FORUM APOCALYPSE NEWS - PROPHETIES POUR NOTRE TEMPS

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 Le 21 janvier 1793 : L'Exécution du Roi Louis XVI ... Pas à pas ... Mot à mot ...

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Hercule
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Messages : 1970
Date d'inscription : 16/08/2017

MessageSujet: Le 21 janvier 1793 : L'Exécution du Roi Louis XVI ... Pas à pas ... Mot à mot ...   Lun 22 Jan 2018 - 0:13

Le 21 janvier 1793 : L'Exécution du Roi Louis XVI ... Pas à pas ... Mot à mot ...
Publié par Louis XVI  - Catégories :  #[1789-1793]
http://louis-xvi.over-blog.net/article-21-janvier-1793-51209510.html

+ + + + +

Au coeur de l'histoire
de Franck Ferrand sur Europe 1
20/01/2012 à 13:00
L’anniversaire de la mort de Louis XVI
Drames, mystères, tours de force et destinées inouïes :
Franck Ferrand nous plonge chaque jour au cœur de l’histoire, grande et petite.

+ + + + +

Philippe Laurensou, juriste de formation, ancien élève de Paul Girault de Coursac


A cinq heures, Cléry allume le feu.

Au peu de bruit qu'il fait, Louis XVI ouvre les yeux, tire son rideau

- Cinq heures sont-elles sonnées?

- Sire, elles le sont à plusieurs horloges, mais pas encore à la pendule.

- J'ai bien dormi, dit le Roy, j'en avais besoin, la journée d'hier m'avait fatigué.
Où est Monsieur de Firmont?

- Sur mon lit.

- Et vous? où avez-vous dormi?

- Sur cette chaise.

- J'en suis fâché, murmure Louis XVI, soucieux toujours du bien-être de ses serviteurs.

- Ah, Sire, dit Cléry en lui baisant la main, puis-je penser à moi dans ce moment?

Il habille et coiffe son maître devant plusieurs municipaux qui, sans respect, sont entrés dans la chambre.

Puis il transporte une commode au milieu de la pièce pour servir d'autel.

Revêtu de la chasuble, l'abbé commence la messe, que sert Cléry.

Le Roy l'entend à genoux et reçoit la communion, il remercie ensuite le valet de chambre de ses soins et lui recommande son fils.

- Vous lui remettrez ce cachet, vous donnerez cet anneau à la Reine, dites-lui que je le quitte avec peine… Ce petit paquet contient des cheveux de toute ma famille, vous le lui remettrez aussi. Dites à la Reine, à mes chers enfants, à ma soeur, que je leur avais promis de les voir ce matin, mais que j 'ai voulu leur épargner la douleur d'une séparation nouvelle…

Essuyant ses larmes, il murmure alors:

- Je vous charge de leur faire mes adieux.

Il s'est approché du feu, y réchauffe ses mains froides.

Il a demandé des ciseaux pour que Cléry lui coupe les cheveux au lieu du bourreau.

Les municipaux, défiants, les refusent.

à six heures du matin, pour la première fois depuis le 9 août 1792, Louis XVI entend la messe.

Dans l'aube triste de ce dimanche d'hiver, un grand bruit environne la Tour.

Alertées par la Commune, toutes les troupes de Paris sont sous les armes.

L'assassinat, la veille au soir, de Lepeletier de Saint-Fargeau, l'exalté Montagnard, tué d'un coup de sabre par l'ancien garde du corps Deparis, a fait redoubler les précautions militaires.

Partout les tambours battent la générale.

Les sections armées défilent dans les rues, les vitres résonnent du passage des canons sur les pavés.

A huit heures Santerre arrive et se présente au Temple accompagnés des officiers municipaux, des commissaires de la Commune et des gendarmes pour assister à l'exécution

Nul ne se découvre.

- Vous venez me chercher? interroge le roi.

- Oui.

- Je vous demande une minute.

Il rentre dans son cabinet, s'y munit de son testament et le tend à un municipal qui se trouve être le prêtre défroqué Jacques Roux.

Les prêtres jureurs Jacques Roux et Jacques-Claude Bernard.

- Je vous prie de remettre ce papier à la Reine… Il se reprend, et dit: « à ma femme »

- Cela ne me regarde point, répond Roux. Je ne suis pas ici pour faire vos commissions, mais pour vous conduire à l'échafaud.

- C'est juste, dit Louis XVI.

Un autre commissaire s'empare du testament qu'il remettra non à la Reine, mais à la Commune

Louis XVI est vêtu d'un habit brun, avec gilet blanc, culotte grise, bas de soie blancs. Cléry lui présente sa redingote.

- Je n'en ai pas besoin, donnez-moi seulement mon chapeau.

Il lui serre fortement la main, puis, regardant Santerre, dit :

- Partons!

D'un pas égal, il descend l'escalier de la prison.

Dans la première cour, il se retourne et regarde à deux reprises l'étage où sont les siens : au double roulement qui a retenti lorsqu'il a franchi la porte de la Tour, ils se sont précipités vainement vers les fenêtres, obstruées par des abat-jour.

- C'en est fait, s'écrie la Reine, nous ne le verrons plus !

Le Roy monte dans sa voiture, un coupé vert, suivi de l'abbé Edgeworth de Firmont.

Un lieutenant de gendarmerie et un maréchal des logis s'assoient en face d'eux sur la banquette de devant.

Précédés de grenadiers en colonnes denses, de pièces d'artillerie, d'une centaine de tambours, les chevaux partent au pas…

Le chemin du Temple à la place de la Révolution, au très petit pas des chevaux, dans les rues obstruées par la neige malgré les ordres du Conseil général, dure plus de deux heures.

Les fenêtres, comme les boutiques, par ordre restent closes.

Prudhomme qui suit maintenant le rapport des gendarmes qui surveillaient le prisonnier, déclare que Louis XVI a occupé ces deux heures à lire « les prières des agonisants »

Dans la voiture aux vitres embuées, Louis XVI la tête baissée, lit sur le bréviaire du prêtre les prières des agonisants.

Le journaliste Perlet, qui guette le visage du Roi, pour l'amusement de ses lecteurs, ajoute: « Il avait l'air pensif, mais non abattu »

Louis XVI arrive au pied de l'échafaud à dix heures dix minutes, à la montre de Jacques Roux.

Dans le jour brumeux, la voiture débouche enfin de la rue Royale sur la place de la Révolution.

A droite en regardant la Seine, au milieu d'un espace encadré de canons et de cavaliers, non loin du piédestal vide qui supportait naguère la statue de Louis XV, se dresse la guillotine.

La place entière est garnie de troupes.

Les spectateurs ont été refoulés très loin.

Il ne sort de leur multitude qu'un faible bruit, fait de milliers de halètements, de milliers de soupirs.

Tout de suite, sur un ordre de Santerre, l'éclat assourdissant des tambours l'étouffe…

Quelques minutes à peine le séparent de la mort.

Mais ce n'est pas à lui-même qu'il pense.

On lit dans les Révolutions de Paris : « Arrivé à la place de la Révolution, il recommanda à plusieurs reprises au lieutenant (de gendarmerie, Lebrasse), son confesseur, et descendit de voiture»

Tout le monde - entendons les Jacobins qui ont vu et qui ont parlé sur­le-champ - tout le monde s'étonne de son «air déterminé et courageux », et constate « la fermeté et le calme » avec lesquels il envisage la guillotine, et cette foule impatiente d'ennemis exaspérés par une attente de neuf heures.

Il est des hommes qui toute leur vie ont paru médiocres mais dont la mort révèle la véritable grandeur : leur âme perce au moment suprême!

Louis XVI fut de ces caractères apparemment médiocres que la catastrophe épure et grandit.

Son règne est calomnieusement présenté comme n'ayant aucun éclat ni génie, mais nul ne peut nier que sa fin est auréolée de grandeur et de majesté.

Perlet ajoute : « Ses cheveux n'étaient pas en désordre, son teint n'était pas altéré »

L'exécuteur Sanson et deux de ses aides, venus à la voiture, ouvrent la portière ; Louis XVI ne descend pas tout de suite ; il achève sa prière.

Au bas de l'échafaud, les bourreaux veulent le dévêtir.

Il les écarte assez rudement, ôte lui-même son habit et défait son col.

Puis il s'agenouille aux pieds du prêtre et reçoit sa bénédiction.

Les aides l'entourent et lui prennent les mains.

- Que voulez-vous? dit-il.

- Vous lier.

- Me lier, non, je n'y consentirai jamais!

Indigné par l'affront, son visage est soudain devenu très rouge.

Les bourreaux semblent décidés à user de la force.

Il regarde son confesseur comme pour lui demander conseil.

L'abbé Edgeworth murmure :

- Faites ce sacrifice, Sire; ce nouvel outrage est un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être sa récompense.

- Faites ce que vous voudrez, je boirai le calice jusqu'à la lie.

Et les Révolutions de Paris, au rapport des gendarmes :
« Il ôta son habit et son col lui-même, et resta couvert d'un simple gilet de molleton blanc. Il ne voulait pas qu'on lui coupât les cheveux, et surtout qu'on l'attachât. Quelques mots dits par son confesseur le décidèrent à l'instant»

Nous savons qu'il est monté à l'échafaud « avec fermeté », sans aide et « d'un pas assuré »

Les tambours de l'escorte se sont rangés, sans cesser de battre.

Ils s'arrêtent tout d'un coup lorsque Louis XVI
« fonce sur le devant de l'échafaud »

On lui attache donc les poignets derrière le dos avec un mouchoir, on lui coupe les cheveux.

Puis il monte le roi de degré de l'échafaud, appuyé lourdement sur le bras du prêtre.

A la dernière marche il se redresse et, marchant d'un pas rapide, il va jusqu'à l'extrémité de la plate-forme.

Là, face aux Tuileries, témoins de ses dernières grandeurs et de sa chute, faisant un signe impérieux aux tambours qui, surpris, cessent de battre, il crie d'une voix tonnante :

- Français, je suis innocent, je pardonne aux auteurs de ma mort, je prie Dieu que le sang qui va être répandu ne retombe jamais sur la France ! Et vous, peuple infortuné…

Les spectateurs les plus rapprochés entendent les der­nières paroles qu'il adresse à son peuple:

« Je meurs innocent de tous les crimes qu'on m'impute , je pardonne aux auteurs de ma mort ; je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe pas sur la France »

Santerre veille.

Un ordre bref, et les tambours reprennent.

La dernière phrase du Roi se perd dans le tumulte.

Seuls les mots Dieu, sang et France parviennent jusqu'aux auditeurs, d'où les versions fantaisistes publiées par les journaux.
 
On ne l'entend plus.

A quatre, les bourreaux se jettent sur lui, l'allongent sur la planche.

Il se débat, pousse un cri…

Le couperet tombe, faisant sauter la tête dans un double jet de sang qui rejaillit sur l'abbé Edgeworth.

Sanson la prend et, la tenant par les cheveux, la montre au peuple.

Des fédérés, des furieux escaladent l'échafaud et trempent leurs piques, leurs sabres, leurs mouchoirs, leurs mains dans le sang.

Ils crient « Vive la nation! Vive la République! »


Procès-verbal de l'exécution - Archives Nationales


Quelques voix leur répondent.

Mais le vrai peuple reste muet.

Pour le disperser, il faudra longtemps…

L'abbé descend de la plate-forme et fuit, l'esprit perdu.


Nous avons préféré celle de l'abbé Edgeworth parce qu'elle sera bientôt confirmée par un geste affreux des Marseillais.

Une tradition lui a prêté ces mots, adressés au Roy comme adieu :

Seuls les gen­darmes et quelques fédérés entendent l'exclamation d'Edgeworth :

« Allez, fils de Saint Louis, le ciel vous attend »

Tout est fini maintenant.

Louis XVI ne songe pas à résister ni à se débattre.

Le bourreau, dans sa lettre du 23 février au rédacteur du journal Le Thermomètre du jour, est formel sur ce point :

« Il se laissa conduire à l'endroit où on l'attacha »

Pendant qu'on le lie à la planche, il s'adresse aux bourreaux dans un dernier effort pour que son ultime message parvienne au peuple :  

« Messieurs, je suis innocent de tout ce dont on m'inculpe. Je souhaite que mon sang puisse cimenter le bonheur des Français »

On lit dans le procès-verbal de l'exécution :

« A dix heures vingt-deux il a monté sur l'échafaud. L'exécution a été à l’instant consommée, et sa tête a été montrée au peuple »

Et dans le rapport de Bernard et de Roux :

« Il est arrivé à dix heures dix minutes ; il a été trois minutes à descendre de voiture. Il a voulu parler au peuple. Santerre s'y est opposé. Sa tête est tombée. Les citoyens ont trempé leurs piques et leurs mouchoirs dans le sang »

Sur cette dernière scène, les Révolutions de Paris ajoutent quelques détails :

« Quantité de volontaires (marseillais et brestois) s'empressèrent de tremper dans le sang du despote, le fer de leur pique, la baïonnette de leur fusil ou la lame de leur sabre. Beaucoup d'officiers du bataillon de Marseille et autres, imbibèrent de ce sang impur des enveloppes de lettres qu'ils portèrent à la pointe de leur épée en disant :  Voilà le sang d'un tyran . Un citoyen monta sur la guillotine même, et plongeant tout entier son bras nu dans le sang de Capet qui s'était amassé en abondance, il en prit des caillots plein la main, et en aspergea par trois fois la foule des assistants qui se pressaient au pied de l'échafaud pour en recevoir chacun une goutte sur le front. - Frères, disait le citoyen en faisant son aspersion, frères, on nous a menacés que le sang de Louis Capet retomberait sur nos têtes! Eh bien, qu’il y retombe ! Louis Capet a lavé tant de fois ses mains dans le nôtre! Républicains, le sang d'un Roi porte bonheur! »

Les restes de Louis XVI, transportés dans un tombereau au cimetière de la Madeleine, rue d'Anjou, furent placés dans une bière emplie de chaux vive et enfouis dans une fosse que recouvrit encore une épaisse couche de chaux.

Un prêtre constitutionnel marmonna quelques prières sur la tombe, profanation suprême, mais le dernier mot, même devant un cadavre, devait rester à “la loi”…

L'exécution de Louis XVI était un crime, ce n'était pas une faute, du moins pour la Révolution », a affirmé Renan. C'était un crime et c'était une faute.

Tout cela se passait dans un pays civilisé, de culture occidentale et chré­tienne, au siècle des Lumières, de la sensibilité et des droits de l'homme.

(Extrait de Entretiens sur Louis XVI - voir BIBLIOGRAPHIE)

Certaines revues, notamment lors du bicentenaire de la mort de Louis XVI se sont complus à répandre une légende imbécile selon laquelle le Roi aurait eu le cou trop gros pour tenir dans le croissant de la guillotine, qu'il avait poussé des cris, et que sa mâchoire avait été coupée. C'est une pure imbécillité, directement inspirée des faux mémoires de Santerre parus sous le Second  Empire. Ni les témoins, parmi lesquels Marat ou Prudhomme, ni les membres de la Commune qui avaient été envoyés pour assister à l'exécution, ni les témoins qui étaient autour de l'échafaud, ni les journalistes qui ont interviewé tout le monde, ni le bourreau, ne se sont aperçus que Louis XVI avait crié ou qu'il avait eu la mâchoire coupée.

Seulement, beaucoup de journalistes partagent l'opinion de Choderlos de Laclos ou plutôt d'un de ses héros : "Donnez beaucoup de détails, ça paraîtra plus vrai". Et il y a un bouquin qui a été écrit sur l'exécution de Louis XVI par un dénommé Pierre de Vaissière, au début de ce siècle; il dit : "Ces détails sont trop minutieux pour avoir été inventés." Il suffit de dire des bêtises, si ça a l'air détaillé, c'est vrai! La vérité est à bon marché.

Pourquoi voulez-vous que Louis XVI, qui trouvait que la mort devait lui être douce, se mette à crier? Est-ce que vous imaginez que pour lui la mort c'était quelque chose de difficile? Il avait souffert bien plus que de la mort. La seule chose qui le désolait, c'était le sort qu'il laissait après lui à sa famille. Parce qu'il savait très bien qu'ils étaient tous perdus. Il aurait été très étonné que sa fille ait survécu. Il l'a dit à Malesherbes : c'était la seule chose qui le tourmentait terriblement au moment de la mort. C'est pour cela qu'il a essayé d'obtenir par surprise de la Convention un décret à ce sujet. Il leur a dit : "Maintenant que je suis condamné à mort, je voudrais bien que vous vous occupiez du sort de ma famille que vous n'avez aucune raison de continuer à détenir." On lui a répondu que la Nation, toujours grande et juste, et généreuse, s'occuperait du sort de sa famille. Il a tout de suite compris. Madame Elisabeth et Marie-Antoinette se faisaient d'étonnantes illusions, mais Louis XVI, lui, ne s'en faisait aucune.
fleurdelys.JPGfleurdelys.JPGfleurdelys.JPG

LOUIS XVI aux députations de toutes les gardes nationales du royaume, 13 juillet 1790 :

« Redites à vos concitoyens que j'aurais voulu leur parler à tous comme je vous parle ici. Redites-leur que leur Roi est leur père, leur frère, leur ami, qu'il ne peut être heureux que de leur bonheur, grand que de leur gloire, puissant que de leur liberté, riche que de leur prospérité, souffrant que de leurs maux. Faites surtout entendre les paroles, ou plutôt les sentiments de mon coeur dans les humbles chaumières et dans les réduits des infortunés. Dites-leur que, si je ne puis me transporter avec vous dans leurs asiles, je veux y être par mon affection et par les lois protectrices du faible, veiller pour eux, vivre pour eux, mourir, s'il le faut, pour eux. »

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Hercule
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MessageSujet: Le 21 janvier 1793 : 10 H du matin ... Le jour est humide, triste brumeux et froid ...   Lun 22 Jan 2018 - 0:25

Le 21 janvier 1793 : 10 H du matin ... Le jour est humide, triste brumeux et froid ...
Publié par Louis XVI
http://louis-xvi.over-blog.net/article-21-janvier-1793-10h-97391163.html

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Le jour est humide, triste brumeux et froid.
Selon le journal de Nicolas Guittard de Floriban (Le Journal d'un bourgeois de Paris", le thermomètre marque trois degrès au dessus de zéro.

Le trajet du Temple à la place de la Révolution (anciennement Louis XV, aujourd'hui Place de la Concorde) dure une heure.

Les autorités ont pris d'extraordinaires précautions :
- plusieurs milliers d'hommes sont sur pied ;
- 72 canons sont placés aux endroits stratégiques ;
- 100 gendarmes à cheval précèdent la voiture et 100 autres la suivrent ...

On redoute un coup de main,
on craint aussi des manifestations populaires de symphatie pour le Roi

La veille, selon Mme Elliott, les poissardes avaient voulu se rendre à la Convention et demander aux députés la grâce du Roi
on les en avait dissuadées, mais avec beaucoup de difficulté

Santerre avait alors donné l'ordre que le lendemain, jour de l'exécution, il n'y ait dans la rue que des hommes et des hommes armés
(Ordre du jour du 20 janvier 1793, cité par Beauchesne)

Ce cortège sortait du Palais de Justice et entamait le long parcours de la rue St Honoré, étroite et perpétuellement encombrée.Equivalent actuel de la photo ci-dessus.

Les parisiens étaient témoins d'un quotidien défilé macabre.

Elle tourne à droite dans la rue du Temple, pour rejoindre les grands boulevards,

Poissonnière, Bonne Nouvelle, la rue de la Révolution (actuelle Rue Royale)

Il a emporté son bréviaire

Le Roi lisait avec calme la prière des agonisants et récitait alternativement avec l'abbé des psaumes

10 H 10

Au bout d'une heure et demie, la voiture débouche enfin de la rue de la Révolution (Rue Royale) sur la place de la Révolution.

La palce était noire d'une multitude en armes :

- Au centre, les bataillons de la section des Gravilliers, des Arcis et des lombards: à l'entrée des Champs Elysées, les fédérés d'Aix et de Marseille.
- Des gand étaient grimpés sur les grilles des Tuileries
- Il y avait sur place au moins 20 000 hommes
- A droite en regardant la Seine, au milieu d'un espace encadré de canons et de cavaliers, non loin du piédestal vide, édifié par - Chalgrin qui supportait naguère la statue équestre de Louis XV le Bien-Aimé due à Boucahrdon qui fut déboulonnée (on l'avait envoyé à la fonte après le 11 août) et situé à 2 mètres de haut et le début des allées des Champs-Elysées, se dresse la guillotine peinte en rouge

La guillotine fut dressée à 6 toises (une douzaine de mètres environ) du piédestal de la statue de louis XV (emplacement occupé aujourd'hui par l'obélisque en direction des Champs-Elysées, légèrement à droite

Pour être les premiers au pied de l'échafaud et avoir la satisfaction de voir tomber "la tête infâme", les Vainqueurs de la Bastille, les bataillons fédérés des Provinciaux et les Brestois avaient pris les armes à une heure du matin, en accord avec le commandant de la garde nationale

La place entière est garnie de troupes.

Les spectateurs ont été refoulés très loin.
Il ne sort de leur multitude qu'un faible bruit, fait de milliers de halètements, de milliers de soupirs.
La voiture s'immobolisa au milieu d'un espace vide bordé de canons et d'une rangée de dragons à cheval, avec leur casque à chenille

Tout de suite, sur un ordre de AntoineJosephSanterre.jpg Antoine Joseph Santerre , l'éclat assourdissant des tambours l'étouffe...

Il est de ces hommes qui toute leur vie ont paru médiocres et qui savent noblement mourir.

Leur âme vraie perce au moment suprême.

Louis XVI est de ces caractères seconds que la catastrophe resserre, épure et grandit.

Sans aptitude pour le trône, il a mal régné.

A présent que le sort le fait échapper à sa faiblesse, à sa misère, il va finir en roi.

L'exécuteur Fichier:BalzacEpisodeTerror.jpg Sanson et deux de ses aides, venus à la voiture, ouvrent la portière

Louis ne descend pas tout de suite ; il achève sa prière.

Le Roi mettant une main sur le genou de l'abbé, leur dit d'un ton de maître:

"Messieurs, je vous recommande monsieur que voilà: ayez soin qu'après ma mort il ne lui soit fait aucune insulte; je vous charge d'y veiller"

Comme ils ne répondaient pas, il insista:

"Oui, oui, lui fit-on d'un ton bourru, nous en aurons soin; laissez nous faire"

Puis le Roi descend de voiture, trois acolytes se précipitèrent sur lui et voulurent lui ôter sa redingote

Mais il les repousa et l'ôta lui-même

Il dégrafa sa chemise, défit les boutons jusqu'à la poitrine et dégagea son cou

Il ne garda que son gilet de molleton blanc, une culotte de drap gris et des bas de soie de même couleur

Comme un des bourreaux s'approchait avec une paire de gros ciseaux, il refusa de sa faire couper les cheveux

Quant on voulu lui lier les mains, il se débattit
- Que voulez-vous? dit-il.
- Vous lier.
- Me lier, non, je n'y consentirai jamais
Indigné par l'affront, son visage est soudain devenu très rouge.

Cela lui paraissait, raconte Edgeworth de Firmont, un "outrage mille fois plus insupportable que la mort, par la violence que l'on semblait y mettre"

Les bourreaux semblent décidés à user de la force.

Il jeta un long regard de désespoir à son confesseur comme pour lui demander conseil.

L'abbé Edgeworth garda le silence mais, comme le Roi persistait, il s'écria:

"Sire, dans ce nouvel outrage je ne vois qu'un trait de ressemblance antre Votre Majesté et le Dieu qui va être sa récompense"

Faites ce sacrifice, sire

" A ces mots, relate l'abbé, le Roi leva les yeux au ciel avec une expression de douleur que je ne saurai jamais rendre"

"Assurément, dit le Roi, il ne faut rien moins que son exemple pour que je me soumette à un pareil affront"

Et se retournant vers les bourreaux:

"Faites ce que vous voudrez, je boirai le calice jusqu'à la lie"

On lui attache les poignets derrière le dos avec un moûchoir, on lui coupe les cheveux.

Louis se laissa enfin couper les cheveux sur la nuque

Puis il s'agenouille aux pieds du prêtre et reçoit sa bénédiction.

Puis il monte le roi de degré de l'échafaud, appuyé lourdement sur le bras du prêtre qui l'aide à monter les premières marches, rendues glissantes par l'humidité

Ils les monte lentement

L'échafaud était à 2 mètres du sol et l'escalier, fort raide

Les madriers et les poteaux étaient couleur sang

A la dernière marche il se redresse et, marchant d'un pas rapide, assuré et intrépide dit l'ambassadeur Pisani, il traversa toute la
plate-forme, entourée d'une balustrade de bois, et se porta sur le côté gauche

Il avait le visage rouge

Les mains toujours garrottées, la tête haute, il promena son regard sur la foule

Les tambours battent au même instant

Là, face aux Tuileries, témoins de ses dernières grandeurs et de sa chute, faisant un signe avec un regard impérieux et impose le silence aux tambours qui, surpris, cessent de battre, il crie d'une voix tonnante :

"Paix, tambours... Messieurs, je demande la parole"

Les bourreaux étaient au nombre de 5, dont l'exécuteur des arrêts criminels en titre, le fameux Charles Henry Sanson, ses deux frères
Charlemagne et louis Martin, et ses deux aides, Gros et Barré

A quatre, les bourreaux se jettent sur lui, l'allongent sur la planche.

Pendant qu'on attachait les sangles et les courroies, Louis s'écria d'une voix forte:

"Français, je meurs innocent des crimes qu'on m'impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, je prie Dieu que le sang qui va être répandu ne retombe jamais sur la France !"

Et vous, peuple infortuné...

Combien purent entendre ces paroles hâtivement prononcées?

Bien peu sans doute
plusieurs voix crièrent aux bourreaux de faire leur devoir

Il veut continuer à parler, mais sur un ordre de Santerre (ou de Dugazon, aide de camp de ce dernier) et de Beaufranchet, adjudant général de Santerre, à cheval en uniforme de la garde nationale se précipite vers les tambours, leur jette un ordre.

"Non, non, ne le laissez pas parler !" et, levant son épée, fit battre à nouveau les tambours et sonner les trompettes

Il frappe du pied l'échafaud

- Silence, faites silence ! ...

On ne l'entend plus.

Lié à la planche verticale, le corps bascula sous le couperet

louis releva la tête, regardant fixement la multitude

La lunette, face aux Tuileries, se ferma d'un coup bref

La lame siffla

Le couperet tombe, faisant sauter la tête dans un double jet de sang qui rejaillit sur l'abbé Edgeworth qui en regardant le Roi dit:

"Fils de Saint-Louis, montez au Ciel"

Il est 10 H 22

Le plus jeune des aide-bourreaux, Gros, ramassa la tête par les cheveux qui avaient conservé leurs fisures, on eût dit une "tête à perruque", et par deux fois fit le tour de l'échafaud en la montrant au peuple
Marseillais et fédérés mirent leurs chapeaux, casques et bonnets au bout de leurs piques en criant de joie:

« Vive la nation !Vive la République ! »

Des furieux escaladent l'échafaud et trempent leurs piques, leurs sabres, leurs mouchoirs, leurs mains dans le sang.


Selon le procès-verbal de l'exécution (dressé par les deux commissaires, Roux et Bernard, aussitôt après)

Quelques voix leur répondent.

Mais le vrai peuple reste muet.

Pour le disperser, il faut longtemps...

L'abbé descend de la plate-forme et fuit, l'esprit perdu.

Le procès-verbal est lu le jour même à la Convention

Après la lecture, Santerre tient à dire quelques mots

il se félicite de la bonne discipline de la force armée "qui a été, dit-il, on ne peut plus obéissante"

il ajoute ensuite:

"Louis Capet a voulu parler de commisération au peuple, mais je l'en ai empêché pour que la loi reçût son exécution"

Ce rapport est infidèle

Certes Santerre est intervenu (ou son aide de camp), mais alors Louis XVI avait déjà parlé

Et surtout il n'avait pas parlé de "commisération"

Il n'avait pas demandé la pitié, mais donné son pardon et offert sa vie.

Les commissaires dans leur procès-verbal avaient effacé ces paroles

mais Santerre, lui, porte un faux témoignage en les dénaturant

Ennemi acharné de Louis XVI, le mensonge révolutionnaire n'épargne même pas les derniers instants de sa vie

Les restes de Louis XVI, transportés dans un tombereau au cimetière de la Madeleine, rue d'Anjou, furent placés dans une bière emplie de chaux vive et enfouis dans une fosse que recouvrit encore une épaisse couche de chaux.

Un prêtre constitutionnel marmotta quelques prières sur la tombe, profanation suprême, mais le dernier mot, même devant un cadavre, doit rester à la loi.

Tandis que résonnaient les canons et les vivats, Marie-Antoinette s'était agenouillée en le saluant du titre de Roi

Ce Louis XVII, dont le nom était brodé sur les bannières de l'Armée Catholique et Royale, ce petit Capet au regard sombre des enfants résignés, allait devenir l'enjeu de toutes les factions qui se disputaient implacablement le pouvoir, Girondins, Dantonistes, Hébertistes, Robespierristes

Il fallait lui aussi qu'il mourût

La Commune l'arracha de sa mère, à sa tante et à sa soeur, confia son éducation à un fruste cordonnier qui lui apprît consciencieusement la "Carmagnole" et une bordée de jurons et de blasphèmes afin de faire de lui un vrai sans-culotte
on l'ennivra, on alla jusqu'à lui faire signer contre sa mère et sa tante la plus atroce déposition qu'un esprit pervers puise imaginer
("J'en appelle à toutes les mères", dira Marie-Antoinette indignée)

Puis on le claquemura dans l'ancienne chambre de son père, au second étage de la grosse tour, le laissant au milieu de ses ordures expier les "crimes de sa race"

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