablement référence à l’an 28/29 de l’ère chrétienne ?
donc implicitement que l’an 15 de Tibère correspondait pour eux avec l’an 26 de l’ère chrétienne.
3 / 40

l'administration, et en nommant personnellement Lucius Calpurnius Piso Frugi préfet de la ville. Tacite lui-même soupçonne ouvertement Tibère d'avoir pris le pouvoir « dès avant la mort d'Auguste »7.
Un contemporain et ami de Tibère, Velleius Paterculus (-20/+30), écrivit une Histoire romaine peu avant sa mort. Sa chronologie ne comporte aucune datation directe8. Mais il y précise (II, 121) qu’Auguste provoqua une décision formelle du sénat par laquelle son fils adoptif fut nommé corégent, à l’époque de son l’entrée triomphale à Rome, après qu’il eut vaincu les Pannoniens et les Dalmates. Or ces faits sont confirmés et datés par Suétone (Vie de Tibère, 21) au 16 janvier 765 de Rome. Pour ceux qui, encore à l’époque de saint Clément d’Alexandrie, considéraient que Tibère avait pris le pouvoir en 765 de Rome, la quinzième année de « son hégémonie » coïncidait avec les années 779/780 de Rome (soit l’an 26/27 de l’ère chrétienne). Il n’est pas du tout impensable que ce fut justement aussi l’opinion de saint Luc9...
Qu’il y ait eu pendant toute la durée du premier siècle et même ensuite, quelques hésitations sur le début du règne de Tibère ne saurait nous surprendre. Les inscriptions épigraphiques contemporaines des règnes d’Auguste, de Tibère ou même de Claude sont datées d’après les consuls en fonction, ou d’après des évènements décisifs comme la bataille d’Actium, mais ne mentionnent pas les années de règne. L’usage d’indiquer les années de règne a semble-t-il été introduit par les historiens romains seulement à partir du second siècle10. Furent-ils inspirés par la numismatique ? En effet depuis longtemps, l’un des premiers gestes des monarques orientaux, pour signifier leur prise de pouvoir, était de battre monnaie, et les monnaies constituaient un moyen naturel pour comptabiliser les années de prise effective du pouvoir dans les provinces de l’Empire. Mais les années de règne ne figuraient pas sur les monnaies romaines11. D’ailleurs les écrits des historiens d’alors nous confirment qu’il éprouvèrent une certaine confusion pour « reconstituer » les années de règne des grands dirigeants. Il n’est qu’à lire Flavius Josèphe pour s’en convaincre. Et n’oublions pas que saint Matthieu, saint Marc et saint Luc écrivirent leur évangile dans les décennies qui suivirent la Passion, comme c’est maintenant prouvé par les manuscrits de Qumran. Donc bien avant Flavius Josèphe et les historiens romains qui furent ses contemporains, il n’est pas impossible qu’on ait compté l’an quinze de Tibère à partir de l’an 765 de Rome.
Il n’est pas prouvé que saint Luc se référait à l’année 28 en mentionnant l’an 15 de Tibère.
Seconde question
A l’évidence les avis des Pères de l’Eglise furent partagés sur ce point. Il semble assez généralement admis que saint Jérôme, saint Irénée, saint Grégoire de Naziance, saint Théophylacte ou saint Euthymius optèrent pour le début de la 30e année, tandis que saint Ignace, Eusèbe, saint Jean Chrysostome ou plus tard Baronius choisirent plutôt le début de la 31e année. Ce point de vue divergeant justifie également une année de décalage entre les auteurs pour situer la naissance de Jésus.
Les traditions juives peuvent-elles nous éclairer sur ce sujet ? Dans le judaïsme selon les Maximes des Pères, « à trente ans, on révèle sa force ». Trente ans, c'était semble-t-il l'âge où un rabbi pouvait commencer à avoir des disciples et à les enseigner12. C’était en tout cas l’âge initialement prévu pour
————————————————————————————————————————— 7 Tacite Annales V et VI.
8 Patercullus ne mentionne aucune année de règne. Pour situer les évènements, il utilise des expressions comme « l’année
suivante », ou « il vécut quatre vingt dix ans », ou « trois ans passèrent ensuite » etc.
9 Voir à ce sujet l’étude très documentée de L. Dupraz, Autour de l'association de Tibère au principat, 1963. L’auteur conclut que l’an 12 constitue incontestablement l’an 1 de Tibère, selon la façon orientale de compter les années de règne. (Il semblerait donc logique que saint Luc, originaire d’Antioche, ait raisonné ainsi, au milieu du premier siècle).
10 Voir par exemple Flavius Josèphe, Tacite (Annales I, 3), Suétone (Vie des douze Césars, Tibère XXI) ou Dion Cassius
(Histoire romaine, LVIII, 27-28)
11 Les monnaies romaines mentionnent soit les années de puissance tribunitienne, soit le nombre de proclamations comme impérator.
12 Selon Mischna, Pirké Avot chap. 5, 25, et Rob Bell, Velvet Elvis 2005.
Quand saint Luc écrit que Jésus « avait comme trente ans en commençant », cela se réfère-t-il à son trentième anniversaire ou à ses trente ans révolus ?
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l'entrée en fonction des lévites13. Trente ans, c’est aussi l’âge de la vocation d’Ezéchiel (Ez 1,1), ou encore l’âge qu’avait David quand il devint roi (2 S 5,4). Saint Irénée14 réfutant l’erreur des gnostiques qui prétendaient que Jésus était mort dans sa trentième année, écrit : « Mais comment pouvait-il prêcher avant d’avoir atteint l’âge légal des maîtres ? ». Bien plus tard, Cornelius a Lapide15 est encore plus formel, en commentant le passage de saint Luc : « A trente ans, quand, selon la coutume des hébreux, Il commença à accomplir son ministère d’enseignant et de Rédempteur, et prêcher publiquement ».
Il est vraisemblable que Jésus débuta sa mission lors de l’anniversaire de ses trente ans.
Sans remettre aucunement en cause la véracité des informations fournies ici par saint Luc, on doit bien constater qu’elles n’apparaissent plus assez précises aujourd’hui pour permettre de dater à coup sûr le début du ministère de Jésus.
Cependant saint Jean, dans son évangile, nous donne une autre information qui pourrait être décisive quant à cette datation. Durant la première Pâque, alors que Jésus vient de chasser les marchands du Temple, un groupe de scribes l’interpelle...
Jean 2,20
Il a fallu quarante-six ans pour construire ce temple, et toi tu le relèverais en trois jours ?
Assez étonnamment cet élément ne semble pas avoir été pris en considération par les Pères de l’Eglise.
- soit qu’ils furent troublés par le fait que les synoptiques évoquaient eux aussi Jésus chassant les marchands du Temple, mais situaient ce geste juste avant la Passion.
- soit parce que cette donnée leur paraissait incompatible avec l’interprétation qui était faite à leur époque de l’an 15 de Tibère,
- soit, comme le suggère un commentaire de saint Thomas d’Aquin16, parce qu’ils pensèrent qu’il s’agissait d’une allusion à la construction du Temple par Salomon et n’y virent donc pas un rapport direct avec le séjour terrestre de Jésus.
Pourquoi saint Jean, témoin oculaire de la plupart des faits et gestes du Seigneur, aurait-il délibérément situé ce fait au début de son évangile, si ce n’est parce que c’est effectivement au début du ministère public qu’il se produisit ? Une explication logique semble s’imposer : saint Jean ayant rédigé son évangile en dernier, ne pouvait ignorer les récits déjà largement diffusés de ses trois compagnons. Rien ne lui imposait de reprendre des « faits divers » déjà connus de tous, comme le geste de Jésus chassant à nouveau les marchands, quelques jours avant la Passion. Il a donc délibérément choisi de nous révéler prioritairement ce que ses compagnons avaient omis de dire, sachant mieux que quiconque que « Jésus a fait bien d’autres choses » (Jn 21,23). Lui-même « témoigne de ces choses et les a écrites, et nous savons que son témoignage est conforme à la vérité » (Jn 21,24). Si l’on compare son récit de la dernière Cène et de la Passion avec les trois autres récits des synoptiques, il apparaît flagrant que saint Jean se soit efforcé de témoigner de ce que ses confrères avaient laissé dans l’ombre.
*
Quant à la « construction » du Temple, il faut se remémorer que pour les contemporains du Christ, depuis quatre décennies le Temple et son esplanade faisaient l’objet de travaux plus ou moins incessants. Le moment où Hérode prit la décision de rehausser et d’embellir le Temple nous est précisément connu, par recoupement des informations fournies par Flavius Josèphe, Tacite, Suétone et Dion Cassius17. Cette décision fut prise entre l’automne 20 av. J.-C. et le tout début de l’an 19 av. J.-C.
————————————————————————————————————————— 13 Nombres 4,3 et 4,23.
14 Saint Irénée, Hérésies II,22.
15 Cornelius a Lapide, Le grand commentaire biblique de St Luc chap. 3.
16 Saint Thomas d’Aquin, Commentaires de l’évangile de saint Jean, § 407 et 408. Voir aussi 1 Rois 6,1 et Origène, Sur saint Jean 10, ch. 38 § 255.
17 Flavius Josèphe Antiquités judaïques, XV, 14 ; Dion Cassius Histoire romaine LIV,7,4-6 ; Suétone, Auguste, III, 9 ; et Tacite, Annales, II, 13. Voir aussi The Natan Foundation for the Restoration of the Temple, chap. 16, page 225, qui cite des allusions à ces travaux tirées du Talmud de Babylone, Ordre Neziqin, Baba Bathra 3b.
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On sait également que la première phase de ces travaux fut extrêmement rapide, l’intérieur du Temple étant achevé dix-huit mois après l’annonce des travaux. Flavius Josèphe nous informe que c’est vers juin/juillet de l’année 18 av. J.-C. que fut organisée « une grande Cérémonie pour inaugurer le Temple (...) cette inauguration coïncida avec lʹAnniversaire de lʹarrivée dʹHérode au Pouvoir » (le 9 sivan ?). Les énormes terrassements sur l’esplanade prirent encore plus de huit ans, avant que ne débutent plus tard les aménagements et les travaux d’embellissement. Flavius Josèphe nous explique encore : « Hérode fit édifier autour du Temple de très larges et hautes galeries portiques, disposées selon les lois de la symétrie, et d’une beauté telle qu’on eût dit que, jamais auparavant, le Temple n’avait été enchâssé avec une telle magnificence ». Tous ces travaux ayant débuté au printemps 19 av. J.-C, quarante six ans plus tard, cela nous mène indubitablement au printemps 27 de l’ère chrétienne18.
La première Pâque que saint Jean évoque, au début de la vie publique de Jésus, est celle de l’an 27
Voici donc un premier repère très précis, directement déduit de l’Evangile et qui pourrait suffire théoriquement à dater toute la vie de Jésus. Si l’on accepte que la parole touchant les 46 années employées à embellir le Temple a été prononcée lors de la première Pâque de la vie publique de Jésus, alors il faut compter les années de Tibère à partir de l’an 12, même si cette façon de compter ne semble plus pouvoir être formellement prouvée de nos jours, à moins d’une future découverte archéologique.
Nous allons voir maintenant que ce repère décisif n’est heureusement pas le seul...
————————————————————————————————————————— 18 C’est effectivement la conclusion logique qui s’imposa à divers auteurs, tels : Lichtenstein, Biographie de notre Seigneur Jésus Christ dans son aperçu chronologique 1856, page 75 ; Wieseler, Goetlingishe gelerte Anzeigen, 1846, page 166 ; G. Riggenbach Vie du Seigneur Jésus, 1864 page 185, pour n’en citer que quelques uns.
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Les années sabbatiques et jubilaires
Lorsque Jésus, au cours de la première année de sa vie publique revient prêcher dans la synagogue de Nazareth, saint Luc nous apprend qu’Il commente alors Isaïe 61,1 : « L’Esprit du Seigneur est sur moi (...) il m’a envoyé (...) proclamer une année de grâce du Seigneur ». L’évangéliste précise alors :
Lc 4,16-21
Alors il commença à leur dire : « Aujourd’hui cette écriture est accomplie pour vous qui l’entendez »
La plupart des commentateurs s’accordent pour voir dans le texte d’Isaïe l’annonce d’une année sabbatique, (ou même d’une année jubilaire), et considèrent donc qu’à Nazareth, ce jour là, Jésus fit référence à l’année sabbatique (ou jubilaire) qui allait commencer. Si donc on pouvait établir le calendrier des années sabbatiques au premier siècle, cela fournirait un indice supplémentaire sur la période à laquelle Jésus commença son ministère...
D’où cette question
Connaît-on les dates des années sabbatiques au premier siècle ?
Avant d’apporter les éléments de réponse à cette question, il n’est peut-être pas inutile de rappeler en quoi consistaient ces années sabbatiques. Tout comme la semaine comporte sept jours, le cycle des années sabbatiques comporte sept années. La dernière année de la série est dite année sabbatique (shemitta). C’était une année de repos de la terre : "Six années durant tu ensemenceras ta terre et tu récolteras son produit, mais à la septième tu lui donneras relâche et la laisseras en jachère : les indigents de ton peuple et les animaux des champs mangeront leurs restes. Ainsi feras-tu pour ta vigne, pour ton olivier". (Exode 23, 10-11). Et c’était aussi une année de rémission des dettes et de libération des esclaves : "Au bout de sept ans, tu feras rémission. Et voici la teneur de la rémission : tout possesseur d'une créance fera rémission de ce qu'il a prêté à son prochain, il ne pressera pas son prochain ni son frère, lorsqu'on aura proclamé la rémission du Seigneur..." (Deutéronome 15, 1-2).
En 1973, un spécialiste du Talmud, le professeur Ben Zion Wacholder (1924-2011) a publié un calendrier des cycles sabbatiques19 basé sur de nouvelles découvertes archéologiques. Il s’avère que dans la période qui nous intéresse ici, pas moins de quatre années sabbatiques sont parfaitement identifiées historiquement. Les années sabbatiques étaient déclarées au début du mois de Tishri : le 1er Tishri Rosh Hashana, jour propice au pardon, débutait l’année ; le 10 Tishri Yom Kippour, jour de repentance, on la proclamait au son de la trompette (Lv 25,9). Le mois de Tishri correspondant à septembre/octobre, les années sabbatiques empiètent donc sur deux années du calendrier romain.
Romain Israélite
-37/-36 3725 41/42 3802 55/56 3816
69/70 3830
Selon Flavius Josèphe Antiquités juives 14.16.2/475, 15.1.2/7; Guerres judaïques 1.17.9–18.1/345–47
Mishnah Sotah 7:8 ; Flavius Josèphe Antiquités juives 18.8.3; Guerres judaïques 2.10.5
Une reconnaissance de dette trouvée en 1951 au Wadi Murabba’at et datée de la 2ème année de Néron, indique 55/56 comme étant une année sabbatique. (Papyrus Murabbacat II 18)
L’année précédent la chute du Temple était une année sabbatique d’après plusieurs document juifs : Seder Olam 30 ; Tosefta Ta’anit 3,9; Talmud de Jérusalem 4.5.6; Talmud de Babylone Ta’anit 29a; Arakin 11b
A partir de ces quatre repères, il est facile de déterminer les années sabbatiques au temps du Christ : il y eut une année sabbatique en 20/21 ou 3781 ; puis en 27/28 ou 3788 ; en 34/35 ou 3795 ; en 41/42 ou 3802 etc.
————————————————————————————————————————— 19 Ben Zion Wacholder The Calendar of Sabbatical Cycles during the Second Temple and the Early Rabbinic Period 1973
Si effectivement le Christ a annoncé « une année sabbatique » dans la synagogue de Nazareth, alors il s’agit de celle qui débuta le 1er Tishri 3788, soit le samedi 20 septembre 27 julien.
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Le Temps de la Passion et de la Résurrection Que peut-on déduire des indications évangéliques relatives au temps de la Passion ?
Les quatre évangélistes (et Tacite Annales, XV, 44)
Jésus fut crucifié alors que Ponce Pilate était procurateur de Judée.
Cette période est historiquement parfaitement connue : elle se situe entre juillet de l’an 26 et la fin de l’an 36.
Les quatre évangélistes Mt 27,1 ; Mc 15,1 ; Lc 22,66 ; Jn 18,28
La condamnation et la crucifixion eurent lieu un vendredi, durant la période de la Pâque.
La Pâque étant célébrée à l’occasion de la pleine lune de Nisan, conformément à la Loi, l’étude des dates de pleine lune durant les dix années du séjour de Pilate en Palestine va permettre de déterminer quelles sont les dates envisageables (voir ci-après).
Les synoptiques Mt 26,17 ; Mc 14,12 ; Lc 22,7-8
Jésus consomma la Pâque avec ses apôtres un jeudi soir (donc au début du vendredi selon les juifs).
Le jeudi soir, c’est en fait le début du vendredi selon le calendrier juif. Selon la Loi, la Pâque se consommait le 14 nisan, juste après le coucher du soleil. Jésus a toujours affirmé son respect de la Loi. Il avait dit à ses apôtres « N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5,17). Pas un seul parmi les apôtres ne s’étonne en préparant la Pâque : « Les disciples firent comme Jésus le leur avait prescrit et préparèrent la Pâque » (Mt 26,19), Peut-on seulement imaginer qu’au moment suprême, Jésus n’ait pas agi conformément à ce qu’Il enseignait ?
Jésus a célébré la Pâque avec ses apôtres le 14 Nisan (le soir du jeudi).
Jean 13,1 ; 18,42 ; 19,14.31
Les juifs consommèrent la Pâque le soir du vendredi (donc pour eux au début du sabbat).
Le Talmud de Babylone (Sanhedrin 43a) confirme également que la mort de Jésus eut lieu la veille de la célébration de la Pâque.
Beaucoup ont voulu voir dans cette affirmation plusieurs fois répétée par saint Jean une incohérence entre les synoptiques et lui. Mais ce serait faire injure à saint Matthieu et à saint Jean, témoins oculaires, que d’affirmer que l’un d’entre eux se serait trompé20. Une analyse approfondie des règles du judaïsme prouve bien entendu qu’il n’en est rien. En effet, lorsque le 14 Nisan tombait un vendredi, comme ce fut le cas au jour de la Passion, les pharisiens appliquaient la règle dite de Badu21, et reportaient la Pâque au samedi, pour ne pas déroger à leur règle absolue du repos sabbatique. Deux raisons leur imposait ce choix à Jérusalem :
1/ L’obligation pour les célébrants de faire la moisson de la gerbe sacrée (l’homer) au soir de la Pâque (c'est-à-dire le 15 Nisan). Célébrer la Pâque un vendredi aurait alors imposé aux prêtres de « travailler » un jour de sabbat, chose impensable pour eux en raison de leur application rigoriste du repos sabbatique !
2/ Le fait qu’immuablement, chaque année, cent quatre-vingt trois jours après la Pâque c’est le 21 Thisri, 7e jour de la fête des Tabernacles. Ce jour, appelé Hosanna rabba, ne peut avoir lieu le jour du sabbat, parce que là encore les prêtres devraient violer le repos légal pour cueillir et porter les rameaux (la ‘Arava) conformément au cérémonial de cette fête. Or si la Pâque est fêtée un vendredi, le 21 Thisri tombe automatiquement un jour de sabbat. D’où une
————————————————————————————————————————— 20 C’était pourtant l’opinion des Grecs, comme le rapporte saint Thomas d’Aquin, op. cit. §1730. Mais pour le Docteur Angélique, la confusion serait venue de la façon différente des romains et des juifs de déterminer le début de chaque
journée.
21 Voir par exemple l’étude de Bernard Lamy, Traité historique de l’ancienne Pâque des juifs, 1693, ou celle de Mémain,
Etudes chronologiques pour l’histoire de N. S. Jésus Christ, 1867. (Ils raisonnent sur l’an 33, mais ceci s’applique pareillement pour l’an 30).
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seconde nécessité pour les célébrants pharisiens de reculer la Pâque d’un jour, eux qui ne toléraient même pas qu’on puisse guérir un malade le jour du sabbat !
La règle de Badu a été officialisée entre le 3e et le 4e siècle, au moment où les rabbins ont décidé dʹinscrire par écrit la Loi Orale (les Halakhot) qui, par définition se transmettait auparavant uniquement verbalement, de maître à disciples. Les évangiles nous suggèrent donc que cette règle était déjà appliquée par les pharisiens de Jérusalem au début du 1er siècle. Jésus et les siens, venant de Galilée, tout comme les juifs venant de la diaspora, pouvaient s’en tenir au calendrier réel. Ils n’étaient certainement pas tenus, même par les pharisiens, de translater la fête d’un jour, puisque cette obligation concernait seulement les célébrants. Il est surprenant que de nos jours fort peu d’auteurs évoquent cette donnée historique, et préfèrent laisser supposer une hypothétique incohérence entre les récits évangéliques.
*
Les juifs de Jérusalem ont célébré la Pâque au début du sabbat (le soir du vendredi).
*
A ce stade, une nouvelle question se pose :
Quelles sont les dates possibles de la Passion, entre l’an 26 et l’an 36 ?
Ou bien, exprimé différemment, en quelles années le 14 nisan est-il tombé un vendredi ?
L’astronomie permet de retenir seulement quatre vendredis (dates juliennes) durant cette période :
1/ Vendredi 18 mars 29 :
A priori il semble qu’en l’an 29, la date de la Pâque aurait du avoir lieu le dimanche 17 avril ou le lundi 18 avril 29, et c’est la date retenue par une majorité d’historiens. Toutefois des études ont démontré que le vendredi 18 mars, (ou mieux le samedi 19 mars 29) pour la Pâque du 14 Nisan reste historiquement plausible, puisque la limite inférieure pour la Pâque était en ce temps là fixée au 18 mars, pour tenir compte du décalage entre l’observation de l'équinoxe apparent (lorsque le jour et la nuit ont la même durée) par rapport à la date "astronomique" du 21 mars22 (lorsque le soleil se trouve dans le plan de l’équateur terrestre).
D'après le Canon pascal de saint Hippolyte (vers 222), l'équinoxe était fixée au 18 mars. C’est seulement au Concile de Nicée en 325, que la limite fut fixée au 20 mars. La date correspondant au 18 mars julien pour l'équinoxe apparent avait été déterminé depuis fort longtemps par Méton et Eudoxe (-408/-355). Au premier siècle Pline (Hist. natur. II,19) et Columelle (De re rustica IX,14) affirmaient que le soleil entrait dans le signe du bélier le 17 ou le 18 mars julien. Et au 4e siècle, le rabbin Hillel prit également le 18 mars pour limiter la Pâque, et il retint la date du 25 mars pour y placer la tékuphat du printemps. Lors de cette réforme, il est établi que la Pâque juive fut célébrée le 18 mars en l'an 360, et le 19 mars en l’an 311 et en l’an 379. Saint Epiphane23 au 4e siècle, reproche même aux juifs de célébrer « parfois » (πάλιν) la Pâque un mois avant les chrétiens, et donc de la célébrer dans ce cas avant l'équinoxe du 21 mars ! Un autre auteur, Basnage24 mentionne qu’un nouveau cycle de 19 ans pour la date de la Pâque fut proposé au 4e siècle par le rabbi Adda, où il apparaît clairement que la Pâque de la 5e année est fixée au 19 mars.
Il est donc parfaitement justifié que le 19 mars ait pu être retenu par plusieurs auteurs comme date de la Pâque de l’an 2925. Mais compte tenu que cette date reporterait le début du ministère de Jésus
————————————————————————————————————————— 22 Voir par exemple : A. Sevestre Dictionnaire de Patrologie 1864 t3 art. Canon Pascal p 334 ; Ferdinand Prat, Recherches de Sciences religieuses, 3e Année Vol 5 Oct. 1912 pages 96-97 ; Fotherimgham, Astronomical evidence for the date of the cruxifiction 1910 p 120-127 ; P. Mémain, Études chronologiques pour l'histoire de N. S. Jésus Christ, 1867, Notes sur l'équinoxe pages 473, 475 et surtout page 503. (Signalons au passage qu’en 2016, l’équinoxe a eu lieu le 20 mars, et qu’en
2044, ce sera le 19 mars)
23 Saint Epiphane Haeres. LXX § 11. De même saint Ambroise (Epist. ad episcop. per Aemiliam n° 15) nous apprend qu’en l’an 387 les juifs célébrèrent la Pâque avant le 20 mars.
24 Basnage, Histoire des juifs tome. V, page 236
25 Patrizi De Evangeliis 1853 lib III, diss.52 ; C. H. Turner Dict. of the Bible 1898 ; Masini When was Jesus born ? 1917
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juste avant l'arrivée de Ponce Pilate en Palestine, cette hypothèse a été facilement réfutée comme date de la Passion.
Dans l'Encyclopédie Britannica, (9ème édition), à l'article 'Calendar' on peut lire que l'équinoxe [de printemps] est fixé le 21 mars, quoique le soleil entre dans la constellation du Bélier généralement le 20ème jour de ce mois, parfois le 19ème jour. Il est donc possible qu'une pleine lune arrive après le vrai équinoxe et précède encore le 21 mars.
Témoignages antiques en faveur de la Passion en 29 de l’ère chrétienne.
Hippolyte de Rome (170-235) Commentaire sur Daniel (9, 27) : « An 782 de la fondation de Rome la seizième année de Tibère, Rufius et Rubellius étant consuls ».
Tertullien (Adversus judeos VIII et De Civit. Dei, XVIII, 54) : « sous le consulat de Rubellius Géminus et de Rufius Géminus, au mois de mars, dans les temps de Pâque, le huitième jour des calendes d'avril ». Ceci correspond au vendredi 25 mars 29, mais est irrecevable puisque la lune était alors à son dernier quartier. Catalogus de Libère, vers l'an 400 : « Sous le consulat des deux Géminus, le 8 des calendes d'Avril » Evangile de Nicodème : « dans la 18e année de Tibère (prise de pouvoir ?)" et le consulat de Ruffin et de Rubellius ».
Lactance (Inst. Lib. IV c. 10): « L'an quinzième de l'empire de Tibère, c'est à dire sous le consulat des deux Geminus (...) les juifs crucifièrent Jésus »
Cedrene situe la mort du Christ le 23 mars de la 19e année du règne de Tibère, et sa résurrection le 25 : de là, dit-il, « vient l'usage, dans l'église, de célébrer la Pâque le 25 de mars, jour où le soleil entrait dans le signe du Bélier, c'est-à-dire, au 8 avant les calendes d'avril, ou trois mois après le 8 des calendes de janvier, époque de la naissance du dieu Soleil ». (Eratque dies paschalis, quo sol ingressus est primum signum Arietis)
Remarque : Dans ces prises de position il est fait une référence constante au consulat des deux Géminus. Les consuls étaient nommés en janvier, mais ils prenaient leurs fonctions au plus tard le 1er août, pour une durée d’un an (source : L'art de vérifier les dates). Tous les indices se référant aux deux Géminus semblent donc en fait compatibles avec la Passion en l’an 30. Dans ce cas, la référence aux deux Géminus pourrait s’entendre « des premiers mois de l’an 29 aux premiers mois de l’an 30 », et pourrait concerner aussi la Passion en l’an 30 ? On peut d’ailleurs remarquer que dans leur monumentale Histoire romaine26, les auteurs indiquent l’an 30 pour le consulat des deux Géminus.
2/ Vendredi 7 avril 30 : C’est la date qui recueille depuis plusieurs décennies le plus grand consensus. Elle s’impose à tous ceux qui placent la mort d’Hérode le Grand en l’an 4 av. J.-C. Elle s’accorde bien avec de nombreuses données historiques, comme nous le verrons ensuite. De plus, elle autorise plusieurs hypothèses pour dater la mort d’Hérode. La seule objection vient de l’interprétation « mathématique » donnée au texte de saint Luc : « l'an 15 de l'hégémonie de Tibère » (Lc 3,1). Pour valider le 7 avril 30, il faut admettre qu’au temps de saint Luc, dans les décennies qui suivirent la Passion, l'an 15 de l'hégémonie de Tibère pouvait signifier « depuis qu’il exerçait effectivement le pouvoir » (voir précédemment).
Témoignages antiques en faveur de la Passion en 30 de l’ère chrétienne.
Lactance (De la mort des persécuteurs ch2) : « Jésus est mort 25 ans avant le règne de Néron » ce qui donne l'an 30. Lactance semble donc contredire son affirmation précédente, qui situait la Passion durant la consulat des deux Geminus, sauf si, comme suggéré ci-dessus, les périodes effectives des consulats débordaient sur l’année suivante.
Jules l'Africain (vers 220 Chronique, livre V) : la mort de Jésus eut lieu la 2e année de la 202e olympiade, la 16e année de « l'empire de Tibère » (Cité par Eusèbe et par Jérôme),
Les disciples de Basilide disaient, selon le témoignage de Clément d'Alexandrie, que Jésus était mort le vendredi 7 avril qui correspond à l'an 30 (voir Patristique dans Migne).
3/ Vendredi 3 Avril 33 : Cette date, semble-t-il, ne fut pas retenue par les Pères. Elle apparut ultérieurement comme la plus probable aux commentateurs, en conséquence des conclusions de Denys le Petit, et parce qu’étant conciliable avec la naissance de Jésus en 2 av. J.-C. Elle s’accorde également avec le début du ministère de Jésus en l’an 15 de l’investiture de Tibère par le sénat romain. Mais elle suppose que la mort d’Hérode ne soit pas antérieure à l’an 1 av. J.-C., et même plus rigoureusement à l’an 1 de l’ère chrétienne. Elle est donc rejetée par ceux qui fixent cette mort en 4 av. J.-C. Par ailleurs elle pose des problèmes quasi insolubles pour reconstituer précisément les premiers temps de l’Eglise, et particulièrement la vie mouvementée de saint Paul.
————————————————————————————————————————— 26 Catrou et Rouillé, Histoire romaine, Tibère, tome 20, 1737, page 630 et suivantes.
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4/ Vendredi 23 avril 34 : Cette date a été rarement évoquée dans le passé, si ce n’est par Isaac Newton qui plaça le début du ministère de Jésus en l’an 29, supposa cinq fêtes de Pâque durant la vie publique, et exclut a priori de son étude la Pâque de l’an 30. Cette date n’est envisageable qu’à la condition d’admettre que l’année 34 ait été une année embolismique (année juive de 13 mois). L’an 34 est depuis quelque temps envisagé par quelques auteurs majoritairement anglo-saxons, qui cherchent à prouver que Jésus est effectivement né quelques jours avant l’an 1 de l’ère chrétienne, et que Denys Exiguus ne s’est pas trompé dans ses calculs. Ceci apparaît pourtant inconciliable avec de nombreuses données historiques, comme par exemple la date de la conversion de saint Paul, que Newton n’a pas pris en compte.
Quoiqu’il en soit l’astronomie ne permet donc pas de trancher de façon absolue, mais elle restreint de façon significative le champ des possibilités.
Seules dates (juliennes) possibles pour la Passion :
à la rigueur vendredi 18 mars 29 ou vendredi 23 avril 34 ;
plus probablement vendredi 7 avril 30 ou vendredi 3 Avril 33.
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(A suivre ...)
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JF Lavère - Enquête sur la datation de la Vie de Jésus éclairée par l’harmonie des évangiles et par les apports de Maria Valtorta ...
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